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- dei'Aîr 5. L'alcool, soit liquide, soit à l'étal gazeux, n'éprouve mi'akooL aucune action de lair, ni du gaz oxigene, a des températures peu élevées; mais il D'en est pas de même lorsqu'on l'expose & une forte chaleur. Si qd l 'enflamme à l'air, il
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brûle avec une flamme bleue , et sans laisser de résidu. Boerha ve observa qu'en recueillant dans des vaisseaux convenables, la vapeur, que produit cette combustion, elle n'est autre chose que de l'eau. Junker avait fait la même remarque; et le docteur Black crut avoir lieu de présumer, d'après ses propres observations, que cette quantité d'eau obtenue, recueillie avec soin, excédait le poids de l'alcool consumé. Cette observation fut confirmée par Lavoisier , qui trouva que cette augmentation du poids de l'eau était deso,i43 environ1. Saussure le jeune a fait voir que 100 parties d'alcool abandonnent, pendant leur combustion, i32 parties d'ea*ia : ce qui est une preuve que l'alcool contient de l'hydrogène, en proportion considérable, comme partie constituante.
Le mélange, dans des proportions convenables, de la vapeur d'alcool et de gaz oxigène, détone, lorsqu'on le présente à une bougie allumée ou qu'on l'enflamme par l'étincelle électrique, comme cela a lieu avec un mélange de gaz oxigène et hydrogène. Le docteur lngenhousz parait être le premier qui ait observé ce fait, ou au-moins qui y ait été conduit par ses expériences sur l'éther 3. La densité de la vapeur d'alcool est considérable; il exige, par conséquent , une grande quantité d'oxigène pour sa combustion. Les produits sont de l'eau, et de l'acide carbonique4.
6. L'alcool n'agit que très-peu sur les combustibles simples. Il paraît ne produire aucun effet sur l'hydrogène, le carbone, et le charbon.
11 dissout un peu de phosphore à l'aide de la chaleur. Ge£ Aicooi alcool phosphorisé exhale l'odeur de gaz hydrogène ph^s- p 0SPùûrephoré. Lorsqu'on en verse un peu dans un verre d'eau, > se manifeste aussitôt une lumière vive qui produit des (ûdes agréables à la surface du liquide 5. On ne peut remarq'er ce phénomène, qui est dû à l'émission d'un peu de gâ&ûydrogène phosphore , qu'en faisant l'expérience dans rotecûrité.
L'alcool et le soufre se combinent, lorsqu'on les met Alcool sulfuré.
' Mém. Par. 1781, p. 4g3.
2 Tsicholson's Journ. XXI, a63.
3 Voyez ses Expériences et Observations surJIVers ODjets de physique, p. 173.
4 Cruikshanks, Nicholson's quarto Jour. V, , ■
5 Brugnatelli, Ann. de Chira. XXIV, 7i.-c>ltc expérience fut faite par Boyle. Voyez Shaw's Boyle« III, jo'
en contact à l'état de vapeur. Il résuite de cette combinaison un liquide de couleur rougeâtre, qui exhale l'odeur d'acide hydro-sulfurique. Le comte de Lauraguais forma le premier ce composé, en mettant des fleurs de soufre dans une large cucurbite de verre, an centre de laquelle il avait placé un vase de verre qui contenait de l'alcool. Il recouvrait ensuite la cucurbite de son chapiteau , et distillait au bain de sable à une douce chaleur. Le soufre était volatilisé, et l'alcool étant en même-temps converti en vapeur, ces vapeurs se rencontraient dans le chapiteau, s'unissaient, et passaient ensemble dans le récipient en une liqueur rouge *. Des chimistes avaient supposé que le soufre ne peut se dissoudre dans l'alcool que par un procédé semblable 2; cependant les dernières expériences de Favre semblent prouver le contraire 3. Il mit en digestion, peudant douze heures, une partie de fleurs de soufre dans huit parties d'alcool d'une pesanteur spécifique de 0,837, R ime chaleur trop faible pour faire bouillir le mélange. L'alcool se colora en jaune, et acquit l'odeur et la saveur de l'acide hydro-sulfurique. Il fit digérer ensuite pendant un mois, avec du soufre, et à froid, une autre portion de l'alcool dont il s'était servi pour la première expérience : et l'effet fut absolument le même. En faisant des essais avec de l'alcool de pesanteurs spécifiques variant, de 0,817 à 0,867 , il trouva que l'énergie de son action augmente en raison de sa force.
L'alcool sulfuré, préparé par la méthode du comte de Lau- 'aguais, contient environ 0^166 de soufre qu'on en précipite par l'eau.
7. L'alcool dissout très-facilement les alcalis fixes , avec lesquer, jl forme ainsi une liqueur acre, de couleur rougeâtre. Cen^stquede cette dissolutiou, qu'on peut obtenir ces alcalis à l'éta de pureté. On en dégage l'alcool par la distillation. 11 paraît ^pendant qu'il est en partie décomposé-, mais on n'a pas exai^é avec assez d'attention la nature des produits. L'ammoniqUe se combine aussi avec l'alcool à laide de la chaleur ; m;s? à llDe température un peu au-dessous de celle
cici alcalis.
1 Mém. Par. i^8?
1 Ele'mens de C;mie dc ]>Aeademie de Dijon. III , 287. Fourcroy , Connaissances chiL -fUC5 YTJJ, î GchlciTs Journ.j 3:3,
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du terme de PébuUkion de l'alcool, l'ammoniaque se sépare de l.i combinaison à 1 état de gaz, en enlevant cependant avec lu: un peu d'alcool eu dissolution.
8. De toutes les terres, la barite et la strontiane sont Terre*. les seules sur lesquelles l'alcool exerce quelque action. Il peut absorber jusqu'à une quantité, à-peu-piès é^ale à son propre poids, de deutoxide d'azote, qu'il retient avec une telle énergie, qu'on ne peut plus ensuite en séparer par la chaleur '.
j). Les acides sulfurique et nitrique décomposent l'alcool. Acide».
is tous les autres sont solubles dans ce liquide, excepté les acides métalliques et l'acide phosphorique.
io. L'alcool peut dissoudre un grand nombre de sub- Sels, stances salines. Leur proportion de dissolubilité dans ce liquide se trouve indiquée, pour la plupart d'entre elles, dans les tables suivantes \