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depuis par Pricstlcy, qui ayant repris ce sujet , établit de plus les propriétés du gaa acide muriatique , et qui par conséquent peut être considéré comme l'ayant véritablement découvert *. Schéele ayant eu pour la première fois connaissance, en 1774? du chlore à l'état de gaz , considéra la composition de l'acide muriatique , comme consistant dans l'union du chlore et du phlogistique. Par phlogistique , il entendait désigner \ hydrogène ; ainsi donc , suivant l'opinion de Schéele , l'acide appelé muriatique, est un composé de chlore et d'hydrogène. Cette opinion resta dans l'oubli pendant bien des années ; mais Humphry Davy la fit revivre en 1810, en conséquence, principalement , des expériences de Gay-Lussac et Thenard. Celles en grand nombre faites par Davy , aidé de la découverte subséquente de l'iode , et l'analogie frappante de cette dernière substance avec le chlore , semblent avoir actuellement établi la théorie de Schéele. Elle est adoptée comme la véritable , par presque tous les chimistes distingués en Europe 2.
préparation. On peut obtenir le gnz acide hydrochlorique à l'état de pureté par le procédé qui suit.
On se procure une petite cuve pneumatique, creusée dans un seul bloc de bois d'environ 356 millimètres de long sur 178 de large et i5a d'épaisseur. Après avoir creusé ce bloc à la profondeur de 2 5 millimètres , on en. laisse 76 pour former une tablette sur un côté, et on coupe tout le reste à une profondeur convenable , en ayant soin de donner aux parois du fond une forme circulaire. La figure représente une coupe de cette cuve. A 5o millimètres de chaque extrémité on pratique sur la tablette une fente ou trou de 2 5 millimètres de profondeur, et assez large pour recevoir l'extrémité de petits tubes de verre ou les pointes de petites cornues. On remplit la cuve de mercure à la hauteur de 6 à 7 millimètres au-dessus de la surface de la tablette. On a de petites cloches de verre d'une
* Prieslley, on Air. II, 276.
* Berzelius présente presque la seule exception à cet égird. Ce chimiste éminent adhère encore à l'ancienne doctrine, que le chlore est uu composé d'acide muriatique et (Toxigène.
DE X ACIDE HYDROCHLORIQUE. 23g
très-grande épaisseur et d'une dimension proportionnée à celle de la cuve. Après avoir rempli l'une de ces cloches de mercure, en la plongeant dans la cuve, on la place sur la tablette ah - dessus de l'un des trous ; pour l'y maintenir dans sa position, le moyen qui convient le mieux est d'avoir un cvlindre de laiton de 5o millimètres de haut, vissé sur le bord de la cuve, vis-à-vis le bord de la tablette. Au sommet de ce cylindre on fixe deux morceaux applatis de laiton, se terminant chacun en un demi-cercle librement mobile sur le cylindre, et formant, par leur réunion, un bras de laiton dont le centre est justement au-dessus du milieu du trou dans la tablette, lorsqu'il est tourné de manière à être parallèle au bord de cette tablette. Ce cercle a pour objet d'embrasser la cloche; et comme il est formé de deux pièces distinctes, sa dimension peut être réduite ou augmentée à volonté ; et par le moyen d'un curseur de laiton , on le fait retenir fermement la cloche.
L'appareil étant ainsi disposé, on introduit dans une petite cornue 60 ou 90 grammes de sel marin ordinaire, et on y verse ensuite une quantité égale d'acide sulfurique. On plonge le bec de la cornue au-dessus de la surface du mercure dans la cuve, et l'on expose, à la chaleur d'une kmpe, la partie de cette cornue qui contient le sel. Il se produit une vive effervescence -, et des bulles d'air se dégageant en abondance du bec de la cornue, s'élèvent, à la surface du mercure, en une fumée blanche visible, d'une odeur particulière. Lorsqu'on a laissé s'échapper ainsi nombre de ces bulles jusqu'à ce que tout l'air ordinaire qui existait auparavant dans la cornue ait été déplacé , on en plonge le bec dans le trou de ïa tablette au-dessus duquel la cloche de verre a été placée. Les bulles qui se dégagent entrent dans cette cloche -, elles en déplacent le mercure , et la remplissent de gaz, qui, ainsi obtenu, est le gaz acide hydrochlorique , ayant les propriétés, savoir :
1. D'être invisible comme l'air, et indéfiniment susceptible Propriété»; comme lui de contraction et d'expansion. Il a une odeur particulière -, et lorsqu'il se trouve en contact avec 1 air de l'atmosphère, il devient visible par la fumée blanche qu'il forme
à raison de l'avidité avec laquelle il en absorbe l'humidité. Il rougit les couleurs bleues végétales , et sa saveur e«t trèsacide.