‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 140 sur 211 · DES T, ITT M ES PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

DES T, ITT M ES PROPREMENT DITS

3aus les Transactions philosophiques pour \Gjo '.On la trouva dans une ancienne raine abandonnée du comté de Derby. Il T'appela fongus souterrain , et il est incertain s'il est de nature végétale ou minérale ; mais il penebe pour la première opinion , et il conçoit que ce corps peut avoir été le produit des anciens étais de bouleau , dont on lit usage dans la mine, Hatchett donna le premier une description exacte du caoutchouc minéral , dont les propriétés furent aussi examinées pour la première fois par Delamétberie ; etKlaprotb en a publié une analvse.

SuivantRlaproth, celte substance résiste à l'action de presque Propriété tous les menstrues liquides ; elle n'est affectée ni par l'alcool, ni par les alcalis , ni par 1 acide nitrique. Il trouva même qu'elle n'était pas plus attaquable par les huiles , quoique Delamétherie assure en avoir obtenu une dissolution dans 'huile d olive a. Ce qui réussit le mieux à cet égard, à Klaproth , ce fut le pétrole : il se colorait en un jaune clair avec le caoutchouc, et le rendait transparent 3. En chauffant cette substance , elle se fond , s'allume, et brûle avec une flamme brillante accompagnée d'odeur bitumineuse. La masse fondue conserve encore de la ténacité, et peut être tirée en fils. Elle est alors soluble dans les huiles 4.

La distillation , dans une cornue , de 100 grammes de cette A-etfon substance . à un feu graduellement amené à la chaleur rouçe, donne pour produits :

En eaz hydrogène carboné et ) GJam

en gaz acide carbonique. . . ) ''

Huile brune bitumineuse. .. . 70,00

Eau légèrement acidulée i,5o

Charbon 6,25

Cendres 5,5o

Les cendres sont de la chaux et de la silice avec un peu de fer , de sulfate de chaux , et d'alumine 5.

« Vol. VIII.

■ Journ. de Phys. XXXI , 3 12.

3 Beitrage. III , 10g.

* Klaproth, ibid.

5 Ibid. p. iiq.

Hatchett attribue l'élasticité de cette substance à de l'air renfermé dans ses pores.

Retinasphaite. 4- ^e retinaspbalte de Hatchett , est une substance qui ne s'est encore trouvée que dans le charbon, de Bovey , dans le comté de Dé von , en Angleterre1. C'est le docteur Milles qui le premier en fit mention ; mais tout ce que nous connaissons de ses propriétés chimiques, est le résultat des recherches de Hatchett sur cette substance.

Elle est d'un jaune d'ocre pâle , très-fragile , et d'une cassure vitreuse. Sa pesanteur spécifique est de i,i35. Lorsqu'elle a été tenue pendant quelque temps dans la main, elle exhale une odeur légèrement résineuse ; chauffée , elle se fond en répandant beaucoup de fumée, et brûle avec une flamme vive , accompagnée d'une odeur très-agréable d'abord , mais qui finit par devenir bitumineuse. La masse fondue étant refroidie est noire , fragile , et à cassure vitreuse.

L'eau n'agit point sur cette substance ; mais l'alcool la dissout en partie , ainsi que la potasse et l'acide nitrique. La portion dissoute a les caractères d'une résine , et celle qui ne l'est pas a les propriétés de l'asphalte. Hatchett la trouva, par l'analyse, composée de a

55 Résine.

4i Asphalte.

5 Terres.

Ch^bon 5. Le cbarbon de terre est une des plus utiles de toutes

de terre de trois ]es productions minérales. Les minéralogistes en ont établi

sortes. t , . . »

diverses espèces, quils distinguent parieurs apparences extérieures , et par la nature des couches où cette substance se trouve. Mais, en la considérant sous le rapport chimique, ses variétés les plus importantes peuvent être rangées dans les trois séries suivantes.

i. Cette première série comprendra tous les charbons qui Houille brune. contiennent encore plusieurs principes végétaux , strictement ainsi appelés, et qui conservent par là des traces évi-

