DU PALLADIUM
chre *. En très-peu de temps le licjuide se trouble , et il se précipùe «uie matière d'un blanc jaunâtre pâle. Ce précipite lavé , séché et exposé à une forte chaleur , biisse une matière blanche qui est le palladium ^ En chauffant cette matière avec du soufre et du borate de soude, on peut l'obtenir en un bouton métallique , capable de supporter l'action du marteau , ou de passer au laminoir.
1. Le palladium ainsi obtenu est un métal blanc qui , étant P'-opnVti»; poli , a une très-grande ressemblance avec le platine.
2. Il est plus dur que le fer forgé. Sa pesanteur spécifique varie selon l'état où il se présente. Lorsqu'il est compièteraent fondu, M. Chenevix la trouva de 1 1,8^ i ; mais celle de quelques-uns des morceaux exposés en vente , n'excédait pas 10,972 j cette pesanteur varie, suivant le docteur ^^'ollaston, de 1 1,3 à 1 1,8. Vauquelin reconnut que celle du platine laminé s'élevait à 12, avec une petite fraction; ce qui s'accorde de très -près avec le résultat d'une expérience de INL Lowrv , qui la trouva de 12,148.
3. Le palladium parait être aussi malléable que le platine lui-même ; mais il n'a que peu d'élasticité. Sa cassure est fi* breuse, et avec apparence de cristalHsation.
4. Le palladium ne s'altère point à l'air. Il exige, pour sa fusion , un très- violent desjré de chaleur. .M. Chenevix réussit à l'opérer -, mais il ne fut pas en son pouvoir d évaluer la température au moyen de laquelle il y parvint.
Vauquelin fondit le palladium sur un charbon , par un jet de gaz oxigène. En continuant de chauffer, le métal bouillait et brûlait avec étincelles brillantes. Une portion du métal, qui avait échappé à lacombustion. s'était disséminée, et condensée en très-petits grains sur la surface du charbon. Le platine fondu de la même manière, ne brûle pas comme le pailadmm, ce qui fait connaître que ce dernier métal est plus volatil et plus combustible.
IL Lorsqu'on le chauffe fortement , sa surface prend une couleur bleue ; mais par l'augmentation de la chaleur , il re- s okids; prend son premier éclat. Cette couleur bleue est due sans doute à un commencement d'oxidation. Berzelius ne put obtenir qu'un oxide de palladium. Il le forma en chauffant dans
Se] qui sera de'rrît tlans la suile.
Wollaslon, on liie Discovcry of Piliadium Phil. Trans. i8o5.
58o COMBUSTIBLES SIMPLES.
un creuset de platine , de la iiiiiailli^ de palladium avec de la potasse caustique, et un peu de nitrate de potasse. L'oxide est d'un b lia châtain, et lise dissout facilement dans l'acide hydiochtorique. Il se compose , suivant les expériences de Berzelius , de
Pallailium loo
Oxioène i^, 209
Vauquelin trouva que cet oxide , lorscju il est réduit à l'état métallique, en le chauffant au rouge , perd les o,o5 de son poids -, mais il n'est pas certain qu'il eût été préalablement dépouillé de toute son eau. En supposant que cet oxide est formé de i atome de |)alladium et de i atome oxigène ; et consiste en 100 palladium -i-- i4-^85 oxigène, le poids 'un aiome de palladium sera 7, et celui de l'oxide de palladi»im 8.
III. On ne connaît point encore de chlorure , iodure , et Jluurure de potassium.
IV^ I! n'est pas probable que le palladium se combine avec l'azote, l'hydrogène , le carbone , le bore ou le silicium. Le phosphure de palladium n'a pas été examiné. Sulfure. V. Le palladium s'unit très-facilement au soufre. Si, lors-
qu'il est fortement chauffé , on y ajoute un peu de soufre , il le fait entrer immédiatement en fusion, et le sulfure continue d'être liquide, jusqu'au rouge obscur. Il est plus pâle que le métal pur , et extrêmement cassant. Par la chaleur et par l'exposition à 1 air , le soufre se dissipe peu-à-peu , et le métal reste à fétat de pureté.
D'ap'ès les expériences de Vauquelin , le sulfure de palladium est un composé de
Palladium 100
Soufre 24
En considérant comme exacte l'analyse de l'oxide de palladium par Berzelius, 100 palladium doivent se combiner à 28,.^ d'- soufre.
Sesaiîhges VI. M.Chcuevix essaya de former des alliages du palladium avec dilférens métaux, et il oblmt les lésuliats suivans :
I. Parties égales de palladium et d'or fondus ensemble dans un creuse' , formèrent mi alliage de couleur grise , dont la dureté était à- peu- près égale à celle du fer forgé. Cet