DU PALLADIUM
alliage cédait au mirfpRu ; mas il était moins ductile que Vnn ou l'autre des deux métaux qui le composaient, et il se i ouipait par des percussions répétées. Sa fiaciure était gr )ssièieuit^nt grenue, et présentant des indices de cristallisation. Sa pesanteur spécifique était de 11,0^9.
2. P irties égales de platine et de paliadium entrèrent en Le piaûnw fusion à un degié de chaleur peu supérieur a celle capable
de fondre le palladium seul Cet alliage ressemblait au précélent par sa couleur et sa dureté, mais il était moins malléable. Sa pesanteur spécifique était de i5.i4i
3. Avec son poids éi^al d'aigent, le îialladium donna un L'argent. bouton de la même couleur qnp les alliages dont il vient d'être parlé , mais plus dur que 1 aruent, et moins que le fer forgé. Sa surface polie était sembUble à celle du platine,
mais plus blanche. Sa pesanteur spécifiqu'^ était de i i,'2t)0.
4 Lalliage de parties égales de palladium et d- cuivre Le cuhre. était un peu plus jaune qu'aucun des allâmes [irécédens, et se cassait plus facilement. Il était plus dur que le fer forgé, f^t prenait sous la lime une couleur plombée. Sa pesanteur spécifique était de 10,892.
5. Le plomb augmente la fusibilité du palla'lium. Un al- Lepiomb. Jiage de ces métaux, en proportions in lé'erminées, était de couleur grise, et d'une cassure a grains fins. Il était plus dur
que tous les autres, mais extrèiuemeut cassant. Sa pesanteur spécifique était de 12,000.
6. Parties égales de palladium et d'étain donnèrent un L'étain. bouton grisà're, d'une dureté inférieure à celle du fer forgé.
Il était trés-cassant . d'une cassure compacte, et à grains fins. Sa pesanteur spécifique était de 8, i j5.
7. Avec son poids égal de bismuth, le palladium donna Le bismuth. un boiUon encore plus cassant, et presqu'aussi dur que l'acier. li était de couleur grise, mais plus foncée lorsqu'il était
réduit en poudre. Sa f)esaufeur spécifique étai; de i2,'i8y.
8. Le fer, lorsqii'il est allié au palladium, tend à diminuer Le fer: sa pesanteur spécifiq'ie et il le rend cassant. L'arsenic augmente sa fusibilité et ajoute beaucoup à sa propriété d'être cassant '*'.
^ (^henevix's Inquiries , coiicernini^ tlie n.ntiirp of h motitllic, substance called palladium, i'h 1. l'rans i8oj. — Wollaslon's '^jtper on a new mctal found in crude plutina, ibid. lèo^. — On ihe discovery ■of palladium , iùid. i8o5.
SECTION IV
Du Rhodium.
Découverte. Le rhodîum fut découvert en i8o4, par le docteur Wollaston , tandis que M. Smithson Tenuant s'occupait de recherches sur la poudre noire qui reste sans avoir été dissoute , lorsqu'on traite le platine Lrut par l'acide hydrochloro-nitrique. Le docteur Woilaston ayant forme de la soude hydrochloratée de rhodium, il la présenta à M. Teunant, comme contenant l'une des substances nouvelles dont il était à la recherche. M. Tennant reconnut bientôt que cette substance était tout-à fait différente de ses nouveaux métaux. D'après cela, le docteur Woilaston en examina les propriétés, et il lui donna le nom de rhodium.
La découverte qu'a faite le docteur Woilaston de ce métal dans le platine brut, postérieurement à celle du palladium, lui a rendu facile l'explication d'anomalies apparentes qui l'avaient embarrassé dans ses expériences sur le palladium. Préparation. L Ou obtient cc métal du platine brut, par le procédé suivant, de Woilaston.
