‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 59 sur 136 · DU CHLORE. 21 J · texte numérisé non relu

DU CHLORE. 21 J

dégagement d'un gaz, qui entre dans le flacon, y déplace Teau et le remplit. Aussitôt que le flacon est plein du gaz dégRgp, on le retire et on le fei me exactement avec nn bouchon de verre usé à l éuieri et tout préparé à cet effet. On substitue un autre flacon au premier, et ainsi successivement jusqu'à ce qu'on ait obtenu la quantité de gaz qu'on désirait se procurer. Ce gaz est le chlore.

Cette substance fut découverte par Schéele ; il en traita Histoir*. dans son grand travail sur le manganèse, qui l'avait occupé pendant trois ans, et qu'il publia dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Suède pour 1774 '• ïl donna à cette substance, le nom d'acide mnriatique dé ph logis tiqué. la considérant comme l'acide mnriatique dépouillé de phlogislique. Berthollet entreprit, en 17B5, sur cette substance, une suite d'expériences qui furent publiées dans les Mémoires de TAcadéuue des sciences de France. Les résultats de ces expériences tirent considérer comme démontré qu'elle était un composé d'acide muriatique et d'oxigène : opinion (^m.^ bientôt après, fut généralement adoptée par les cIiiîT)isfes. En conséquence, on donn-a- à cette substance le nom d acide muriatique oxigéné^ que depuis, Kirwan changea par abbréviation en celui à'ticide oximuriatique. l^es expériences de Schéele et de Berthollet furent répétées et variées par tous les chimistes distingués d'alors. Mais ce furent Gay-Lussac et Thénard,qui ajoutèrent le plus aux découvertes de cessavans, par lejirs travaux sur ce sujet, qu'ils publièrent en 1811, dans le second volume de leurs Recherches physico-chimiques ^ p. 9 j.. Ils faisaient voir que l'opinion, que le gaz acide oximuriatique ne contient pas d'oxigène, peut être soutenue; mais en mème-teraps, ils exposaient les raisons qui leur faisaient considérer l'opinion ancienne comme bien fondée. Un extrait de leurs importans travaux et des résultats de leurs expériences , avait été publié en 1 809 *. Ces expériences portèrent Humphry-Davy à diriger son attention sur le même sujet; et bientôt après, il communiqua à la société royale, un mémoire, dans lequel \\ annonçait qu'il ne pouvait être séparé dé gr.z fxigène de l'acide oximuriatique, et que rien ne prouvait qu'il en contînt. Ce mémoire fut publié dans les transactions

' Mémoires de Chimie de M. C. W. Schéele. 1 , 67. * Mémoires d'Arcueil. II , 295.

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