II. Combustion
Il ny a peut-être pas de phénomène plus étonnant en lui-même , plus intéressant sous le rapport de son uti- Phénomène» îité , et qui ait attiré plus particulièrement fattention des combunion. clùmistes, que la combustion. Lorsqu'on chauffe une pierre, ou une brique, ces corps n'éprouvent d'autre changement qu'une élévation dans leur température; lorsqu'ils soot abandonnés à eux-mêmes, ils se refroidissent aussitôt et reviennent à leur premier état; mais il n'eu est pas ainsi des corps combustibles. Lorsqu'ils ont été chauffés à un certain point, à fair, ils deviennent très-promptement beaucoup plus chauds qu'ils n'étaient , ils continuent à l'être ainsi pendant un temps considérable , en envoyant aux corps envirounans un courant abondant de calorique et de lumière. Cette émission, après une certaine période, commence à diminuer, et à la lin elle cesse totalement. Le combustible a éprouvé alors le changement le plus complet : il est converti en une substance qui a des propriétés très-différentes, et qui n'est plus suiiceptible de combustion. Ainsi, lorsqu'on tient pendant quelque temps du charbon de bois à la température de 4270 centigr. , il s'allume, devient d'"une chaleur intense , et donne pendant long-temps du calorique et de la hunière. Lorsque cette éuiission cesse, le charbon a totalement disparu, à l'exception d'un résidu peu considérable de cendres. il a été presqu'entièrement converti en gaz acide carbonique , qui s'est dégagé , si l'expérience ne se fait pas dans des vaisseaux propres à le recevoir. Si on a recueilli ce gaz, . on trouve que son poids excède de beaucoup celui de la toîahié du charbon consumé.