GENRE II. COMBUSTIBLES ALCALIFIABLES
Toutes les substances qui appartiennent à ce genre, sont des solides, qu'on distingue ordinairement par le Kom de métaux. Ils ont la propriété de sunir à l'oxigène et de former, avec ce principe, des composés capables de neutraliser les ncidés et de constituer des sels. On appelle alcalis les corps detette espèce. Toutes les bases salifiables sont formées de substances appartenant à ce genre, il n'y a d'exception qu'a l'égard de Xoxidc de tellure^ qui a l'une et l'autre des propriétés d'acide et d'alcali. On peut donc considérer le tellure comme un corps intermédiaire entre ce genre et le précédent, quoiqu'il S': rapporte plus particulièrement à ce dernier.
I. On peut considérer les métaux comme les principaux prop instrumeoa des progrès et du perfectionnement des sciences et des arts, dont la plupart n'auraient jamais existé sans eux. Les anciens avaient tellement reconnu leur ç^ranue importance, qu'ils élevèrent au rang des dieux les premiers inventeurs de iart de les travailler. Ils ont toujours formé une branche essentielle de la chimie, dont toute la science consistait,'à une certaine époque , dans la connaissance et l'exained des métaux; on j^eut même dire, avec vérité, au'on doit en attribuer l'origine à Tespèce de fureur avec laquelle
Si le Silicium tstxine exception, nous devons ajouter, ovi un scutien simple de combustion.
des
métaux.
les savaiis d'alors entreprirent d'opérer la formation et la transmutation des métaux.
Eclat. I. Lne des propriétés les plus remarquables des métaux
est l'aspect brillant qui leur est particulier, et qu'on a désigné par le nom d'écLat métallique. Il y a d'autres corps ( le mica par exemple ) qui jouissent en apparence de cette propriété ; mais cet éclat n'appartient qu'à leur surface seulement, et il disparaît dés qu'on les racle, tandis que les métaux le conservent dans toutes leurs parties. Cet éclat est du à la faculté qu'ils ont de réflécbir beaucoup plus puissamment la lumière que tout autre corps, faculté qui semble en partie résulter de leur texture plus serrée, et qui les rend particulièrement convenables pour les miroirs dont ils forment toujours la base.
Opacité. 2. Lcsmétaux sontparfaitement opaques ou imperméables à
la lumière, lors même qu'ils sont réduits à leurs plus petites parties. Une feuille d'argent , par exemple , de 0,00026 de millim. d'épaisseur, ne laisse pas passer le plus petit rayon de lumière. L'or u'eit cependant pas absolument opaque , car en tenant une feuille d'or battu, réduite à 0,00009 de millim. d'épaisseur, suspendue entre l'œil et la lumière, elle paraît d'un vert assez vif, et transmet par conséquent, ainsi que Newton l'a remarqué le premier , les rayons verts. Il n'est pas invraisemblable, et ce philosophe le pensait ainsi, que tous les autres métaux ne fussent susceptibles de transmettre la lumière , si nous avions en noire pouvoir des moyens capables de les amincir suffisamment. Cette opacité des métaux contribue en partie à les rendre })articulièrement propres à la confection des miroirs ; leur brillant seul ne suffirait pas pour remplir convenablement cet objet.
Fusibiiît.-. 3. Les métaux se fondent à l'aide de la cbalour , et ils con* servent même encore, lorsqu'ils sont fondus, leurjopacité. On peut, lorsqu'ils sont dans cet état, les jeter en moules, et leur donner telle forme qu'on désire. C'est ainsi qu'on fctitun grand nombre d'ustensiles en fer de forme élégante. Ils diffèrent considérablement entre eux dans leur degré de fusibilité. Le mercure jouit de cette propriété à un tel point , qu'il est constamment fluide à la température ordinaire de l'atmosphère ; tandis que d'autres métaux, comme le platine, par exemple, nei peuvent être fondus que par la plus violente chaleur qu'il soit possible de produire.
COMBUSTIBLES ALC ALIF I A Bl £ S. 3Sj
4. La pesanteur spécifique des métaux est excessivement ^°'<^*variable, et cependant beaucoup plus considérable que celle
de toute autre classe de corps à présent connus. La plupart des métaux sont plus pesans qu'aucune autre des substances déjà examinées. Celte propriété, en effet, avait été considérée, jusqu'à ces derniers temps, comme un caractère disîinctif pour tous; mais plusieurs des métaux très-singuliers qui ont été découverts par Davy sont moins pesans que l'eau, et par conséquent beaucoup plus légers que la plupart des corps pierreux. Le platine , le plus pesant des métaux , l'est 2 1 ,5 fois plus que l'eau; tandis que la pesanteur spécifique du potassium n'excède pas de beaucoup celle de 0.6, la pesanteur spécifique de l'eau étant i.
5. Ce sont, de tous les corps essayés jusqu'à présent, les Ffcuité
• Il J 1 i5 'I • • ' conducLrice.
meilleurs conducteurs de 1 eiectricite.
6. Parmi les métaux, il n'y en a aucun de très-dur; mais i^ureté. la dureté de quelques-uns d'entre eux peut être augmentée
par l'art, au point d'excéder celle de presque tous les autres corps. C'est ainsi que les modernes sont parvenus à se procurer avec l'acier un grand nombre d'instrumens trancbans que les anciens faisaient avec une combinaison de cuivre et d'étain.
7. L'élasticité des métaux dépend de leur dureté, et peut Eiasticit.^ être augmentée de même par l'art. Ainsi l'acier, dont sont faits
les ressorts de montres, est presque parfaitement élastique, quoique le fer, dans son état naturel, ne le soit que très peu.
8. Mais l'une des propriétés les plus importantes des mé- Maiië^bùii?, taux est leur malléabilité. En les soumettant à l'action d'un marteau, nous pouvons les applatir , les étendre. Cette propriété, particulière aux métaux, nous fournit les moyens de
leur donuer telle forme qu'il nous plaît et d'en faire aisément les divers iustrumens propres à nos besoins. Tous les métaux cependant ne jouissent pas de cette propriété -, mais il est à remarquer que presque tous ceux qui furent connus des anciens l'avaient. \i\\e est considérablement augmentée par la (î^aleur. Les métaux deviennent plus durs et plus denses par l'effet du martean.
9. Une autre propriété d'un grand nombre de métaux est la ^"«^''^'^é. ductilité, au moyen de laquelle on peut les allonger en fils, en
les forçant à passer par des trous de différens diamètres.
10. Cette propriété de ductilité dans les métaux dépend Téuadtc.
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en quelque sorte, de celle de tc'/iaciic doui ils jouissen t aussi ^ et au moyen de laquelle un fil métallique d'une grosseur donnée peut résister, sans se rompre, à l'effort d'un poids suspendu à l'une de ses extrémités. Les métaux diffèrent beaucoup entre eux, en ténacité. Un fil de fer, par exemple, de 2,5 milLra. environ de diamètre, pourra supporter sans se rompre un poids d'environ 226 kilo^., tandis qu'un poids de i3 kilogrammes fera rompre un fil de plomb de même diamètre.
Les corps qui appartiennent à ce genre sont au nombre de 2j, qui peuvent être , suivant moi, subdivisés en cinq familles ou groupes différens.
FA3IILLE I.
Les corps qui appartiennent à cette famille sont au nombre de six, dont les noms suivent, savoir :