On sépare le mercure du platine en chauffant au rouge ce dernier métal , et on lui enlève for ainsi que les substances étrangères qui l'accompagnent, en le mettant en digestion avec une petite quantité d'acide hydro-chloro-nitrique étendu, à une chaleur modérée de bain de sable, jusqu'à ce que l'acide soit saturé et que le tout soit dissous à l'exception d'une poudre noire luisante, qu'on sépare de la dissolution. On ajoute à cette liqueur une dissolution d'hvdrochlorate d'ammoniaque dans l'eau chaude pour en séparer le platine, dontlaplusgrande partie se précipite sous la forme d'une poudre jaune. On plonge alors dans cette dissolution dépouillée de son platine un morceau de zinc bien net, et on ly laisse jusqu'à ce qu'il cesse de produire aucun effet. Le zinc fait précipiter une poudre noire, qu'on traite, après qu'elle a été lavée avec un peu d'acide nitrique étendu, à une douce chaleur, afin de dissoudre le peu de cuivre et de plomb qui l'accompagnait On lave ensuite la poudre qui reste, et on la fait digérer dans
DU RHODIUM. .^83
Fdcicle hyJro-chloro-nitriqae étendu, jusqu'à ce qu'elle soit en plus giaude partie dissoute. On ajoute de Ihydrochlorate de soude à cettedissc.lutioii,eton évapore le toutàune doucechaleur, jusqu'à siccité. On lave à TalcooUe résidu del'évaporation jusqu'à ce que ce liquide sorte presque incolore de ce lavage. Par ce moyen, on a enlevé, à l'état de combinaison avec Vhydrocblorate de soude, deux oxides métalliques, savoir : les oxides de platine et de palladium. 11 reste une substance d'un rouge foncé, qui est loxide de rhodium uni à Thydrocblorate de soude. Eu la dissolvant dans Teau , et en évaporant doucerae;]t la dissolution, il s'3' forme des cristaux rhomboïdaux d'un rouge foncé, dont les angles aigus sont d'environ 70°. Lorsque ces cristaux sont dissous dans l'eau et qu'on plonge dans la liqueur une lame de zinc , il se précipite une poudre noire, qui étant fortement chauffée avec le borate de soude, devient blanche, et acquiert féclatîmétallique. Dans cet état, c'est le rhodium. Le platine brut en contient, d'après l'analyse de \Yollaston, environ une partie sur 230 parties.
1. Le rhodium, ainsi obtenu, est blanc, différant très-peu par sa couleur de celle du platine. Sa pesanteur spécifique , suivant M. Lowry, est 1 0,649. ^^ ^^^ cassant, et il exige pour se fondre une terapératnre beaucoup plus élevée que celle nécessaire pour la fusion de tout autre métal, a moins cependant qu'on n'en excepte firidium. Vauquelin ne put parvenir à fondre le rhodium dans un charbon, quoique la combustion fût alimentée par un courant de gaz oxigène. Le docteur Wollaston n'a jamais pu réus-ir à le mettre assez complètement à l'état de fusion pour l'obtenir en une masse solide sans cavités. Sa cassure est grenue, et sa dureté paraît être égale à celle du fer.
Le rhodium a la propriété remarquable d'être insoluble dans tous les acides.
IL Berzelius a reconnu, par ses expériences sur ce métal, S'oxide» qu'il peut se combiner avec loxigêne en trois proportions. Le protoxide est noir^ le deutoxide brun et le peroxide rouge.
I. En réduisant le rhodium en poudre, et en le poussant ainsi par une chaleur graduée à vaisseaux ouverts, jusqu'au rou^e, le métal se combine lentement avec l'oxigènc, et il est converti en protoxide. Sa couleur est noire, sans éclat métallique. Chauffé avec du suif ou du sucre, il est réduit avec
déronalion à Pétat métallique. Il esl insoluble dans les acides. Cet oxide se compose , suivant Berzelius, de
Rhodium . . . c loo
Oxigène 6,71 '
2 . Le deutoxide de rhodium s'obtient en calcinant du rhodium en poudre avecla potasse caustique et un peu de nitrate de potasse. On enlève la potasse par l'eau, et s'il reste une portion quelcontjue du métal , il est séparé par lévitation. L'oxide ainsi obtenu est d'une léi;ère couîeurpuce; il retient entre les o, 1 5 ou 0,16 de potasse. L'acide sulfurique s'empare de cet alcali, et laisse l'oxide sans l'avoir attaqué. Cet oxide se combine facilement avec les substances alcalines, mais à peine avec les acides. Berzehus a calculé que la composition du deutoxide de rhodium est de
Rhodium 100
Oxigène » i3,42
3. En précipitant la soude hydrochloratée de rhodium par la potasse caustique, il se précipite une poudre rouge, qui est un composé de peroxide de rhodium rt d'eau. On le prive de cette eau par la chaleur; et il prend alors une couleur plus foncée. Aune température inférieure à celle de la chaleurrouge, il prend feu, abandonne une partie de son oxigène et devient protoxide. Cet oxide a, comme le protoxide, la propriété de se combiner avec les acides, et de former des sels. Quoique Berzelius ne l'ait pas analysé, il le suppose contenir trois fois autant d'oxigène que le protoxide, et en conséquence, il le considère comme étant un composé de
Rhodium 100
Oxigène 20,i5 *
Si nous supposons que le protoxide de rhodium est formé de I atome de rhodium -^- i atome oxigène, et qu'il consiste dans 100 de rhodium , et 6.66 oxigène , ce qui se rapproche assez du calcul de Berzelius, alors le poids d'un atome de rhodium sera i5.
