I. -xX
pas à l'état de pureté), sous les noms de ul^ov et nitrum *, Préparation. Qn trouvc la soudc cu grandes quantités, combinée avec Tacide carbonique, dans différentes contrées de la terre, et spécialement en Egypte. Le sel commun est un composé de cette substance et dacide hydrochlorique; mais la soude du commerce se retire des cendres des difTérentes espèces de la salsola y genre de plantes qui croissent sur le bord de la mer, et principalement àiÇ,\di salsola soda ^ d'où cet alcali a tiré son nom. La sonde est aussi connue dans le commerce sous le nom de barille^ parce que c'est ainsi que s'appelle la plante cultivée en Espagne dont on l'obtient. Presque toutes les algues, et spécialement les fucus, contiennent aussi une grande quantité de soude. Les cendres de ces plantes sont connues en Angleterre sous le nom de kelp; en France on les distingue par celui de varec.
Il s'en faut de beaucoup que la soude, ou barille du commerce, soit pure. Elle contient, outre l'acide carbonique, du sel commun , et plusieurs autres substances étrangères ; mais on peut l'obtenir dans son plus grand état de pureté par le même procédé indiqué dans la section précédente pour la purification de la potasse.
Il existe entre la soude et la potasse une telle analogie , qu'on avait confondu ensemble ces deux espèces d'alcalis, jusqu'à l'époque où Duhamel publia sa dissertation sur le sel commun danslesMémoiresdel'Académiefrançaisepour ijo6. Il prouva le premier que la base du sel marin est la soude, et que cette base diffère de la potasse. Ses conclusions, contre lesquelles Polt s'éleva d'abord, furent à la fm confirmées par Margraf en 1768*.
Propàétés. La soudc cst d'uu blauc grisâtre, son odeur et sa saveur se rapportent exactement à celles de la potasse. Son action sur les corps des animaux est la même ; mais sa pesanteur spécifique n'est que de i,336 ^.
Les effets de la chaleur sur la soude sont absolument les mêmes que ceux qu'elle produit sur la potasse. Exposée à l'air , elle en absorbe l'humidité et l'acide carbonique , et elle
• Le >.(Tf:.des Athéniens e'tait e'videmment la même substance, qui était aussi le y[S2 ^^^ Hébreux.
' Opusc. II, 331.
» Hassenfratz, Ann. de Chim, XXVIII, it.
y est promptement réduite en consistance pâteuse; mais eiie Me sy liquéfie pas coranie la potasse. Au bout de quelques jours elle se dessèche , et tombe en poussière.
Il fut avancé par diftereus chimistes beaucoim d'opiiiions /orir.atiou contradictoires sur la composition de la soude, llumpnry- Davy parvint eutin, eu 1808, à la décomposer parle même procédé an moyen dnquel il avait réussi à obtenir la base de la potasse. Comme celle de cet alcali, la base de la soude est un métal que Davy distingua par le nom de sodium '.
Aussitôt après cette découverte, Davy publia l'exposé des propriétés de cette nouvelle substance ^. Gay-Lussac et Théliard réussirent à se la procurer en grandes quantités par la même méthode dont ils s étaient servis pour obtenir le potassium, et que nous avons décrite dans la dernière section. Ils examinèrent aussi en détail les propriétés du sodium, et publièreur un rapport très-intéressant de leurs expériences sur ce sujet ^. Berzelius a fait une suite d'expériences dirigées avec beaucoup de soin, pour déterminer les proportions suivant lesquelles le sodium s'unit à l'oxigène '^,
Le sodium est un métal blanc d'une couleur tenant le mi- Propriété». lieu entre celles de l'argent et du plomb. Ce métal est solide et très-malléable à la température ordinaire de l'air. Il a àpeu-près la mollesse de la cire. Il conserve cette mollesse et sa malléabilité à la température de zéro centigrade. C'est un excellent conducteur de Télectricité. Sa pesanteur spécifique est 0,97223 ^ . 11 se fond à la teuîpérature de go*' centig. ^, et pour se volatihser, il en exige une beaucoup plus élevée que la potasse. Davy trouva que le sodium reste fixe à un degré de chaleur qui fondrait une lame de verre.
