ALLIAGES. 5()J
chimie des alliages est encore bien incomplète. Plusieurs d'eutr'eux n'ont jamais été examinés , et les pioportions de prtscjue tous sont encore inconnues. On u'a pas non plus trouvé jusqu'à présent de procédé exact pour déterminer les affinités des métnux eutr eux. Leurs alliages sont beaucoup mieux connus des artistes et des manufacturiers que des chimistes : mais un travail suivi sur ces alliages, dans l'état actuel des connaissances chimiques, conlrihuerait essentiellement, sans doute, au perfectionuruieut de quelques-unes des branches les plus importantes de l'industrie humaine.
La fragilité et la malléabilité de ces alliages sont leurs qualités les plus pssentielb-s sous le rapport de leur emploi dans les arts, de même que le changement de volume qu'ils éprouvent pendant 1^ combinaison qui les forme , est leur propriété la plus importante pour les chimistes.
On a formé les trois tables suivantes de ces propriétés, xabie autant qu'd a été possible de les bien reconnaître dans tous les alliages métalliques. La première comprend les alliages des métaux malléables eotr'eux-, la seconde , les alliages des métaux cassans ; et la troisième, les aUiages des uvétaux malléables avec les métaux cassans.
Dans ces trois tabl^^s, la lettre M signifie malléable ; C cassant; S, sous-malléable, expression qui indique que le métal est malléable dans de certaines proportions, et cassant dans d'autres ; 0 indique que le métal n'est pas susceptible d'union. On emploie le signe -+- lorsque le volume de l'alliage e^t plus grand que celui des métaux séparément, et le signe — lorsque ce volume du mélange est plus petit. Le premier indique qu'il y a eu expansion dans la combriiai- SOD, et le second, qu'il y a eu contraction.
des aliiagei
T.VBLE PREMI Zinc
ÈRi. — Métaux malléables.
Plomb
Etain
Nickel
Fer
Cuivre
Iridium
Potassiurti
Sodium
Palladium
Mercure
Argent
Platine
Or
Titane
TABLE II. — 3Ié taux cas S ans.
Tungstène
Ghrome
Urane
.Molyî)dèné
Manganèse
Gobait
Arsenic
Tellu
re
Antimoine
un 1 II» Il ^tt
Bismuth
METAUX