^ Cette prr>poriion est dcduite tic la composition supposée de Th drorhlorrite de ihodium.
* Anricfls 01 Pliilosophy. ÏII , 25î.
DU RHODIUM. S^D
ÎII. Le rbodinm lî'a été jusqu'à présent, que trop imparfaitement examiné pour que nous puissions annoncer quels peuvent être les composés qu'il forme avec les autres soutiens de combustion.
IV. Le rhodium s'unit facilement au soufre qui, ainsi que le palladium, le rend fusible. Il en est de même avec l'arsenic On en déj;age ensuite, par la chaleur, le soufre, ou l'arsenic ; mais le bouton métallique qu on obtient ne devient pas malléable.
V. Les expériences faites par le docteur Wollaston sur Alliages: l'alliage du rhodium avec les autres métaux, offrent les résultats suivans :
Il s'unit facilement avec tous les métaux qu'il essava , excepté avec le mercure, il forme, avec for ou l'argent, des alliages très-malléables , qui ne sont point oxidés à un trèsgrand degré de chaleur, mais qui, lorsqu'ils sont trèsdentement refroidis , forment une espèce dincrus'aîion d oxide noir.
Lorsqu'on mêle une partie de rhodium avec quatre parties d'or , quoique l'alliage prenne au chalumeau la forme arrondie , il semble être cependant plutôt à l'état d'amalgame qu'à celui de fusion complète.
Six parties d'or et une partie de rhodium forment un composé d'une fusibilité parfaite, mais qui exige un degré de chaleur plus considérable que for fin. La circonstance par laquelle le rhodium présente la différence la plus frappante d'avec le platine, est la couleur de cet alliage ; car toute personne qui ne serait pas assez exercée pour distinguer les différentes qualités de for, le prendrait pour de for fin; tandis, au contraire, que la couleur d'un alliage avec la même proportion de platine diffère très - peu de ctlle de ce dernier métal. Ce fut le docteur Lewis qui remarqua le premier que la couleur d'un alliage de cinq parties d'or et d'une partie de platine est tellement affaiblie et devenue pâle, qu'on peut à peine juger à l'œil que le composé contient de l'or '*'.
« Je trouvai que le palladium a comme le platine cette propriété de détruire la couleur d'une grande quantité d'or. La couleur d'un alliage de six parties d'or et d'une partie de platine est presque blanche.
* Lev.is's Phil. Corn, P. ^26.
SSG COMLUSTICLES SIMPLES.
» Lorsque j'essayai de dissoudre un alliage d'argent ou d'or et de rhodium, le rhodium restait inattaquable par les acides nitrique ou hydro-chloro-nitrique. Ce métal était également insoluble lorsqu'il avait été fondu avec l'arsenic ou le soufre, ou quil avait été simplement chauffé seul. Mais en fondant une partie de rhodium avec trois parties de bismuth, de cuivre ou de plomb, chacun de ces aUiages pouvait se dissoudre complètement dans un mélange de deux parties, en mesure, d'acide hydrochioi ique et d'une partie d'acide nitrique. Avec les deux premiers métaux, la proportion des acides, relativement à chacun d'eux, ne semblait pas être aussi essentielle qu'à l'égard du plomb; mais ce dernier métal paraissait présenter l'avantage d'être le plus facilement séparé de l'alliage, lorsqu'il était réduit par Tévapc^ration eu un hydrochlorate insoluijle. L'hydrothlorate de rhodium avait alors la même couleur et les mêmes propriétés que lorsqu'il est formé par l'oxide jaime précipité de la dissolution dans l'eau de Thydrochlorate de soude et de rhodium * ».
