DU TITA?CI
lx)urg,^n 1798 ' , et Lampadius en i8o3 , s'occupèrent aussi de recherches sur ce métal, sur lequel Laugier fit une nouvelle suite d'expériences, qu'il publia en i8i4*-
On peut obtenir l'oxide de titane en procédant ainsi qu'il suit. On réduit en poudre le minéral appelé titanite , et on le met en fusion avec deux fois son poids de potasse caustique. Après avoir fait digérer dans l'eau la masse fondue, on décante le liquide, contenant tout ce dont il avait pu se charger : ou dissout dans l'acide hydrochlorique la matière rouge brunâtre qui reste, puis on verse dans cette dissolution filtrée, un peu d'acide oxalique ou d'oxalate d'ammoniaque. Il se forme un précipité blanc caillé; ce précipité bien lavé et séché, est l'oxide de titane à l'état de pureté.
Laugier essava de réduire cet oxide à l'état métallique en le formant avec une suffisante quantité d'huile en une pâte , qu'il chauffa pendant six heures dans un fourneau de forge. La masse, après son refroidissement, offrait trois couches distinctes. La couche du centre était formée d'aiguilles brillantes, semblables à de foxide noir de manganèse dans son état de cristallisation. La surface consistait en une couche brune très-mince, semblable à l'oxide de cuivre. Entre ces deux couches , celle movenne était remplie de cavités , et avec la couleur jaune d'or!! C'est cette dernière couche que Laugier considéra comme étant le titane à l'état métallique. Son éclat est considérable, il est cassant; mais, lorsqu'il est réduit en plaques minces , il a beaucoup d'élasticité. 11 est très-infusible ^.
IL Le titane se ternit à l'air, et il s'oxide aisément par la S'oxid«. chaleur en prenant une couleur bleue. En le projetant dans du nitrate de potasse rouge de feu, il détone *.
11 semble susceptible de former trois oxides différens, savoir: l'oxide hleu om^ pourpre , le rozige et le hlanc.
I . En exposant le métal à l'air , il absorbe l'oxigène; et par protoxid*. cette absorption , le protoxide ou l'oxide bleu ou pourpre est produit.
1. Le deutoxide ou oxide rouze de titane se trouve dans Deutoiivie.
* Cren"<; Annals. 1-99. I, i83.
» Ann. cle Chim. LXXXIX, 3o6.
• ]\ichnlson's Journnl. VI , 62.
^ Lanioaiîius , 3»io)ioison's Journ. VI, 62.
Un
la nature. On le rencontre souvent cristallisé en prismes à quatre pans. Sa pesanteur spécifique est d'environ 4,2 , et il est assez dur pour rayer le verre. Chauffé, il devient brun et poussé à un feu très-violent, il se volatilise en partie. En l'exposant à une chaleur convenable avec du charbon, ou le réduit à l'état métallique.
p«roxide. 3. Le peroxide ou oxide blanc peut s'obtenir en fondant l'oxide rouge dans un creuset avec quatre fois son poids de potasse, et en dissolvant le tout dans l'eau. Il se précipite aussitôt une poudre blanche qui est le peroxide ou oxide blanc de titane. Vauquelin et Hecht l'ont trouvé composé de 89 parties d'oxide rouge et de 1 1 parties d'oxigène. '°ies^'^^ in. I . Le titane ne paraît pas susceptible de combinaison combustibles, avcc le soufre ' .
Phosphure. 2. M. Chenevix est parvenu à former le phosphure de titane de la manière suivante. Il mit un mélange de charbon et de phosphate de titane ( combinaison d'acide phosphorique avec l'oxide de titane), et d'un peu de borax^ dans un double creuset bien luié et exposé à un feu de forge. La chaleur fut modérée d'abord , puis successivement augmentée pendant trois quarts d'heure, et maintenue pendant une demiheure au plus haut degré possible. On trouva dans le creuset le phosphure de titane sous la forme d'un bouton métallique. Ce phosphure es» d'un blanc pâle, cassant et grenu-, il est infusible au chalumeau *.
Alliages. IV. Vauqueliu et Hecht essayèrent sans succès de former des alliages du titane avec l'argent, le cuivre, le plomb et l'arsenic; mais ils parvinrent à en opérer la combinaison avec le fer, et à obteuir un alliage de couleur grise, entremêlée de pa: ticules jaunes brillantes ; ils ne purent réussir à fondre cet alliage.
Les autres propriétés de ce métal sont encore inconnues.
Telles sont les propriétés de ce genre de corps , autant qu'elles ont pu être jusqu à présent examinées.
1 . Leurs caractères les plus marquants se trouveront exposés dans le tableau qui suit:
* Gregor.
' IVichoUon's Journal. V, i34.
MÉTAUX