‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 98 sur 211 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Des Acides composés de fluor et d'un combustible.

Les trois corps combustibles qui se combinent avec le fluor , sont Y hydrogène , le bore et le silicium , et il forme avec chacun de ces trois corps un acide puissant. Ces acides sont les acides Jlu orique y Jluoborique et Jluosilicique. Nous allons traiter de chacun d'eux dans les trois sections suivantes.

SECTION PREMIÈRE

Z)e l Acide Jluorique.

Histoire. Ee minéral appelée/or ou spath fusible, et en Angleterre xphath du comté de Derby, ne fut convenablement distingué des autres espèces de spath, qu'à l'époque où Margraff pu-

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blia, dans les Transactions de Berlin pour 1768, une dissertation sur celte substance. Après avoir prouvé, le premier, quelle ne contenait pas d'acide sulfurique, ainsi qu'on l'avait autrefois supposé, il essaya de la décomposer en distillant un mélange à parties égales de ce minéral et d'acide sulfurique. Il obtint , en procédant ainsi, un sublimé blanc , qu il considéra comme étant le spath fluor lui-même, volatilisé par l'acide. 11 remarqua, avec surprise, que la cornue de verre dont il s'était servi, était corrodée et même percée de trous. On n'avait pas poussé plus loin les recherches sur le fluor, lorsque Schéele découvrit . par le résultat de ses expériences , publiées trois ans après, en ijy r , que cette substance consistait principalement dans de la chaux et un acide particulier , qui a été appelé acide jluo tique.

Comme Schéele avait toujours fait usage, dans ses expériences, de vaisseaux de verre. ce n'était pas l'acide fluorique qu'il obtint, mais bien l'acide! fluosilicique. Ce fut également ce dernier acide sur lequel Priestlev fit des recherches dans son état gazeux. L'acide fluorique réel était donc resté inconnu jusqu'en 1808, époque où Gav-Lussac et Thénard ' recherchèrent ses propriétés. Le sujet fut repris en 1 812, 3 par JohnDavv, qui y ajouta quelques faits imporfans; et en i8i3 , Humphry Davy l'examina avec beaucoup d'attention , afin de vérifier, s'il était possible, l'hypothèse de M. Ampère, relativement à sa nature3.

J'ai décrit, dans la première partie de cet ouvrage, le mode de préparation de cet acide pour l'avoir àl'étatde pureté. J'ai détaillé ses propriétés, et j'ai établi les raisons qui doivent le faire considérer comme étant formé de 1 atome fluor -f- 1 atome hydrogène: il ne nous reste ici qu'à parler des composés que l'acide fluorique forme avec les différentes bases. Aucun de ces fluates , ainsi qu'on les appelle, n'a été jusqu'à présent analysé ; mais on peut se former une idée de leur constitution en considérant que le poids d'un atome d'acide fluorique est 2,120, et en supposant les fluates composés d'un atome d'acide fluorique et d'un atome de chacune des différentes bases salifiables.

1 Recherches physico-chimiques. II, p. i. * Phil. Trans. iSi^. p. 352.

5 Ibid. i S 1 3 , p. lGZ.

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