‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 28 sur 136 · IOI874 5.55 io2o · texte numérisé non relu

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Expansion 3. L'ExpansioD dcs liquides diffère de celle des fluides élasd«ii(ïuide5.|jq,jpg non-seuleaient en quantité, mais encore parce qu'elle n'a pas uniformément lieu par des additions égales de calo- .rique. Cette différence paraît provenir de la fixité, ou de la volatilité des parties composantes de ces corps ; car en général, ceux descorpsliquidesdontlebullition a lieu aux températures les plus basses, ou qui contiennent quelqueprincipe susceptible de prendre facilement la forme gazeuse, sont aussi ceux qui se dilatent le plus par une quantité donnée de calorique ajouté. Ainsi, par une même augmentation de température, Je mercure se dilate beaucoup moius que l'eau , qui entre en ébulL'îion à une température de beaucoup inférieure à celle

avec température.

DU CALORIQUE. ^t)'

qu exige le mercure, et la dilatation de l'alcool est beaucoup plus consic^rable que celle de Teau, parce que le terme de .son ebuUition est moins élevé. L'acide nitrique se dilate aussi beaucoup plus que Tadde sullurique, uon-seideraent parce que le premier de ces acides entre en ébuUilion à une température moins élevée, mais encore parce qu'une portion de cet acide a de la tendance à prendre la forme dun fluide élastique. Cette règle de la dilatation des liquides est au moins celle que j'ai reconnue dans tous ceux que j'ai examinés jusqu'ici sous ce rapport, et j'en conclus qu'on peut considérer comme un fait assez général, que plus la température nécessaire pour faire bouillir un liquide est élevée, moins il y aura de dilatation produite dans ce liquide, par ime addition de calorique, ou, en d'autres termes , que lexpansibilité des liquides est à-peu-près en raison inverse de leur température d'ébullition.

4. Une autre circonstance relativement à la dilatation des Augment* liquides, mérite une attention particuL'ère. L'expansibilité dcj^ chacmi d'eux semble augmenter avec la température; ou, en d'autres termes, plus la température dun liquide est voisine de celle de son terme d'ébullition , et plus grande est la dilatation que ce liquide éprouve par l'addition d'un degré

de calorique; et, dun autre coté, plus la température d'un liquide s'éloigne de celle à laquelle il corumence à bouillir, et moins il y a d'augmentation produite dans son volume par l'addition d'un degré de calorique; il en résulte que l'expansibilité des liquides augmente d'autant plus lentement que le terme d ébullition est plus élevé.

5. Ces observations suffisent pour nous faire juger que la Ka point densité des fluides n'influe en aucune manière sur leur faculté ^^eurTuS" de dilatation, mais qu'elle dépend de la quantité de calorique

qui leur est nécessaire pour les amener à l'état d'ébullition et les convertir en fluides élastiques. Nous ignorons entièrement j(\squ'a présent pourquoi ce changoment d'état exige , xlans différens liquides, des températures diverses.

6. La table qui suit présente la dilatation de différens liquides, depuis la température de zéro, jusqu'à celle de 1 00 degrés centigrades , en supposant le volume de ces liquides a zéro^ égal à i.

8o COnPS IMPONDERABLES.

Acicleîiydrochlonque*(pes.spéc. 1,157). 0,0600 -h

Acide nitrique ^ (pes. spéc. i,4o). ... 0,1100 ^

Acide suilnrique * (pes. spéc. i,85). . . 0,0600 tV

Alcool ^ 0,1100 i

Eau * Ojo466 -h

Eau saturée Je sel commun ^ o,o5oo -h

Etiu r sulplmrique ^ 0,0700 t+

Huiles fixes * 0,0800 -,V

Huile de térébenthine ' 0,0700 TV- Mercure ' . 0,0200 50

Mercure ^ 0,01872 i',

Mercure ^ 0,0168 tî

Mercure '^ 0,01738 h

Mercure ^ 0,0 i5o "66

' Dalton, New System of chimlcal Philosophy, I, 3G, » Lord Charles Cavendish.

3 Général Roy.

* Haellstroem, Gilbcrl's Annalen . XVII , 107.

* Lalande et Delisle, ihid. , p. 102.

Dt CALORIQUE.

bl

Gilp

Le docteur Young a formé, d'après les expériences de Ipin et de Kirwan', sur TexpansioD de l'eau, la table qui suit:

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