‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 102 sur 136 · DU COBALT · texte numérisé non relu

DU COBALT

f t RothoU ont analysé cet oxide ; ils ont obtenu pour résultats, savoir :

Pro ist'. . . .

100 cobalt -h- 19,8 oxigène.

RothofP.. .

11 paraît, d'après les expériences deRothotf, que le peroxide de cobalt, par sa conversion en protoxide , abandonne g.y d'oxigène;d"où l'on voit que l'oxi^ène, dans les deux oxides, est comme les nombres 2 à 5. Cette dernière analyse, qui paraît être d'une grande précision , donnerait pour le protoxide de cobalt :

Cobalt 100

Oxigène ^Jt^^

Il en paraîtrait résulter que le poids d'un atônae de cobalt est 3,625. En partant de celte supposition, qui paraît se rapprocher de très-près de la vérité, le protoxide de cobalt est composé de

Cobalt 5,625 100.

Oxigène. ... 1 27,58.

2. Lorsqu'oD fait sécher à l'air, a l'aide de la chaleur, le PerosKi protoxide de cobalt nouvellement précipité de sa dissolution dans un acide, il prend une couleur puce, qui devient de plus en {'lus foncée, et finit par être noire : c'est le peroxide de cobalt. 11 se dissout avec effervescence dans lacide bydrochlorique, et il se dégage du chlore en abondance. En combinant les expériences de Rothoff avec la précédente détermination de la composition du protoxide , celle du peroxide consiste en

Cobalt 100

Pour rapporter cette composition à la théorie atomique , nous devons considérer cetoxide comme étant formé de 2 atomes de cobalt, et de 3 atomes d'oxigéne; el dans cette supposition son poids sera io,25.

lïl. Le cobalt brûle lorsqu'il est légèrement chauffé dans cbiorort

Ann. de Chim. LX , 267.

Annals of Pbilosopby. IlI , 356.

le chlore. Il se forme un chlorure , qui n'a point été examiné.

lodure. IV^. On n'a point fait de recherches sur \iodure de cohalt ,

de même que sur l'action du métal sur le fluor. Il ne paraît pas susceptible de se combiner avec l'azote ou l'hj^dro^ène ; nous ne connaissons point les composés qu'il forme avec le carbone , le bore ou le silicium.

Sulfure. V. Le cobalt fie s'unit point au soufre par la fusion; mais si on fait fondre ce métal avec le soufre en état de combinaison avec la potasse , l'union est très-intime , et il en résuke un sulfure de cobah d'un blanc jaunâtre, avec indice de crislaUisalion , et qui peut à peine être décomposé par la chaleur.

On peut , suivant Proust , former le sulfure de cobalt en chauffant ensemble l'oxide de cobalt et le soufre. Cet oxide , d'après ses expériences ' , est composé de

Cobalt. ...... loo

Soufre 39,86.

Mais cette composition ne doit pas donner beaucoup de confiance dans ces expériences. Si le sulfure de cobalt est formé de I atome cobalt H- i atome de soufre"; ses parties constituantes seront :

Cobalt 5,625. . i . . 100

piicspharc. VI. En projettant de petits morceaux de phosphore dans du cobalt chauffé au rouge , on obtient un phosphure de cobalt qui contient environ 0,066 de phosphore.il est blanc et fragile . et perd promptement à l'air son éclat métallique. Le phosphore en est séparé par la chaleur , et le métal est oxidé. Ce phosphure est beaucoup phis fusible que le cobalt pur *.

VIL JNous ne connaissons point les alliages du cobalt avec l'arsenic, le tellure, les bases métalliques des alcahs fixes, des terres alcalines et des terres pures. AJiiage ' VIÏI. L'alliage du cobalt avec le fer est très-dur, et il se rompt difficilement. Le cobalt contient généralement \\v. peu de fer , dont il est très-difficile de le séparer.

» Ann. de Cbim. J.X, 'i-i.

avec le fer.

