LU MANGANÈSE
met dans l'eau, il décompose ce liquide avec une très-grande rapidité. Lhvdrogène qui se dégage a une odeur d'assa fœîida ,, ce qu'on suppose dû a une petite portion du métal qu'il en traîne avec lui.
Il a été fait trois séries d'expériences pour déterminer les oxides que forme le manganèse. Ils sont, suivant le docteur John, au nombre de trois, le vert , le brun et le noir. Le vert s'obtient en précipitant par. un alcali le métal de ses dissolutions dans les acides, ou en le laissant pendant un temps suffisant dans l'eau. L'oxide noir . ou le peroxide. se trouve en abondance dans la nature. On forme l'oxide brun en exposant pendant quelque temps le noir à une chaleur rouge. Suivant le docteur John, ces oxides sont composés, savoir :
Le vert. ... loo manganèse 4- i5 oxigène
Lebrun.. . . loo id -h 20 id.
Le noir. ... loo id -h 4o id-
Berzeb'us en combinant ses propres expériences avec celles du docteur John, reconnaît cinq oxides. Le premier, qui est gris j s'obtient en tenant pendant quelque temps le mauganèse métallique dans une fiole fermée avec un bouchon de lé^e. Le second est vert, et c'est celui qui se produit lorsqu'on laisse séjourner le manganèse dans l'eau. Le troisième résulte dé la dissolution du manganèse dans les acides, le quatrièiiie de la calcination du nitrate de manganèse, et enfin le cinquiè'ne, ou le peroxide, existe dans la nature *. Suivant Berzciius, ces cinq oxides consistent, savoir :
1 100 métal +- 7,0266 oxigène.
2 100 id. . 4- i4,o533 id.
o 100 id. , +- 28,1070 id.
4 100 id. . +- 45,16. . id.
5 100 id. . -f- 56, 21 5. id.
' Hnmphry-Davv obtint deux oxides de manganèse *, lolive et le brun. Il les trouva comjiosés ainsi ({u'il suit :
Olive. .... 100 métal -H 26. ")8 Brun 100 id. . +- 3 0,8 2 id.
' Ann. de Chim. LXXXIII . 169.
' Eléments of chemical Philojophy. p. 367.
0x1 gène.
Frotoxide.
Le docteur Jobi) déclare que les analyses qu'il a faites de ces oxides ne correspor)dont aucunement. Les détermiualioiis de BtTzelius sont plutôt théoriques qu'expérimentales. Il doute de l'existence de son premier oxide , le seul qu'il examina ; et il ne prouve pas qu'il y ait de la différence entre son second et son troisième oxide. On ne peut révoquer en doute l'existence de l'oxide vert du docteur J- hn. Il ronstitue les bases des différens sels de manganèse. L'existence de l'oxide noir qui se trouve en abondance dans la nature, est également certaine. La poudre brune, qui reste lorsqu'on a chauffé au rouge l'oxide noir, est l'oxide intermédiaire de John : mais si l'on essaie de dissoudre cette poudre dans les acides , elle se sépare immédiatement en deux oxides de manganèse, le vert et le noir , d'où elle semblerait être tout simplement un mélange de ces deux oxides. Nous ne connaissons donc évidemment à présent que deux oxides de manganèse :\q protoccide^ qui, par sa combinaison avec les acides , forme les sels ordinaires de manganèse , et le peroxide qui existe dans la nature.
I. Le meilleur moyen pour déterminer la composition de ce protoxide, semble être celui d'avoir recours aux sels dans lesquels il entre. Suivant le docteur John, le sulfate de manganèse est formé de
Acide sulfurique. ... 100 5
Protoxide 92,06. . . . ^fi
Le carbonate de manganèse consiste , d'après le même chimiste, en
Acide carbonique. ... 100 2,76
Protoxide i63,4^. . . 4,49^
On voit, par le premier de ces sels, que le nombre équivalent pour le protoxide de manganèse, est 4,6, il est par le second 4495*5 on peut doue, sans craindre de commettre une grande erreur, prendre le nombre 4)5 pour le véritable équivalî-nf. Il deviendra alors évident que le protoxide est composé de
Manganèse 5,5 100
Oxigène 1 28,75
Ce rcstiltat se rapproche de très-près du troisième oxide de Berzelius , et dans la réalité, ce troisième oxide est \& protoxide de manganèse. .