SECTION V
De /'Iridium»
Histoire. Ce métal fut découvcrt, en i8o3, par M. Smithson- Tennant; mais avant qu'il eût communiqué les résultats de ses expériences, il avait paru dans les Annales de Chimie une dissertation de Descotils, sur le même sujet, qui devint ensuite l'objet de recherches plus étendues de Vauquelin et Fourcroy.
Lorsqu'on dissout à une chaleur modérée le platine brut dans l'acide hvdro-chloro-nitrique, et spécialement dans cet acide étendu, il reste une poudre noire brillante, en petites écailles, que les chimistes avaient prise par erreur, antérieurement à la découverte, pour de la plonibagine. M. Tennant avant examiné ces écailles, il trouva que leur pesanteur spécifique était de 10,7, et qu'elles consistaient en deux métaux inconnus unis ensemble. 11 appela le premier de
* D^ Wollastou's Paper, Phil.Trans. 1804.
DL l'iridium. 587
ces métaux iridium , à cause de la variété des couleurs qu'il conirauiitque à ses dissoluiious; et il donna à l'autre le nom à osmium , parce qu'il exhale , lorsqu'on lobtieut, une odeur piquante et particulière, qui sert à eu faire distinguer les oxidcs , et qui est une de ses propriétés les plus caractéristiques.
Le docteur Wollaston reconnut dans le platine brut une autre substance qui ressemblait beaucoup en apparence aux crains de platine, mais qui en différait entièrement par ses propriétés. Elle consiste en grains blancs apj.latis , souvent distinctement foliés. Ces grains ne sont solubies dans aucun acide. Leur pesanteur spécifique est au-moms de 19 '-^5, et plus grande par conséquent que celle de tout autre minéral, puisque cette pesanteur des crains de platine, d'après les essais que ce chimiste en avait faits avec beaucoup d'exactitude, n'excédait pas 17,5. Ces grains métalliques sont séparés du platine lorsque ce métal est dissous dans l'acide hydro-cliloronitrique. Le docteur Wollaston s'est assuré qu'ils étaient un composé d'iridium et d'osmium. Ils sont donc de la même nature que la poudre noire exauiinée par M. Tennant.
Pour séparer les deux métaux l'un de l'autre, on fait chauf- Préparatioa: fer au rouge, dans un creuset d'argent, la poudre nou"e, avec son poids égal de potasse-, et on la tient pendant quelque temps dans cet état. Kn dissolvant alors la potasse dans l'eau, on obtient une liqueur d'un orangé foncé. Ou met ensuite en digestion dans l'acide Lydrochlorique la portion de la poudre qui est restée sans se dissoudre. Cet acide prend d'abord une couleur bîeue qui passe au vert olive, et devient enfui rouge foncé. On traite ainsi alternativement par la potasse et facide hvdrocliîorique , chaque résidu de poudre qui résiste a l'action de ces agens, jusqu'à ce qu'on soit parvenu à la dissoudre en totalité. On obtient par ce procédé deux dissolutions, l'une alcaline et l'autre acide. La dissolution alcaline, de couleur orangé foncé, contient principalement la potasse unie à i'oxide d'osmium, et la dissolution acide, de couleur rouge foncé, consiste principalement aussi dans l'union de l'acide hydrochlorique et de foxide d'iridium.
ï. En évaporant à siccité cette dernière dissolution, en dissolvant le résidu dans feau et évaporant de nouveau , ou obtient des cristaux de forme octaèdre, qui, dissous dans i'eauj donnent une liqueur d'un rouge foncé, de laquelle on
588 COMStrSTIlBLTCS SIMPLES.
précijiitc riridiuiii en une pomlie noire, en y plongeant une plaqui' de zinc, de frr, ou même de tout autre métnl , excepté l'or et le platine. Celte pondrf^ noire devient blanche par la chaleiu', et acquiert 1 éclat métallique. Dans cet état, c'est 1 iridium pur. On peut également obtenir ce méial en exposant les cristaux octaèdres a une chaleur assez forte pour eu chasser l'oxigène et 1 acide bydrochlorique.
