Pktine
Il est très-remarquable que lorsque des métaux sont mis à
l'étaî d'iguitiou par l'électricité, ils restent plus longtemps
rouges que lorsqu'ils sont portés au même degré de chaleur
par un feu ordinaire. Il serait dilficile d'opérer ainsi l'igni-
tion d\m ïi\ de zinc; mais cet effet est aisément produit au
moyen d'une b'^itteric galvanique.
Chaleur ^' Toules Ics fo!s quc dcuxcorps, dans des états d'éiec-
dégagée par trisatiou différens, Fuu en plus, l'autre en moins , sont apprenne décharge j » i, i r i ' . , ' , , . ' , , ^ ^
électrique, cncs t un dc iautrc , de raamere a produtre luie décharge et détruire l'excitation , il y a toujours dégagement de chaleur. Quelle est la cause de cette chaleur? Ceux, qui considèrent les deux états d'électrisation comme étant dus à deux fiuidcs distincts, répondent a-isément à cette question. La chaleur, disent-ils, ])rovient de l'union des deux électricités. Tant qu'elles sont séparées elles produisent les phénomènes électriques: mais, lorsqu'elles sont unies, elîrs perdent leurs propriétés électriques, et ii en résulte la chaler.r. Mais il ne sera pas aussi facile de satisfaire à la question, aux physiciens anglais, qui n'admettant pas l'existence de l'électricité négative comme substance distincte, la considèrent comme la privation, dans un corps, d'une portion de la dose d'électricité quil possède dans un état neutre. Théorie 4- Berzelius a établi une théorie de la combustion et de
deEerzôiius, l'affinité chvinique , qui paraît être très-plausible. Elle a été
sur la coinbus- ^ ' " i • i i-r>
tiou. adoptée, ou dans son entier, ou avec quelques modiiications, par plusieurs des chimisies les plus éminens de l'époque ac- ' tuclle. Suivant Berzelius, tous les corps, qui ont de l'affinité entre eux, sont dans deux états opposés d'électricité; et plus chacun de ces corps est fortement excité, et plus leur affinité s'accroît. Lorsque ces corps s'unissent, les électricités opposées sont neutralisées, soit totalement, soit en partie; et cette neutralisation produit les phénomènes de la combus- • tion , savoir: dégagement de lumière et de chaleur. Si, comme modiûcaiion à cette théorie, on adoptait l'hypothèse fran-
* Phil. Trans. i8ir>,p.367.
çaise , q^e l'électricité^ résineuse est un fluide distinct , tout aussi-bien que l'électricité vitrée; si, de plus, ou supposait que luniou de ces deux électricités constitue lé corps qui- est capable, suivant les circonstauces, de prendre la forme de calorique ou de lumière , alors les phénomènes de la combustion deviendraient susceptibles d'une explication simple et complète. L'hypothèse est plausible; mais elle ue peut être adoptée avec sûreté tant que la théorie de l'affinité chimique deBerzelius n'aura pas été mieux démontrée qu'il o'a été possible de le faire jusqu'à présent. Que chaque corps de la nature ait son état particulier et permanent d'électricité, qu'il ne perd jamais , si ce n'est lorsqu'il se combine avec un autre corps; que les corps qui se combinent soient toujours dans deux états opposés d'électricité, c'est ce que , dans la plupart des cas, on doit plutôt considérer conune assertions que comme des conséquences déduites des phéngmènes. L'oxigène et le chlore, par exemple, sont deux#:>rpç, qu'on regarde comme étant toujours électrisés négativement; le phosphore et le soufre, avec les"quels ils s'unissent,, sont électrisés positivement. Admettons que ces conséquences se déduisent réellement des expériences galvaniques deBerzelius, confirmées par Davy. L'oxigène et le chlore peuvent s'unir ensemble et former par cette union des composés permanens. Je considère ce fait comme ne pouvant se concilier avec la doctrine de l'affinité chimique de Berzelius prise dans sa pkis grande extension. La raison de lunion , dit-il, est que l'oxigène est beaucoup plus intensivement négatif que le chfore. Mais si félectricite négative est un fluide particulier, dont les molécules se repoussent entre elles, je ne vois pas comment des corps chargés de cette électricité peuvent s'unir; ou, de toute manière, l'union de ces corps détruit Thypothèse que Taffinilé chimique dépend des différens états d'électricité des corps. Ce sujet demanderait à être examiné avec beaucoup plus d'attention qu'il ne l'a été jusqu'ici, avant que la théorie de BerzeUus puisse être ou adoptée ou rejetée.