DU COLUMBIUM OU TANTALE
ar Berzelius sur des poids déterminés de tantale oxidé à aide dh nitrate de potasse, donne pour la composition de l'acide columbique :
Tantale loo
Oxigène 5,485
D'après les déterminations de Berzelius , le columbate de barite est formé de
Acide columbique lOO :24,4
Barite 4o 9,75
Ce qui ferait le nombre équivalent pour l'acide columbique 24,4 ? ™^is on ne peut s'en rapporter avec confiance à l'anah^se, puisque nous ne savons même pas si le composé était un sel neutre.
Si nous supposons l'acide columbique formé de lOO tantale •4- 5,5 oxigène , ce qui s'écarte très-peu des nombres de Berzelius; et si de plus, nous considérons cet acide comme consistant en i atome de tantale -H i atome d'oxigène, alors le poids dun atome de tantale serait 18, et celui d'un atome d'acide columbique 1 9 -, car 1 00 ; 5,5 * * 1 8 * 1 ou à-peu-près ; et dans l'état actuel de nos connaissances, nous pouvons nous contenter de cette détermination. En la regardant comme exacte, le columbate de barite de Berzelius serait un composé de 1 i acide -+- 1 barite, ou de 3 acide -4- 2 barite.
IV. En cbauffant très-fortemer.t dans un petit creuset un ^"J.^" mélange d'oxide de tantale et de limaille de fer, cet oxide
est réduit à l'état métallique et forme un alliage avec le fer. Cet alliage a l'apparence de la fonte de fer blanche , mais sa texture n'est pas cristalline. Il est assez dur pour rayer le verre. L'acide hj^dro-cliloro- nitrique dissout facilement le fer , et laisse le tantale sous la forme d'une poudre grise.
V. L'alliage du tungstène et du tantale ressemble au tantale pur; mais il est beaucoup plus ferme et plus dur, et il prend aisément le poli.
SECTION VI
' Du Titane.
Histoire. I. M. GrégoF ayant examiné , en 1791 , un sable noir qui a beaucoup de ressemblance avec la poudre à canon, qui se trouve dans la vallée de Menachan , dans le Cornouaiiles , il reconnut qu'il était presqu'entièrement composé de fer et d'oxide d'un nouveau métal, auquel il donna le nom de menachine ^ 11 essaya en vain de réduire cet oxide; mais ses expériences suffirent pour démontrer la nature métallique de cette substance , et que le métal qu'elle contenait avait été jusqu'alors absolument inconnu. Quelque curieuse et intéressante que fut cette analyse, elle ne parut pas avoir excité une grande attention , puisque personne ne songea depuis à la répéter ou à vérifier les conclusions de M. Grégor.
Mais, en 1796, Klaproth publia l'analyse qu'il avait faite d'un minéral rouge brunâtre , connu des minéralogistes sous le nom de schorl rouge. Il le trouva entièrement composé de l'oxide d'un métal particulier qu'il appela titane"- . 11 essaya aussi en vain de réduire cet oxide, mais ses expériences ne laissèrent aucun doute sur sa nature métallique. En examinant depuis, en 1797, le minéral noir analysé par M. Grégor, il le trouva composé des oxides de fer et de titane^. Ainsi, î analyse de M. Grégor était exacte; son menachine était le même métal que le titane.^ et par conséquent la découverte originale lui en appartenait incontestablement. Le mot titane a été préféré par les chimistes pour désigner ce métal, à raison de la grande célébrité et autorité de l'illustre savant qui le lui avait donné- Vauquelin et Hecht répétèrent, en 1796, les expériences de Klaprolli; ils en confirmèrent les résultats, et ajoutèrent quelques nouveaux faits à son travail sur le titane, lis parvinrent à réduire une très-petite portion de l'oxide de titane à l'étiit métallique'^. Lowitz, de Peters-
» Journ. clo Phys. XXXIX, 72 et i5a.
« Beitrage. I, 233.
3 Ihid. il.22S.
■* Jcurn. des Mines. N.° î5, p. 10,