Propriétés. L'iridium a Tappareuce du platine, et semble résister àl'action de la chaleur au moins aussi fortement que ce métal ; car ni les chimistes français , ni M. Tennant n'ont pu parvenir à le fondre. V^auquelin a réussi, en dernier lieu, à en foo<]re un peu, et il a trouvé qu'il jouit d'un certain degré de ductilité*. M. Chiîdren, qui est parvenu à fondre l'iridium en le soumettant à l'action de son immense appareil galvanique, a reconnu que sa pesanteur spécifique est i8,68 ^. Comme le globule é^ait poreux, il est évident que cetiC détermination de pesanteur spécifique, était de beaucoup au dessous de celle réelle.
Ce métal est inattaquable par tous les acides, même par l'acide hydro-chioro-niti ique qui n'a qu'une très-faihle action sur lui, puisque 3oo parties de cet acide suffisent à peine pour dissoudre une partie d'iridium ^.
Oxides. n. L'iridium est, ainsi que tous les autres métaux, susceptd)le de s'unir à l'oxigène; mais il semble que son affniité pour ce principe est très- faible. Les phénomènes de sa dissolution dans Tacide hydroclilorique indiquent qu'il peut se combiner avec l'oxigène , au-moins dans deux proportions différentes, et former ainsi deux oxides. La première dissolution dans l'acide liydrochlorique est d'un bleu foncé; dans cet état, il semble èlre nui au minimum d'oxigène. En étendant d'eau cette dissolution de couleur bleue, elle devient verte. Si on la laisse exposée à l'air, ou qu'on y ajoute de l'acide nitrique , elle devient d'un ronge obscur. Dans cet état, le métal paraît être combiné avec l'oxigène au maximum.
La plupart des métaux détruisent la couleur de ces dissolutions en privant l'iridium de son oxigène et en le précipitant à l'état métallique. L'infusion de noix de galles, et le
' Ann. (le Cliim. T.XXXIX, 240.
^ Phil 'IVans. 181 5 , p. 3^0.
* JFourcroy et Vauqnelin, Ann. de Chint. L. , 22.
DE l'iridium. 589
ferrocvanate de potasse les décolorent également, mais sans produire aucun précipité. Les alcalis précipitent l'oxide d'iridium , m%is ils en retiennent une portion en dissolution.
Nous ne connaissons ni la composition , ni le nombre de ses oxides; et il n'a point été lait d'expériences sur les composés que ce métdl peut former avec le chlore, Tiode ou le fluor.
III. Il est probable qu'd ne se combine point avec lazote, l'hydrogène, le carbone, le bore ou le silicium. Sa combinaison avec le phosphore n'a pas été examinée.
Vauquelin forma un sulfure d'iridium en chauffant un mélange dhvdrochlorate ammoniaco d iridium et de soufie. Le sulfure formé était une poudre noire, consistant en
IiiJium 100
Soufre 5,53*.
En supposant ce sulfure formé de i atome d'iridium et de I atùme de soufre, il s'en suivra que le poids d'un atome d'iridium est 6.
IV. Les expériences que fit M. Tennant pour former des alliages de l'iridium avec les autres métaux , lui donnèrent les résultats suivans :
Il ne put le combiner avec l'arsenic. Le plomb s'y unit facilement; mais on l'en sépare par coupellation, et l'iridium reste sur la coupelle sous l'apparence d'une poudre noire grossière. Le cuivre forme avec fnidium un alliage trèsmalléable qui, traité à la coupelle avec une addition de plomb, laisse une petite portion de l'iridium, mais beaucoup moindre que dans le cas précédent. Avec l'argent, l'iridium forme un composé qui reste parfaitement malléable. L'iridium n'en peut être séparé par la coupellation; mais il donne à la surface du boulon une teinte foncée et terne. 11 ne paraissait pas être parfaitement combiné avec l'argent, mais seub^menr disséminé a travers sa substance à l'état d une poudre fine. L'or allié avec firidium n'en peut être désuni par la coupellation ni par quartation avec l'argent. Ce composé était malléable, et diftérait peu par sa couleur de l'or pur, quoique la proportion de l'alliage fût très-cons dérable. En dissolvant for ou largeut, liridium reste sous la forme d'une poudre
Ailisge^'
* Ann. deChim. LXXXIX, a36.
