‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 121 sur 136 · DE LOR · texte numérisé non relu

DE LOR

que^a^1iir remarqué Geilert. Le volame supposé looo avant ruDion,de^ient, après qu'elle a eu ]ieu, 1014,7 ^- Cet alliage est plus dur que l'or. Le docteur Lewis assure même qu ou en peut faire des instrumens traucbaos ; mais alors saus doute, la proportion du fer doit être augmentée. Lorsque cette proportion est de trois ou quatre fois la quantité de for, l'alliage, suivant le docteur Lewis , a la couleur de l'argent \ 11 continue encore, selon Wallerius , d'être magnétique ^ \ l'or peut bien servir comme soudure pour le fer.

XL ^L Hatchetî , en fond mt un mélange de 1 1 d'or et Nickel. de I nickel , obtint un all'age de la couleur d'un beau laiton. Il était cassant , ayant une fracture terreuse à gros grains. La pesanteur spécifique de for était 19,172 : celle du nickel de 7,8 et la pesanteur de l'alliage^ de 17,068. Le volume des métaux, avant la fusion, était 2792; et après leur union , de 28r^, ainsi il v avait eu expansion. En supposant le volume des métaux avant la fusion lood , elle serait devenue après, de 1007. Lorsqu'en diminuant la proportion dun.ckel , on remplace ce métal par le cuivre , ialliage devient, par degrés, moins cassant , et sa couleur se rapproche de celle de l'or. La dilatation augmente, comme on devait s'y attendre, en proportion du cuivre introduit *•

XII. M. Hatcliett Ht foudre ensemble 1 1 parties d'or et Ccbau. 1 paiiie de cobalt; l'alliage était dun jaune terne trè -cassant, à fracture grenue , terreuse. Sa pesanteur spécifique était 17,112. Le volume des métaux avant la fusion, étant 1000. il devenait, après leur union, 1001 ; d'où il suit qu'il y avait eu très-peu d'expansion. La fragilité de l'alliage de l'or avec le cobalt continue lorsque la proportion du cobalt n'excède pas un soixantième du tout; mais lorsque cette proportion du cobalt est moindre, l'or devient un peu ductile ^

Xin. Nous sommes redevables à ^LIiatchelt d'expériences Manga^è. très-intéressantes sur l'alliage du manganèse et de for. Après avoir fiiit brûler à plusieurs reprises un mélange d'huile d'olive et de peroxide de manganèse , il mettait un morceau d'or recouvert de cet oxide,dans un creuset garni de charbon

' Hatchett, sur les Alliacés d'Or. P. S;. = Phil. Com. P. 85.

3 Wasscrberg. I , ii5,

4 Hatcheit , s'ur les Alliages cVOr. P. 21.

5 Ibid. P. 19.

et bien Inté. Ce creuset était soumis, pendant trois heures , à l'action d'une forte chaleur. Parce moyen, une portion du manganèse était réduite , et se combinait ainsi à l'état de métal avec l'or. L'alliage étJiit,à l'extérieur, d'un gris jaunâtre pâle, avec un très-grand éclat, presque égal à celui de l'acier pob*. Il était très-dur, et ayant quelque ductilité. Sa cassure était à gros grains , très-spongieuse et d'un gris rougeàtre. Cet alliage ne s'altéi-ait point à l'air; mais, d'après l'analyse de M. Bingley , la proportion du manganèse dans cet alliage se trouvait varier du huitième au neuvième du tout. 11 se fond plus difficilement que l'or. En le tenant fondu à l'air, tout le manganèse est oxidé et coule à la surface. Le manganèse peut être séparé par la coupellation avec le plomb '.

XïV. On ne connaît pas d'alliage d'or avec l'urane et le cérium.

