‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 54 sur 136 · I .*/> T ^ 1 v'i n'J de 1 eleclricue · texte numérisé non relu

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lui-même sur la surface des corps; caria quantité de ce tluide qu'il est possible d'accumuler dans un corps, est toujours proportionnelle à sa surface. Si l'on charge également d'électricité deux sphères métalliques de même diamètre, dont l'une creuse, et lautre solide, la quantité du fluide, accu-

* Phil. Trans. 1776, p. 196.

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miilée dans la spliére creuse, sera exactement la même que celle accmiinlée dans la sphère solide. M. Poisson a dernièrement déterminé, par le calcul, ce mode de distribution de l'électricité à la surface des corps, et découvert la loi suivant laquelle elle s'établit. Si le corps électrisé est une sphère , la couche du fluide sera d'une épaisseur égale sur toutes les parties de la surface. Si le corps électrisé est un ellipsoïde, la couche du fluide sera la plus épaisse au sommet du plus grand axe, et la plus mince au sommet du plus petit. Tout le fluide électrique prendra la forme d'un ellipsoïde concentrique , forme qui est déterminée par ces lois. Dans tous les cas , la surface extérieure de la couche du fluide électrique est la même que celle des corps, et par conséquent, le problème se réduit à trouver la forme de la surface intérieure. Si les deux sphères électrisées sont en contact, le point de contact est neutre, ou il n'y a point d'électiicité libre à ce point ; et dans chaque sphère, la quantité d'électricité accumulée est la plus grande au point le plus éloigné du point de contact. La quantité d'électricité, dans chacune des sphères, va croissant du point de contact au point qui en est le plus éloigné, où cette quantité d'électricité est à son maximum, d'après une loi déterminée, pour une grande variété de cas, par M. Poisson^ et qui dépend du rapport entre les rayons des sphères. Ainsi, dans le cas de deux sphères dont le diamètre de la première était à celui de la seconde comme i à 2 , les épaisseurs relatives des couches d'électricité, aux distances suivantes du point de contact, furent, savoir:

Jusqu'à 3oo du point de contact. Insensible.

Lorsque le corps conducteur, dans lequel l'électricité est accumulée, se termine par une extrémité aiguë, l'accuraulation de l'électricité, à ce point , est beaucoup plus grande que si celte extrémité était hémisphérique. C'est la raison pour laquelle un corps pointu décharge beaucoup plus facilement l'électricité qu'un corps arrondi-, d'où résulte 1 avantage supérieur des pointes à l'extrémité des verges de paratonnerres.

(lu^aiSime. 9' ^^ ^^^ ap})lique une plaque de zinc isolée sur une

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plaque de cuivre aussi isolée, et qu'après avoir séparé ces plaques, on examine Tétat d'électricité de chacune d'elles, au moyen du condensateur de Volta, on reconnaîtra que ces plaques de zinc et de cuivre sont l'une et l'autre à l'état d'excitation; que le zinc a l'éltCtricilé vitrée, et le cuivre l'électricité résineuse. Ce fait fut découvert par Volta, lorsqu'il répétait, en 1791 , les expériences faites, en 1789, par Galvanî sur les grenouilles, dans ses recherches sur lexcitabilité des organes musculaires par l'électricité. Volta conclut de sa découverte, que ce que Galvani appelait e'/ectricUé animale^ résultait de faction de l'électricité ordinaire. Galvani avait reconnu, par hasard, que si après avoir mis à nu le nerf crural et les muscles lombaires d'une grenouille, on plaçait une plaque de zinc sur le nerf, une plaque de cuivre sur le muscle, et que les plaques métalliques étant dans cette position, on établît le contact entre elles, les muscles de la grenouille entraient immédiatement en convulsions violentes. Galvani attribua ces convulsions aux effets d'un fluide qu'il appela électricité animale y fluide qui, dans son opinion, était logé dans le nerf, et transmis aux muscles par les métaux. Volta considéra ce phénomène comme un effet de félectricité développée par le contact des deux m.étaux, et qui, quoique faible, pouvait cependant suffire pour produire celte action sur des organes d'une nature aussi délicate. Après avoir médité pendant environ neuf ans sur ce sujet, Volta découvrit qu'on pouvait obtenir un courant d'électricité, continuellement fourni pendant un temps considérable, au moyen dun appareil qu'il imagina ainsi qu'il suit : il se procura 4o ou 5o disques de zinc, et un même nombre de disques de cuivre -, les uns et les autres de la même dimension, de celle d'une demi-couronne ; il se munit aussi d'un même nombre de rondelles de drap imbibé d'une dissolution saturée de sel marin; et il ar* rangea le tout dans l'ordre ci-après, savoir:

T. Disque de zinc.

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