5c)0 COMBUSTIBLES SIMPLES.
noire '. Vauqnelin a réussi dernièrement à former d^s alliages de l'iridium avec le plomb , le cuivre et letain. Tous ces alliages étaient malléables , et la dureté des différens mélaux était de beaucoup augmentée par l'addition de l'iridium ^
Ainsi se termine la description du second genre des combustibles simples. Ce genre comprend vingt-neuf substances, qui toutes sont des. métaux ; quoique les dix premiers aient une tendance telle à s'unir à l'oxigène , qu'il est difficile de les maintenir à l'état métallique; à-la-vérité cependant . les terres proprement dites n'ont point encore été mises à l'état de métaux.
Le poids d'un atome de chacune de ces substances, tel qu'il a été déduit des combinaisons dont elles sont parties constituantes , est ainsi quil suit, savoir :
Poids
Potassium 5 Ceriuni 6,7
d'un atome de Sodium 5 Uraiic . 1 5,625
Calcium 2,625 Zinc 4,i25
des
corps
Barium 8,75 Plomb i3
Strontium 5,5 Etain 71^7^
Magnésium .... i,5 Cuivre 8
Yttrium 4 Bismuth 8,875
Glucinium .... 2,25 Mercure 25
Aluminium.... 1,1 25 Argent 1^,75
Zirconium 4,^25 ? Or 24,875
Thorinium » Plaline 22,625
Fer 3,5 Palladium 7
Nickel.., 3,375 Rhodium i5
Cobalt 3,625 Iridium 6
Manganèse 3,5
Mais les poids des atomes des cinq derniers métaux
' M. Tcnnanl's Paper on two metals found in the powder remaininj; aftrr the solution of platina. Philosoph. Transactions. 1804. Dcscotiis ne put rc'ussir à obtenir ririttium à l'état isolé ; mais il reconnut c(ue la coulenr rouge que prennent quelquefois les précipiles du plaline, est due à la présence de ririclium. Ann. de Chim. XLVllI. 153. Fourcroy et Vaumulin ont confondu ensemble les pro-
1>riélés de Posmium cl «le l'iridium, attribuant celles de l'un et de 'autre à un métal auquel ils donnèrent le nom de ptene. Ann. de Chim. XLIX, 177 et L, 5.
> Ann. de Chim., LXXXIX , ^37.
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES. Sqî
doivent être considérés comme n'étant encore qu'imparfaitement connus, parce que les sels que forment leurs oxides soutd'uBe nature si particulière, que jusqu'à-préscnt il n'a pas été possible d'en faire assez exactement l'analyse pour déterminer les nombres équivalents pour les oxides.
La couleur, la pesanteur spéciiique , la dureté, la fusibilité et la ténacité des différens métaux qui appartiennent à ce genre, sont indiqués dans le tableau suivant, autant qu'il a été possible de reconnaître, pour chacun d'eux , ces propriétés.
! Terme de fusion.
Pesanteur
Propriétés
MÉTACX.
Couleur.
Dureté.
spécifique
Centigrades.
Wedgewood
Ténacité.
générales.
Potassium
Blauc.
Sodiuin
Blanc.
Calcium
Blanc.
BariuTO
Blanc.
Strontium
Blanc.
Magnésium
Blanc.
Yttrium
(iris.
GJucitiium
Gris.
Aluminium
Gris.
Zirconium
Blanc.
Thorinium
Fer
Gris.
1 Nickel
Blanc.
Cobalt
Gris.
Manganèse
Gris.
Cerium
Blanc.
Urane
Gris.
Zinc Bismuth
Blanc.
36oo
Piou£;eâtre. .
Blanc.
Elain
Blanc.
Plomb
Bleu.
Cuivre
Rouge.
Mercure
Blanc.
Argent
Blanc.