DES OXIDES MÉTALLIQUES
SECTION V
Des Oxides métalliques.
Ces oxides sont ceux des trois dernières familles dans îe second genre des combustibles simples. Leur nombre s'élève à 18 métaux, dont quatre, savoir : le zinc, le bismuth, l'argent et le palladium ne forment qu'un seul oxide, et tout le reste ou les i4 autres sembleraient susceptibles de produire chacun deux oxides. Dans le fer, le manganèse, îe plomb et le rhodium, les deuxoxides se combinent, et il en résulte des composés particuliers qu'on pourrait considérer comme oxides intermédiaires, si ce n était qu'au- L'eu de pouvoir s'unir aux acides , ils sont au contraire séparés par ces liquides, en protoxides etperoxides. Dans le fer, le nickel, le cobalt, le manganèse, le cérium , l'urane et le plomb , ce sont les protoxides qui jouissent au plus haut degré des propriétés alcalines , ou , en d'autres termes, qui out le plus de tendance à s'unir avec les acides et à les neutraliser. Cette tendance à la neutralisation des acides est plus grande dans les peroxides de cuivre, d'or , et probablement aussi de platine , que dans les protoxides de ces métaux. Les acides sont également neutralisés par les protoxide et peroxide de mercure et de rhodium. L'iridium n'a pas été suffisamment examiné pour nous mettre en état de déterminer ses oxides ou de nous faire connaître ceux dont le pouvoir neutralisant est le plus fort. Ce pouvoir est très-peu énergique dans les oxides d'étain, qui sont à peine capables de se combiner avec les corps alcalins: de sorte que ces oxides établissent pour ainsi dire la limite entre les corps acides et alcalins.
Aucun des oxides métalliques appartenant à cette section, Naïve. n'a la propriété de verdir les couleurs bleues végétales, ce qui semble résulter de ce qu'ils sont insolubles dans l'eau ; car plusieurs d'entre eux peuvent neutraliser les acides aussi complètement que les alcalis fixes eux-mêmes. C'est ce qui a lieu à l'égard de l'oxide d'argent, du protoxide de plomb, de l'oxide de zinc et du protoxide de manganèse. Les protoxides de fer, de nickel, de cobalt jouissent aussi de cette faculté, ainsi que le peroxide de cuivre , quoique peut-être dans un -degré inférieur. Le pouvoir neutralisant est plus faible
dans l'oxide de bismuth que dans le peroxide de cuivre. Je ne connais pas assez les différens degrés d'énergie de cette faculté de neutralisation, dans les protoxides de cérium,d'urane, dans les peroxides d'or et de platine, pour pouvoir leur assigner leur véritable place. Cette faculté, dans le protoxide, de cérinm est considérable, et probablement elle n'est pas inférieure à celle du protoxide de fer. Les oxides de mercure jouissent l'un et l'autre des pouvoirs neutralisans, à un très-haut degré.
J'ai déjà décrit les propriétés de ces oxides, et présenté un tableau de leur composition , lorsque j'ai traité des métaux eux-mêmes d'où ou les obtient. Il faut employer ces oxides a l'état d'hydrates, lorsqu'on veut les dissoudre dans les acides. Ils perdent, en grande partie, leur propriété de dissolubilité par leur exposition à une chaleur rouge, ce qui est dû sans doute à ce que la cohésion de leurs molécules est considérablement augmentée.