L L'affinité du sodium pour foxigène, ressemble à celle soxide. du potassium pour ce principe. Par son exposition à l'air, il se convertit promptement en soude à sa surface. La soude étant beaucoup plus lentement déliquescente que la potasse, un globule de sodium est moins promptement détruit par son
' Les chimistes allemands et suédois l'appelle et natnum ou natron.
» Phil. Trans. 1808, p. i.
^ Recherches physico-chimiques. I, 9^.
4 Ann. deChim. LXXX , -i^').
5 D'après les cxpe'riences de Gay-Lussac et Thcnard. Davy T. tablit à o,f)348; mais son expérience avait été faite trcs en petit.
^ G'jy-Liissac et l'hJnard
djSt COMBUSTIBLES SIMPLES.
exposition à Tair qu'un globule de potassium. Lorsque le sodium est mis en contact avec Teau, ce liquide est lapidemerrt décomposé. Son hydrogène se sépare à Tétat de gaz, tandis que son oxigène convertit le sodium en soude. Le sodium se combine avec i'oxigène comme le potassium en deux proportions, et forme deux composés , savoir : la soiide et h peroxic/e fie sa d in m.
Soude. 1 . La soude est formée lorsque le sodium est mis en con-
tact avec l'eau. 11 résulte des expériences de Gay-Lussac et Thénard, que 2^4^^ ^^ sodium convertis en soude par la décomposition de l'eau , donnent lieu à un dégagement d'hydrogène, dont la quantité, à la température de i5" centigrades, et à la pression de 0*7 69, s'élève à i'|2525 cubes. En supposant donc le baromètre à oVôo, le dégagement serait de \'lii^K^ cubes; donc ^']\'j!\ de sodium dégageraient d'"25oo cubes de gaz hydrogène. La quantité d'oxigène qui s'est unie au sodium pour le convertir en soude, a dû équivaloir à i'"62v5o cubes, faisant en poids 2^175 ; donc la soude est, d'après ces données, un composé de
Con^positioa. Sodium. ...... 100
Oxigène 55,6
Berzelius a trouvé, par une suite d'expériences faites avec beaucoup d'exactitude, que loo parties de sodium converties en soude se combinent à hl^^Çn parties d oxigène % qu'il rectifia depuis en 34,62 ^ . Davy dit avoir reconnu, par ses expériences à ce sujet, que la soude est un composé de ^5 à 73 de sodium., et 26 à 27 d'oxigène ^ ; or le terme moyen des expériences de Gay-Lussac et Thénard, et de celles de Berzelius est 34,o6 pour la quantité d'oxigène, et cette proportion a été, pour un des résultats de Davy, de 33,33. Je pense donc qu'on ne peut hésiter à conclure que le sodium doit se combiner pour être converti en soude, avec exactement un tiers de son poids d'oxigène \ d'où il suit que la soude est composée de
Sodium 100
Oxioène 55,55
« Ann. deChim. LXXX , aSi.
a Annals of Philosophy. III , 36o.
9 Ann. de Chim. LXXX, aSi.
En considérant actuellement la soucie comme un composé de I atome sodium et i atome oxigène, le poids d'un atome de sodium sera 3 , et le poids d'un atome de soude 4-'
2. Ce furent Gay-Lussac et Thénard qui découvrirent le Peroxid?. peroxide de sodium. Ou 1 obtient aisément eu chauffant le sodium dans le gaz oxigèue; il brûle avec un graud éclat , et se combine à un summum d'oxigène.
