‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 11 sur 136 · PREFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DE L'AUTEUR

X LU SIEURS circonstances dont il est inutile d'entretenir le lecteur, ont retardé la publication de cet ouvrage , beaucoup plus que je ne m'y étais attendu , ou que je ne l'aurais désiré. Dans cet intervalle, les progrès de la Chimie ont été toujours croissans , et avec une rapidité sans exemple. L'introduction, dans cette science, de la théorie atomique, et les perfectionnemens dans la précision de l'analyse, qui en étaient les conséquences naturelles, lui ont fait acquérir une régularité et une simplicité qu'il aurait été difficile de prévoir. Cette révolution, ainsi que le grand nombre d'idées qu'ont fait naître les vues nouvelles de Davy sur la nature du chlore et acide murialique, la découverte de l'iode, la connaissance du cyanogène et de ses composés due à la' sagacité de Gav-Lussac, et qui ont rendu beaucoup d'antres dénominations indispensables : toutes ces circonstances réunies avaient répandu sur la science un certain degré d'obscurité , et lui avaient donné cette apparence de fluctuation et d'instabilité bien propres à décourager ceux qui en commencent l'étude.

Dans cet état de choses, je considérai qu'il était nécessaire de former cette édition sur un plan entièrement nouveau 5 et , en effet , les deux premiers volumes, qui contiennent la partie élémentaire de la science, ont été refaits presqu'en totalité. J'ai mis

Xxiv PRÉFACE

beaucoup de soin à y introduire chaque fait nouveau, à mesure qu'il était parvenu à ma connaissance, afin de présenter ainsi à mes lecteurs la science dans son état le plus récent. L'ouvraj^e a élé imprimé avec tant de célérité , que je n'ai pas eu besoin d'avoir recours à un appendice, aucun des faits dont je n'étais pas encore instruit , et qui ne m'ont été connus que depuis qu'il était sous presse, ne présentant pas une importance suffisante, excepté ceux que je pouvais encore établir, au-moins à-peu-près, à leurs places convenaliles. Ainsi, la thorine de Berzelius m'était inconnue, lorsque l'impression du chapitre, qui traite des combustibles simples , était achevée ; mais j'étais encore à temps de la placer à la fm de ce chapitre. Je ne connaissais pas non plus la moi^hine de SertLÏrner , lorsque je traitais des alcalis; mais il m'a été possible de la classer parmi les principes végétaux où elle doit continuer de figurer *. Il existe actuellement une grande diversité d'opinions relativement aux noms à donner aux substances nouvelles introduites depuis peu en grand nombre dans la Chimie. Humphry-Davy a inventé une nomenclature qui lui est particrdière; mais je ne sache pas que , jusqu'à présent, elle ait été suivie dans ce pays, si ce n'est seulement parle docteur Davy et par M. Brande. Le professeur Berzelius de Stockolm a publié une autre nomenclature qui semble être adoptée par les chimistes suédois, et dont quelques termes paraissent avoir été reçus en Allemagne. Gay-Lussac a imaginé une troisième nomenclature, et celle-ci paraîtrait être admise par le plus grand nombre , si ce n'est par

+ L'auteur avait renvoyé à la fin du quatriëme et dernier volume , sous le titre de Paragrapties omis , deux articles qui se rapportaient aux oxides et mines d'antimoine, ils ont été rétablis à leurs places dans Ic-i premier et troisième volumes de la traduction. Le thoriiiium a été rais aussi dans le chapitre des combustibles simples, immédiatement aptts le zirconium. ( ^ote du Traducteur. )

DE l'auteur. XXV

Ja totalité des cbimisles français*. Les dénominations que j'ai adoptées sont toutes exactement conformes à celles établies par Lavoisier et ses collaljorateurs , lorsqu'ils publièrent la nouvelle nomenclature cbimique. Elles sont simplement une extension de cette nomenclature, et semblent s'appliquer si beureusement à l'état présent de la science, que j'ai le plus grand espoir, que non-seulement on les trouvera apju'opriées à la langue itnglaise, mais encore qu'elles seront facilement intelligibles pour les savans cbimistes dans toute contrée quelconque de l'Europe.

Quant à l'ordre que j'ai adopté, il me paraît inutile d'en dire autre cbose, sinon que c'est un perfectionnement de celui qui a été suivi dans les précédentes éditions de cet ouvrage. Je le considère comme convenant mieux que tout autre dont j'ai eu jusqu'à-présent connaissance , pour donner une idée claire et précise de l'état présent de la science, dans tout ce qui la constitue, à l'élève qui ne fait que de commencer à l'étudier.

On pourra découvrir encore dans celte édition des erreurs et des fautes qui me seront écbappées, mais j'ai la confiance que le lecteur voudra bien me croire, lorsque je lui assure qu'elles sont tout-à-fait involontaires, et qu'il n'avait été épargné nidépense^ in soins pour les éviter autant que possible.

* C'est de cette nomenclature qu'on a cru devoir faire usage dans la traduction. {JYote du Traducteur.)

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