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Tous ces phénomènes s'accordent exactement, comme on pouvait s'y attendre, avec la supposition que l'intensité de la force de réflexion est en raison inverse de cefle de rayonnement : M. Leslie a fait voir que cet effet n'a lieu qu'à la surface antérieure des réflecteurs; car lorsqu'on emploie un verre étamé , le pouvoir ne change pas , soit qu'on enlève l'étamage, soit qu'on en dépolisse au sable, ou à l'émeri, la surface postérieure ^
D'après ce qui vient d^étre dit des phénomènes du rayonnement du calorique en ce qui concerne la surface rayonnante, le réflecteur et la boule focale, il n'est plus possible de douter que le calorique ne rayonne effectivement de diffé-
Leslie, p. 106. Ibid. p. ai.
rentes surfaces, et que les corps ne diffèrent considérablement enrre eux dans leur pouvoir rayonnant. Il paraît également démonlré que les corps ne diffèrent pas moins entre eux dans leur pouvoir de réfléchir k calorique, et que rintensité de ce dernier pouvoir est toujours en raison inverse de l'intensité du premier. Mais avant de pouvoir établir notre jugement sur le mode de cette émanation calorifique dans ces circonstances, il convient d'examiner l'influence que les différens milieux peuvent avoir sur le rayonnement, et l'effet produit par les obstacles interposés entre la surface rayonnante et le réflecteur. Ces deux circonstances ont été prises en considération par M. Leslie avec sa sagacité ordinaire.
Le raycane- 1^. Daus tous les cas ordiuaires , l'air est le milieu à traqne dans !«" vcrs Icqucl le calorique est rayonné, et il paraît, d'après les ""ïques^^^'' expériences de M. Leslie , que ce rayonnement n'est pas sensible lorsque la boîte d'étain, le réflecteur et le thermomètre différentiel sont plongés dans l'eau. Il en conclut qu'il n'y a rayonnement de calorique que lorsque le corps rayonnant est placé dans un milieu environnant, élastique; mais ces expériences ne paraissent pas devoir suffire pour déterminer une seuiblable décision. En effet, le refroidissement des substances plongées dans l'eau est si prompt, que le thermomètre peut à peine être affecté , et il ne s'écoule pas assez de temps pour que ie calorique soit accumulé dans la boule focale en quantité suffisante pour occasionner une élévation sensible.
Le calorique rayonne à travers tous les corps gazeux qui ont été essayés. D'après les expériences de M. Leslie, il paraît que raltération du milieu environnant n'influe pas sensiblement sur le rayonnement. La force en est la même, au moins, dans l'air et dans le gaz hydrogène; les gaz oxigêne et azote, semblent avoir à cet égard les mêmes propriétés que l'air.
Diminué par la M. Leslic a également trouvé que la raréfaction de l'air environnant diminue un peu l'énergie rayonnante des surfaces, mais que cette diminution a heu en degrés divers dans les différens gaz. La table suivante , calculée d'après ses expériences, indique, suivant lui, la diminution du pouvoir rayonnant, dans l'air et le gaz hydrogène, dans des états différens de raréfaction.