Le peroxide de sodium, lorsqu'il est pur, est d'un jaune ve. dàtre sale, il est fusible à laide de la chaleur; mais il exige une température beaucoup plus élevée que celle nécessaire pour fondre le peroxide de potassium. Mis en contact avec l'eau, il est converti en soude en dégageant l'excès d'oxigène quil contient. Il paraît , d'après les expériences de Gay-Lussac et Thénard, que le sodium dans le peroxide de ce métal, est uni à une fois et demie autant d'oxigèae qu'il eu exisle dans la soude * ; d'où il suit que ce peroxide est un composé de
Sodium 100 2
Oxigène 5o 1
]\îais nous ne pouvons pas concevoir qu'il soit formé de I atome sodium H- 1 i atome d'oxigène , parce qu'on doit considérer les atomes comme n'étant plus susceptibles de division. On ne peut donc que le regarder comme étant un composé de 2 atomes de sodium et de 3 atomes d'oxigène, et dans cette hypothèse . le poids d'une molécule intégrante de ce peroxide sera 9.
Le peroxide de sodium se comporte, avec les différens corps combustibles et les gaz, comme le peroxide de potassium ^.
IL Le sodium s'unit au chlore avec une grande i^nergie, chion-re. et forme un composé qu'on peut appeler chlorure de sodium.
Lorsqu'on introduit le sodium dans le cblore gazeux, il prend feu spontanément, et brûle avec vivacité en émettant des étincelles d'un rouge éclatant. La substance qui se forme est le chlorure de sodium. On peut se le procurer égalemeut en faisant passer un courant de gaz chlore sur de la soude préalableuient chauffée au rouge. La soude abandonne son
' Recherches phvsico-rhimiques. I, i52.
^ Recherches physico-chimiques. I, iS^.
itpntlts.
»374 COMBrSTIELES SIMPLES.
oxigène à l'état de gaz , et elle est convertie en chîoi ure '.
Le chlorure de sodium a été connu et employé dès les premiers temps comme assaisonnement des alimens , sous les noms de 6e/ co//?/«7/« ow sel marin ; quelquefois aussi on ïd^pe\a sel gemme. Ce fut Glauber qui reconnut qu'on en pouvait obtenir l'acide hvdrochlorique , et Stahl annonça , dans son spécimen Beccherianum^ que sa base est un alcali. Mais Dnhamel indiqua , le premier , le moyen de retirer cette substance à l'état de pureté du sel marin , et fit connoître la ditférence qui existe entre elle et la potasse. Humpbry-Davy en reconnut le premier anssi la véritable nature. Le cblorure de sodium existe en si grande abondance dans la nature, que les chimistes n'ont jamais eu besoin de recourir à l'art pour le former. On le trouve dans différentes contrées en masses immenses , d'où il ne s'agit plus que de l'extraire par blocs et le pulvériser. Dans cet état, on l'appelle sel de riche. Ce scl existe aussi dans l'eau de la mer, et c'est à la grande proportion qu'elle en contient qu'est due sa saveur, ninsi que l.i propriété qu'elle a de résister à une température froide, jusqu'à celle de 33" au-ilessous de zéro cenîigrade sans se congeler. En faisant évaporer suffisamment cette eau, le chlorure de sodium se précipite en cristaux. C'est ainsi qu'on se le procure en Angleterre. Mais le sel du commerce n'est pas suiTisarament pur pour les opérations de chimie, parce qu'il contient ordinairement de l'hydrochlorate de maijnésie, etc. ^ on le rend aisément tel par des cristallisations successivement répétées , ou en le traitant de la manière ^\i\ suit. Après avoir dissout le scl dans quatre fois son poids d'eau pure, et avoir iiltré cette dissolution, on y verse d'abord de l'hydrochlorate de barite, ensuite du carbonate de soude, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité dans la liqueur. On sépare le précijiiié par le filtre, et on évapore lentement la liqueur jusqu'à ce que le sel cristallise.
Le sel marin cristallise ordinairement en cubes. Cette forme est suivant Ilaliy ^, celle primitive de ses cristaux et de sa molécule intégrante. Quelquefois les angles des cubes sont tronqués ; et dans l'urine, les cristaux de sel marin
Pavy.
affectent, ^nsi que Fourcroy et Vauqnelin l'ont reconnu , la forme d'octaèdres.