Zinc. XV. Le zinc peut s'unir à l'or en toute proportion , par fusion. L'alliage est d'autant plus blanc et pins cassant, que la quantité de zinc qu'il contient est plus considérable. Lorsque cet alliage est à parties égales des deux métaux, il est trèsblanc, très-dur, susceptible d'un beau poli, et il ne se ternit point aisément à l'air. M. Hellot lavait eu conséquence proposé pour les miroirs de télescopes. M. Hatchett opéra l'union de ï I parties d'or et de i partie de zinc. Il forma un alliage d'un jaune verdàtre pâle , semblable au laiton, et très-cassant. Sa pesanteur spécifique était iS.gc^y. Le volume des deux métaux , ôti looo avant l'unioii , était après, d'environ 99;^ ; d'où il suit qu'il y avait eu un peu de contraction. Cet alliage continuait d'être cassant, lors même que la proportion du zinc n'y était que d'un soixantième. L'addition d'un quinzième de cuivre réduisait l'or au titre. Il suffit même de mettre l'or fondu près du zinc en volatilisation, pour que ses fumées rendent for cassant^. Hellot assure que, dans un alliage composé d'une partie d'or et de sept parties de zinc , si le zinc est mis à rélat de fleurs , il enlève avec lui la totalité de l'or. E,>muh. XVI. Le bismuth forme avec l'or, par la fusion, un alliage qui, suivant Haîcheît , est de couleur jaune verdàtre, semblable à de mauvais laiton , très-fragile et d'une cassure terreuse à grains lins. Lorsqu'il était composé de 1 \ parties

■ Halchett, sur les Alliages de l'Or. P. 22.

» Ibul. P. 17.

DE l'or. 557

d'or et J'uue partie de bismuth, sa pesanteur sp^îcifique était de i8,o38. Le volume des métaux étant de 1000 a vaut leur union, n'était plus après que de 908. Ils avaient, eu couséquence, éprouvé une contraction considérable. Les propriétés de cet alliage continuent d être à-peu-près les mêmes, lorsque la proportion du bismuth dans le composé séiève â un soixantième, et qu'on ajoure la quantité de cuivre nécessaire pour réduire lor au titre. Lorsque cette proportion du bismuth diminue, la couleur de l'alliage se rapproche de celle de l'or ; mais il conserve sa fragilité tant qu'il reste dans la masse o,ooo5 di bismuth. A mesure que la proportion du bismuth diminue, et que celle du cuivre augmente (Tor étant toujours au titre), la contraction 'cesse, l'expansion a heu, et elle devient promptement beaucoup plus considérable que si le cuivre entrait seul dans l'alliage. Cette progression remarquable e^t présentée d une manière sensible dans le tableau suivant*.

* La pesanteur spécifique de l'or clait de 19, 17'?. (il élait à i.S carats 8 ~ ^ïrains de fin ,, celle du 'oistnuth de q,822. el celle du cuivre de 8,8q.7.

Plomb.

MÉTAUX

'Grains.

Gramm.

Pesanteur spécifique

fie l'alliage.

Volume

avant

la fusion

Volume

après la fusion

changement

de

Vo'ume.

Or

Bismuth.

Or

Cuivre. .

Bismuth.

Or

Cuivre. .

Bismuth.

Or

Cuivre. .

Bismuth.

Or

Cuivre. .

Bismuth.

La propriété qu'a le bismuth de rendre l'or cassant est telle^ que la ductilité de ce métal précieux est altérée lorsqu'on le tient seulement en fusion près du bismuth élevé à la même température *.

XVII. En fondant ensemble 11 parties d'or et une partie de plomb , on forme un alliage qui a extérieurement la couleur de l'or, mais un peu plus pâle. Il est excessivement cassant, se brisant comme le verre, d'une fracture à grains fins, d'un brun pâle, sans aucun éclat métallique, et ayant l'apparence de la porcelaine, (et alliage conserve sa fragilité , lors même que la proportion du plomb est réduite aux o,ooo5 de l'alliage. Los fumées du plomb suffisent même pour détruire la ductilité de for. La pesanteur spécifique de l'alliage de 1 1 par-

"^ Halchett , sur les Aîliaccs de l'Or. P. 2G.

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