CALCUL DE LA VESSIE D UN CHIEN
faire l'analyse de plusieurs calculs urinaires du chien , en trouva un qui se dissolvait en plus graude partie dans la potasse, avec dégagement très -abondant d'ammoniaque. Le résidu blanc , insoluble , avait toutes les propriétés du phosphate de chaux.
La saturation , par l'acide hydrochlorique , de la dissolution alcaline , donna lieu à un précipité blanc floconneux , qui, par le repos, devint cristallin. En examinant la nature de ce précipité, M. Lassaigne reconnut, qu'il était très-peu soluble dans l'eau; qu'il se dissolvait dans les alcalis caustiques, d'où les acides le précipitaient; que sa dissolution dans l'acide nitrique, étant convenablement évaporée, devenait d'un beau rouge de carmin ; et qu'enfin , en le soumettant à la distillation , il en obtenait un produit ammoniacal et empyreumatique. D'après ces propriétés de la matière précipitée, il parut évident à M. Lassaigne, qu'elle jouissait de tous les caractères de l'acide urique. Il considère le résultat de cette analyse comme étant d'autant plus remarquable , que , jusqu'à présent, on n'avait poiut encore trouvé d'acide urique dans les concrétions urinaires de chien.
MM. Fourcroy et Vauquelin, dans leurs nombreuses et belles recherches sur les concrétions de tous les animaux , out trouvé que les calculs urinaires du chien étaient formés de carbonate de chaux , de phosphate de chaux et de phosphate aramoniaco-magnésien, quelquefois aussi d'oxalate de chaux *.
Nota. Le même chimiste annonce avoir aussi reconnu, dans les matières blanches, molles et visqueuses, appelées ordinairement par les anatomistes vétérinaires, hippomancs , et qui se trouvent dans l'allantoïde de la vache, sur-tout pendant les derniers mois de la gestation , la présence de lWclate de chaux pur. M. Lassaigne trouva ce sel calcaire dans une poudre cristalline, restée sans être dissoute, en traitant à une douce chaleur ces hippomanes par une dissolution de potasse à l'alcool. Cette poudre formait les o,2j des matières soumises à l'analyse.
M. Lassaigne observe que ce serait la première fois qu'on aurait rencontré loxalate de chaux comme partie constituante d'une matière animale.
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* Àna. de CInw. çt d« Pliys, IX, 3^4*
y(p APPENDIX.
Sur la Chaleur animale.
M.Brodie avait avancé, que le refroidissement qui survient dans les animaux décapités , et qu'on entretient vivans par l'insufflation pulmonaire, était à-peu-près égal, ou même supérieur, à celui qui a lieu dans le même temps après la mort , chez des animaux de même espèce et de même poids, quoique, dans le premier cas , il s'absorbât de l'oxigène , et qu'il se formât de l'acide carbonique. M. Brodie avait donc conclu, de là, que la chaleur animale n'a nullement son foyer dans les poumons, et que les animaux perdent du calorique par la respiration , au-lieu d'en acquérir.
M. Le Gallois a fait voir, dans un mémoire posthume , que les animaux décapités, dont on entretient la vie par l'insufflation , se refroidissent en effet considérablement, mais que néanmoins, dans le plus grand nombre de cas, ils conservent assez constamment une température supérieure de un à trois degrés centigrades à celle des animaux morts , et que, pour se refroidir d'un nombre égal de degrés , les animaux décapités perdent notablement plus de calorique dans un temps donné que ceux qui sont morts; ensorte qu'il n'est pas douteux que la respiration factice , qui produit absorption d'oxigène et formation d'acide carbonique , ne donne en même-temps lieu à production de chaleur.
M. Le Gallois détermine plusieurs circonstances , qui font baisser la température de l'animal, soit en s'opposant à la "formation de l'acide carbonique , soit en empêchant que le sang artériel ne se change en sang veineux. C'est sur ce dernier effet , qu'influe particulièrement l'action nerveuse*.
Ann. de Cbim. et de Phys. IV, 5 et 1 13.
FIN DE LAFFENDIX.