‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 17 sur 136 · Quelques substances, telles que l'eau , sont /m^/5r>a · texte numérisé non relu

Quelques substances, telles que l'eau , sont /m^/5r>a

Opacité ^ ^ 7 • . TL ^ 1 1 -^ 1' 4-

et rentes^ ou laissent un libre passage a la lumière; d autres, spaience. ^^^^^g le fcr, soHt opaques et ne peuvent être traversées par elle. 11 n'y a cependant aucun doute que les molécules des corps ne soient assez distantes les unes des autres pour permettre la libre transmission de la lumière. Leur opacité et leur transparence dépendent donc de toute autre cause que de celle de l'écarteraent de leurs molécules. On ne 'peui, suivant Newton , donner une explication plus satisfaisante de la transparence des corps, qu'en supposant dans les molécules de ceux de cette nature, un arrangement' uniforme, et une densité égale. Lorsqu'un rayon de lumière entre dans ces corps, il est attiré également dans tous les sens, et se trouve dans le même état que s'il ne l'était pas du tout. Il passe donc à travers le corps sans obstacle. Dans les corps opaques, au contraire, l'arrangement des molécules étapt irrégulier et leur densité variable, le rayon de lumière inégalement attiré, est forcé de changer continuellement sa direction , et il ne peut s'y frayer une route.

5. Lorsqu'un rayon de lumière passe à travers un 'Jjuïk°° corps cristallisé transparent, dont la forme primitive n'est

ni nn cube, ni un octaèdre régulier, il s'y divise en deux rayons distincts ; l'un de ces rayons est réfracté à la manière ordinaire, tandis que l'autre subit une réfraction extraordinaire. Il s'en suit que lorsqu'un objet est vu à travers un cristal de cette espèce, il paraît double : on appelle corps à double réfraction ceux qui produisent ces effets dans le rayon de lumière. Hnygens fut le premier des physiciens qui établit et expliqua les lois de cette double réfraction. La chaux carbonatée rhomboidale, ou spatb d'Islande, est une des substances qui jouissent de cette propriété au plus baut degré.

^., Si un ravon de lumière tombe sur une surface cl'un„ , . ,. plan de verre poli et non etame, de manière a lormer avec Je plan un angle d'incidence de oo^ 25', le rayon sera réfléchi en ligne droite, en faisant l'angle de réflexion égal à l'angle dincidence: supposons un autre plan de verre également poli et non étamé, placé de manière que le rayon réfléclii y tombe aussi, sous un angle de oS'^ 25' : on peut faire tourner le second plan autour de son axe^ sans que l'angle qu'il fait avec le rayon qui tombe sur lui, varie; mais il se présente une circonstance très-curieuse qu'on peut observer à mesure que ce second plan tourne. Supposons les deux plans de réflexion disposés parallèlement entre eux : alors le rayon de lumière est réfléchi par le second plan de verre de la même manière qu'il l'est par le premier; actuellement si l'on Tait tourner le second plan d'un quart de cercle , de manière que les deux plans de réflexion soient perpendiculaires entre eux, le rayon passera en totalité, et sans quil en soit rien réfléchi, à travers le second plan de verre; si l'on fait tourner ce même second plan dun autre quart de cercle , de manière que les deux plans se retrouvent dans une position parallèle, le rayon sera réfléchi de nouveau par le second plan comme la première fois; si l'on fait tourner le second plan des trois quarts de cercle, le rayon de lumière sera de nouveau transmis en totalité et sans qu'il en soit rien réfléchi. Ainsi, lorsque les plans de verre réflecteurs sont disposés parallèlement entre eux, la lumière est réfléchie; mais lorsqu'ils sont placés dans une position perpendiculaire, l'un à l'égard de l'autre, la lumière est transmise. On voit donc que la lumière peut pénétrer un plan de verre, lorsqu'il lui est présenté dans une certaine position, et que, dans une autre position de ce plan de verre, cet effet n'a pas heu.

Malus, qui observa le premier ce fait important, l'expliquait en assimilant l'effet que la lumière avait subi, à celui qu'éprouvent des aiguilles magnétiques soumises à l'action d'un aimant. Il appelle en conséquence^ cette propriété de la lumière, ^di polarisation. Depuis la mort de ce savant, l'étude des phénomènes de la polarisation de la lumière a été continuée avec un grand succès par MM. Biot et Arago , ainsi que par le docteur Brewster, qui ont découvert beaucoup de faits nouveaux sur cette propriété importante de la lumière.

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