1 A moins que la snbstance trouvée près de Halle, et analysée par Bucholz , ne soit la même. Schweigger's Jour. I, 290.

9 Hatchett\s on the change of somc of the prinçiples of vegetables to bituraen. Phil. Trans. 180^,

DES BITUMES PROPREMENT DITS. fôg

dentés de leur origine. A cette série appartient le plus grand nombre des variétés de houille , que Werner désigne sous le titre^ de houille brune. Hatchett a fait voir que dans quelques-unes des substances comprises dans cette classe, il se trouve une portion S ex tractif végétal; et dans quelques autres, telles que la houille de Bovey , une portion de résine, outre le charbon et le bitume qui les constituent en plus grande partie. Klaproih obtint, au moyeu de l'alcool, d'une autre espèce de houille brune, une teinture d'un rouge brun , qui étant évaporée, donnait pour résidu un extrait rougeàtre amer, soluble en partie dans l'eau1.

2. Cette seconde série des houilles se compose de celles ». qui ne présentent aucunes traces de principes végétaux nonHouile noir#* altérés, mais dans lesquelles le charbon elle bitume se trouvent en diverses proportions, et comme ceux de la première série, salis par un mélange de matière terreuse. C'est à cette série qu'appartiennent les variétés indiquées par Werner sous la dénomination de houille noire, variétés si abondamment répandues en Angleterre. Kirwan nous a donné une analyse très -ingénieuse de plusieurs échantillons, fondée sur la propriété qu'a le nitrate de potasse de détoner avec le charbon, et de ne pas produire le même effet avec le bitume. En projetant de la houille, en petits morceaux, dans une quantité connue de nitrate de potasse en fusion, il obtenait une déflagration, et jugeait par la quantité de nitrate de potasse ainsi décomposé, de la proportion de charbon contenu dans la houille essayée*.

o. Les houilles de cette troisième série ne contiennent - „ •„ aucunes traces, m de principes végétaux conservés, ni de chatoyante, bitume ; mais elles semblent consister entièrement en charbon de bois sali par quelque matière terreuse. C'est à cette série que se rapportent les différentes variétés que Werner désigne par la dénomination de houille chatoyante. Cette espèce de houille est moins commune que les précédentes ; elle est remarquable par son éclat métallique, et par sa lenteur à se consumer. On en a analysé beaucoup d'échantillons : voici quelques-uns des résultats obtenus. Le premier est celui de

* Beitrage. III, 322.

* Kinvans's Miner. II, 5 13.

1 analyse de Kinvan (mineralogy, II , 528) ; les autres ont été publiés par liericard de Thury I.

ioo parties. Charbon; Terre.

Houille de Kilkenny. ... 97,00. . . . 3 70.

Anthracite 90,00. . . . 10,00

Idem 72,00. . . . 20,00

Idem; • • • • 97^5- • • 1 2>75

Houille de Notre-Dame- de- Vaux . . . 78,60. . . . 20,00

Produits Les produits de la distillation de la houille varient, selon

celle des trois classes, que nous venons d'examiner, à laquelle appartient le minéral. Les houilles de la troisième classe ne donnent aucun produit volatil quelconque ; celles de la seconde classe donnent eu abondance du gaz hydrogène car-: boné; une huile bitumineuse, d'abord fluide, et ensuite en consistance de goudron; et de l'eau imprégnée d'ammoniaque. Le résidu de la distillation est le coak^ espèce de charbon dont on se sert avec grand avantage en Angleterre dans plusieurs manufactures. Il brûle pendant long-temps et également, en produisant beaucoup de chaleur. Lord Dundonald a appliqué l'usage de l'huile obtenue parla distillation de ces houilles a beaucoup d'objets de vernis. On retire par le même moyen des houilles de la première classe , du gaz hydrogène carboné, une huile bitumineuse et de l'eau, ou légèrement imprégnée d'ammoniaque, ou contenant de l'acide acétique, ainsi que s'en sont assuré Klaproth et Hatchett par les résultats de leurs expériences2.

1 Gehlen's Jour. V, 3^3.

a II existe un mémoire très-intéressant de Proust, sur le charbon, de terre, publié dans le Journ. de Phys. , vol. LX1II , p. 820. Il contient un grand nombre d'expériences importantes. Maïs je n'ai pu hasarder à en faire usage, parce qu'il ne m'était pas possible de aétcrmiuer l'espèce du charbon dont il se servait dans se* analyses.

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