C'est à la saveur, bien généralement connue, de ce sel, que s'applique strictement la qualification de salée; sa pesanteur spécifique est 2,i25 \ W est soluble, suivant Bergman, daos 2,82 fois son poids d'eau froide , et dans 2.76 fois son poids d'eau bouillante \ Lorsqu^il est tenu pendant quelque temps en ébuliition dans IVau, il se dissout dans 2,09 fois son poids de ce liquide ^ La pesanteur spécifique de sa dissolution saturée est 1,198, à la température de <So cenîi<^rades *. L'alcool pur ne dissout pas ce sel, mais il est un peu soUible dans Falcool de o,83o.
Le sel marin ne s'altère point à l'air ; celui du commerce n'est déliquescent, qu'à raison de Ihydrochlorate de maanésie qu'il contient. Il s'y trouve aussi des sulfates de magnésie et
de cbaux.
Le sel marin décrépite au feu. 11 fonda une chaleur rouge, et lorsqu'il est chauffé au blanc, il s'évapore en une fumée blanche sans éprouver de décomposition.
Il a été fait, avec beaucoup de soin , un grand nombre ccixpoiiucn. d'expériences, pour déterminer les proportions des parties constituantes de ce chlorure de sodium : ce sont les trois suivantes qui me paraissent mériter le plus de confiance.
Berzelius 5 Wenzel 6 Marcet 7
Acide bydrocblorique. 4^,74 . • . • 46 ... . 4»
Soude.. ^ 54,26 . . . .__54 . . . ■ 54
100,00 .... îoo .... 100
Nous aurons la véritable composition du chlorure de sodium, en retranchant de la soude ^ de son poids pour la réduire en sodium, et en ajoutant la même quantité à l'acide
■ Farcnheit,P/2//. Trans. ,721 ; vol. XXXIII , 1 1 4 Kir^an la fait de 2,i;.o, et le docteur Watson la trouve de 2,143. Hist. hssays V,6:.
> Opnsc. I, i34
3 WenzoVs Ver-wondtschnft. p. 3to.
4 Watson's. Chim. Essays. V, 85.
î Ann. deCbim. LXXVII , 84.
* Vrrwandsichaft. P. 10.
7 ISicholson's Journal. XX, 3o.
pour le convenir en chlore. 11 en résultera, pour la constitution du chlorure de sodium, savoir :
Berzèlius Wenzel Marcet
Chlore 59,3o5 .... 59,5 .... 59,5
Sodium 40,695 .... 4oi5 .... 4o,5
Si l'on suppose actuellement que le chlorure de sodium est un composé d'un atome sodium , et d'un atome chlore , ses parties constituaDtes seront, en poids ,
Chlore 4,5 60 i5o
Sodium 5 4o 100
Ces nombres s'accordent presque exactement avec les analyses ci-dessus; de sorte qu'on ne peut douter, que la véritable composition du chlorure de sodium, ne soit justement étabhe.
lodure. iH. {[ q'q point eiicorc été fait de recherches sur la com-
binaison de Yiode et du sodium. Nous avons cependant lieu de présumer que ces substances peuvent s'unir entre elles et former ainsi uu iodure de sodium. L'acide hydriodique se combine aisément avec la soude, et cette combinaison produit un sel qui cristallise en prismes rhomboïdaux applatis, qui ressemblent beaucoup au sulfate de soude. 11 est très-soluble dans feau et déliquescent. Lorsque ce sel a été bien desséché, nous pouvons le considérer comme un iodure de sodium '^, W n'a pas été , jusqua présent, analysé. Mais on peut, par analogie, le" regarder comme formé de i atome de sodium -4- I atome d'iode, ou en poids de
Iode i5,625 100
Sodium 5, 19,2
iV. Il n'y a encore rien de connu, relativement à la combinaison du sodium svec ley^//07-. Il ne paraît pas avoir la propriété de se combiner avec Xazote.
Phwphurf. Y Lg sodium ne se combine point ?i\^QQ,\hydrogène , le carbone y le bore et le silicium.
VL Le sodium mis en contact avec le phosphore , s'y unit facilement à f aide de la chaleur. La combinaison produit une faible apparence de lumière. Ce coiîjposé a la couleur et l'aspect du plomb. L'eau le convertit en phosphate de soude.
