Il ne peut former de combinaison avec l'alumine
7. L'acide sorbique précipite le plomb de ses dissolutions, mais son action sur les sels d'argent, de mercure et de fer, na pas été examinée *.
SECTION XX
De V Acide formique.
Il fut fait pour la première fois mention de cet acide dans Histoire. les Transactions philosophiques, pour 16 ji. Dans un mémoire qui y fut inséré par M. Ray, il y exposait les observations de M. Halse , et présentait le détail des expériences de M. Fisher sur le suc acide que donnent spontanément les fourmis . et qu'on en retire par la distillation2. M. Fisher compare cette liqueur au vinaigre, mais en faisant remarquer quelques différences entre ces deux liquides. On connaissait à peine rien de plus sur cette substance, lorsque Margraff , dans une Dissertation sur ce sujet , publiée dans les Mémoires de Berlin , pour 1749 j rendit compte des recherches qu'il avait faites , avec sa précision ordinaire, sur la nature et les propriétés de cet acide , en indiquant le moyen de l'obtenir de la formica
1 Nous avons décrit ici les propriétés de l'acide sorbique, d'après le mémoire de M. Donovan, inséré dans les Transactions philosophiques pour i8i5. Il était alors le -seul chimiste qui eût parlé de cet acide.
•PMI, ïrans. V, 2o63,
Tufa on fourmi rovge *, Ces découvertes de Ma rgraff furent confirmées el augmentées encore de plusieurs autres faits nouveaux, par MM. Arvidson et Oehru , qui publièrent , en 1782, un mémoire sur le même sujet. Il fut traité aussi, dans les Annales de Crell, pour 1 784, par Hermbstadt , qui s'était p incipalement occupé des moyens de purification de l'acide formique , et qui annonça avoir reconnu , dans le suc des fourmis , plusieurs substances étrangères , et entre autres Y acide malique. Richter publia, en 179^, ses expériences sur l'acide formique , et proposa une méthode pour se le procurer dans un très grand état de concentration*. Deyenx, qui l'examina peu de temps après, lui trouva de l'analogie avec l'acide acétique3. Cette opinion du chimiste français fut confirmée par Fourcroy et Vauquelin , qui conclurent de leurs expériences sur les fourmis, dont ils rendirent compte en 1802 , que 1 acide formique n'est autre chose qu'un mélange des acides acétique et malique 4. Ces assertions de chimistes aussi célèbres ayant déterminé Suerseu à s'occuper aussi de cet objet , il fit voir, dans une savante Dissertation sur l'acide formique , publiée en i8o55 , que la plupart des faits annoncés par Fourcrov et Vauquelin avaient déjà été observés par les chimistes qui les avaient précédés dans l'objet de leur travail ; que les expériences , dont ils avaient présenté le détail , étaient insuffisantes pour établir les conclusions qu'ils en avaient tirées ; que l'acide formique , lorsqu'il est convenablement préparé , ne contient point d'acide malique , et qu'il a des propriétés différentes de celles de l'acide acétique. Quelques observations que je présentai sur l'acide formique dans la dernière édition de cet ouvrage, portèrent Gehlen à résumer les recherches sur cet acide; et après avoir établi, dans une dissertation savante qu'il publia en 181 1 , les propriétés des acides formique et acétique, en les comparant entre elles.il spécifie, avec autant de clarté que de précision, les caractères particuliers de l'acide formique6.
1 Maïsraffj Opusc. I, >q\.
2 Gchlcn IV, 7.
2 1- ourcroy. Je n'ain^s vu les dissertations de Richter ctdeDeyeui,
< Plv.l. Mag. XV. i'i8.
5 GeMerTs Jour. i\ , i.
* Schweigger's Journal. IV, 1.