‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 27 sur 136 · La connaissance exacte de la dilatation des corps gazeax · texte numérisé non relu

La connaissance exacte de la dilatation des corps gazeax

étant souvent d'une grande importance dans les recherches Expansica chimiques, on a fait beaucoup d'expériences pour la déter- ^^^s'^*miner -, mais les résultats en ont été si variés et tellement discordans, qu'il n'avait pas été, jusqu'à présent, possible de se fermer une opinion à se sujet. La principale cause d'in-

yS COnPS IMPONDÉRABLES.

certitade dans ces résultats provenait de ce que les vaisseaux. employés k la mesure de cette expansion des ^az, n'ayant pas été assez complètement dépouillés d'eau, l'application dn calorique convertissait des portions de cette eau en vapeur, dont le mélange avec le gaz déguisait le changement réel de volume qu'il avait éprouvé. C'est à cette circonstance qu'on doit attribuer la différence dans hs déterminations de Dehic, du général Roy, de Saussure, deDuvernois, etc.; heureusement cet objet a dernièrement fixé l'attention de deux physiciens connus par leur sagacité ainsi que par leur précision , et leurs expériences, faites avec toutes les précaïuions convenables , nous ont donné la solution dn problême. Celles de M. Dalton, de Manchester, ayant été lues à la Société philosophique de Qptte ville, au mois d'octobre 1801, et publiées en 1802 ^, c'est à lui qu'appartient l'honneur de la découverte de la loi de la dilatation des corps gazeux -, car ce ne fut que plus de six mois après que parut la dissertation de Gay - Lussac sur le même sujet *. Les expériences de M. Dalton sont reuiarquables par la simplicité de l'appareil dont il s'est servi, et par la facilité qui en résulte pour les répéter. Cet appareil consiste uniquement dans un tube de verre, ouvert à l'ime de ses extrémités et divisé eu parties égales. On y introduit, après l'avoir convenablement desséché, le gaz qu'on veut examiner, et on remplit le tube de mercure depuis son extrémité jusqu à un point donné. On y applique alors la clialeur , et on évalue la dilatation de l'air par la quantité de mercure qui en est poussée dehors. L'appareil de Gay - Lussac , beaucoup plus compliqué, n'en est pas moins de la même précison; et comme ses expériences ont été faites sur des volumes d'air plus considérables, la coïncidence de leurs résultats avec ceux obtenus par M. Dalton, ajoute singulièrement à la confiance qu'on peut y avoir.

L-expansion D'après les expériences de ces savans , tous les corps r* s'^oul^k■! ?"2enx quelconques éprouvent la même expansion par l'ad- -orp'gazeus. dilicH d'uuc quantité égale de calorique, lorquils sont placés dans les mêmes circonstances. Il suffit alors de connaître la loi d'expansion que suit un corps gazeux quelconque pour

* Bîancheslcr, Mem. Y, 5c)3.

» Ann. de CLim. XLIII, iS;,

pouvoir déterminer avec précision la mesure de la diiatatiou de^ous. Or, on voit, parles expériences de Gay- Lus>ac, que l'air chauffé de zéro à loo®. centig. j est dilaté de 100 parties à i'ày.5^ et que, par conséquent, Taugnier.talion de volume pour loo® centig. est de 3y.5 parties; en faisant le volume à zéro de température . égal à l'unité , l'augraentatiou est égale h 0,3-5 parties , ce qui donne — ^-^ = 0,003-5 pour chaque degré du thermoraèire centigrade. Dalton trouva que l'air chauffé de 55 à 2 1 a" du thermomètre de Fahrenheit se dilate , de loo parties, à i32,5, ce qui représente une augmentation de volume de ^^ pour chaque degré du thermomètre de Fahrenheit , ou —— = 0,00073 pour chaque degré du thermomètre centigrade. Ce résultat diffère de la détermination de Gay-Lussac tout aussi peu qii'on pouvait l'attendre d'expériences aussi délicates.

ïi semhle résulter des expériences de Gav-Lussac ^ que la vapeur de feau, et celle de l'éther sulfurique, éprouvent la même dilatation que l'air, par la même élévation dans leur température. On en peut aloi s conclure que tous les fluides élastiques se dilatent également et uniformément' pu- lés mêmes quantités de calorique. La rahle suivaiite indique le volume dune quantité donnée d'air à toutes les tempe rai ureé

de zéro à loo'* centi?. V^

CORPS IMPONDERABLES.

Dilatation

de l'air.

TKMPÉ RATURE.

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