* Gay-Lussac, Ann. de Chim, XCI, 56.
n éprouv^le même changement lorsqu'il est chauffé à l'air. Cette conversion prouve que le phosphure de sodium est un composé de 1 atome sodium, et i atome phosphore , ou en poids de
Sodium 5 200
Phosphore i,5 100
VII. Le sodium étant chauffé avec le soufre en vaisseaux sulfure, clos, s'y comhine avec une grande vivacité, et émission de beaucoup de lumière et de calorique. Le sulfure de sodium
est d'un gris foncé. Chauffé à l'air il prend feu et il est converti en sulfate de soude. C'est donc un composé de i atome sodium -4- I atome soufre , ou en poids de
Sodium 3 i5o
Soufre 2 100
VIII. Le sodium mis en contact avec l'arsenic s y unit à Arséniure. une température au-dessous du rouge ceiise. Au moment où la combinaison s'opère, il v a un faible dégagement de lumière. L'aUiage i un volume sodium et 3 volumes arsenic, est
d'un blanc grisâtre, cassant, à grains, fins, avec uuc forte saveur. Cet alliage se décompose rapidement à l'air. Mis en contact avec l'eau, il se sépare aussitôt en soude, et dans une poudre brune, qui est un hydrure d'arsenic. Il se dégage aussi un peu de gaz h} drogène. L'alliage de deux volumes sodium et d'un volume arsenic est brun avec im aspect terreux, sans aucun éclat métallique. L'eau produit sur cet alliage les mêmes effets que sur celui dont il vient d être parlé*.
IX. On ne connaît point encore d'aUiage du sodium avec le tellure.
X. Le potassium et le sodium s'unissent ensemble avec s-aiiie avec le une grande facilité : il en résulte un alliage cassant , cristal- po^^siiim. lisable, toujours plus fusible que le sodium, et souvent
même plus fusible que le potassium. Trois parties de sodium et une partie de potassium forment un ahiage fusible à zéro cent, et qui cristallise en le plongeant dans un mélange de neige et de sel marin. Si l'on augmente la proportion du sodium, celle du potassium restant la même, l'alliage devient moins fusible ; mais il l'est encore plus que le sodium , et toujours il est cassant et cristallisable. Un trentième de po-
* Recherches physico-chimic|ues. 1,24^.
^S COMBUSTIELES SIMPLES.
tassium suffit pour donner au sodium ces propriétés dans un dpgré très-marqué, et pour lui faire prendre Ja couleur de l'argent. Les alliages formés avec moins de trois parties de sodium et une partie de potassium, deviennent de plus en plus fusibles. La fuî>ibi}ité ne diminue que quand la proportion du potassium est trcs-cousidérable. Dix parties de potassium et une partie de sodium forment un alliage qui reste encore liquide a zéro cent, et qui esf plus léger quel'huile de naphte *. On peut ranger dans l'ordre qui suit les affinités des soutiens simples de combustion pour le sodium.
Sodium,
Chlore.
Iode.
Oxigène.
Le potassium a pour chacun de ces corps une affinité plus forte que le sodium; d'où il suit qu'une des méthodes les plus faciles pour se procurer le sodium, consiste à chauffer, à vaisseaux clos, un mélange de potassium et de sel marin ordinaire. Le sodium est séparé de ce sel.
Le soufre est celui des coii.bustibles acidifiables, donÉ raffinité, pour le sodium, est la plus forte.
SECTION IIL
Du Calcium.
La chaux a été connue dans les temps les plus reculés. Les anciens en faisaient usage en médecine. Elle était le principal ingrédient de leur mortier, et ils l'emplo^-aient comme engrais pour fertiliser leurs champs.
La chaux se trouve en abondance dans presque toute s les parties du monde: ou peut-être serait il plus convenable de dire qu'il n'en est aucune où elle n'existe. C'est dans les pierres à chaux, les marbres, et les craies, qu'elle est la plus pure. Aucune de ces substances cependant n'est, strictement parlant, la chaux; mais elles sont toutes capables de devenir chaux par un procédé bien connu, qui consiste à les
* Gay-Lussac et Thénard , Piecheiches physico - chimiques, 1, m.