DU MA?fGANESE. 4j7

SECTION IV

Du Manganèse,

î. On se servait, depuis bien long-temps, dans les verreries, Kisto-: d'un minéral de couleur grise ouLrune, a^^ûé manganèse ^ en îaîin magnesia, à cause de sa ressemblance avec le magnes ou aimant, suivant l'opinion de Boyie, qui en découvrit une mine en Angleterre. Glauber, en i656', et Waiz , en lyoS', firent quelques expériences sur ce minéral, auquel les chimistes ne semblaient pas faire beaucoup d'attention. La plupart des minéralogistes s'accordaient à le regarder comme une mine de fer ; mais Pott, qui publia en 174^ ^^ premier examen chimique de cette substance, s'étant assuré que sou- \ent elle contit:'ntà peine du ter, Croustedt l'établit dans son Sjstême de Minéralogie , qui parut en 1708, comme consistant principalement en une terre d'une nature particulière. Rinman examina de nouveau ce minéral, en ij65^ et en 1770. Kaim fit connaître, à Vienne, les résultats des expériences qu'il avait faites pour prouver qu'on en pouvait extraire un métal différent de tous ceux alors connus"^. Bergman, à qui la même idée était déjà venue, avait engagé Schéele,en 1771, à entreprendre un travail suivi sur le manganèse. La dissertation de ce dernier chimiste sur cette substance, qui parut en 1774, <?sl un chef-d'œuvre d'analyse, et contient quelquesunes des plus importantes découvertes de la chimie moderne. Bergman annonça aussi, dai^sla même année , que le un'néral alors appelé manganèse , était un oxide métallique^ dont il avait plusieurs fois essayé sans succès d'opérer la réduction . parce que toute la masse se transformait en scories , ou bien il ne s'en séparait que de petits globules attirables à l'aimant. Cette difficulié de fusion le porta à soupçonner que le métal qu'il cherchait, avait beaucoup d'analogie avec le platine:

* Pr*>sprri tas Germa n ire.

* Weigleb's Gesrhiihîc. I. 12-.

3 ATém. vStockholn:. irôo, n. l'i' < De Melallis anhiis. ï\ 48'

5 Of.USC. II , 20!.

458 CO-MBUSTIELES SIMPLES.

cependant ledncteur Gahii ,(jni avait lait des expériences sur le iiiêiiie mincial , parv iiit à en obtenir le métal par le procédé suivant. Il enduisit l'intérieur d'un creuset de poussière de chai bon humectée d'eau-, il mit dans ce creuset un peu du uiinérdl d'Hit il foruia nue boule avec de l'huile, el il le remplit de poussière de charbon. Il luta un autre creuset sur iclui-ci, et exposa le tout pendant environ une heure, à nue chaleur très-intense. Il trouva au fond du creuset un h'iuton niéfallique, ou ])hitôt un certain nombre de petits globules méta!lit|ues, doni le poids correspondait aux o,33 de celui du minéral em[)l«)véMl est aisé de voir par quels moyens ceiîe réduction s'eficctua ; l'oxigène de rV)xide atliré par le chaibon, avait ab.mdonné le métal et celui-ci restait. Ce méîr.l ainsi obtenu , et qui est appelé manganèse . tut depuis l'ofijef de rr cherches plus étendues , faites par Ilsen»an . en 1782, Iii<lm, en 1785, et Rindheim, en 1789. Le docteur John a publié en i8n'7 une longue suite d expériences sur ce méidl et ses combinaisons*.

Prcr.rié;éî. 1 . Lc uiaug iiièse. lorsqu'il est pur, est d'un blanc ti'ant sur le gris, res<;emblant s la fonte de fer, et il a un grand éclat. Sa texfure e>f grenue-, il na ni saveur ni odeur; il est plus mou que le fer fondu et peut être attaqué par la lime. Sa pesanteur sjiéeifique est <<,o 1 3 ^.

2. Il est tîès-ca^saut. et ne peut être écroui ni tiré en fils. On ne coi.naît pas ^a ténacité -, sa cassure est inégale, et sa texture à grains fins.

6. Il n se fond, suivant Morveau, qu'à la température de i6-o de Wedy^t wood, et par conséquent, il est un peu njoins fi Silile que le fer.

4 11 ij'e^t pHs alth'able à l'aimant lorsqu'd est pur, raêrae lorsqu'il est réduit en poudre ; mais une très-petite quantité de fiT le rend mag étique.

S'oxide. ILLem^^ng nèse se c<»mbine très-rapidement avecToxigène

de l'almnsplière ; il j)erd pronq)temrnt son éclat à Tair, et devient successivement gris , violet , brun et noir. Cette altérnliou dans sa couleur à lieu encore pins prdmptement, lorsqu'on chauffe le métal avec le contact de l'air. Lorstpi'on le

' Tî. r^nian. It, 211.

' Gfîi'eirs to'i' ntl fVir Jie Clicmii* und Phyàik. 111,452.

^ Jolin, Gehlens Journal, ill, 460.

Page 1