‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 97 sur 136 · IV · texte numérisé non relu

IV

3 piiil. Traas. 1811, p. 23.

clilorare vert de fer. Il est composé, suivant l'analyse de John Ddv\^, de

Clilore. . . . 55,43. . . loo . . 4,5 Fer 46,57. . . 87,16. . 3,9

On voit, par cette analyse, que le protochlorure est formé de 1 atome chlore -V- 1 atome oxigèue, c'est-à-dire, d'après les nombres déjà trouvés pour les atomes de ces corps ,

Chlore 4,5. . . . 100

Fer 3,5. . . . 77,7

2. Ce fut Humphr^^ Davy qui décrivit le premier le perchlorure de fer, qu'examina phis parîiculièremeut, depuis, le docteur John Daw * -, on l'ohiient en brûlant du iil de fer dans p^^î^»^'"^^le gaz chlore , ou en évaporant à siccité 1 hvdrochlorate rou£:e de fer, et en le chauffant ensuite dans un tube a orifice étroit. Cette substance est d'un brun clair avec un éclat qui se rapproche de celui de la mine de fer de l'île d'Elbe. Il se volatilise à urje chaleur médiocre , et il forme de très-petits cristaux brilians, dont la figure n'a point été déterminée- Il se dissout complétemeiit dans l'eau , et la dissolution constitue Thydrochlorate rouge de fer. Ce perchlorure est compose, suivant faualvse de Humphry Davy, de :

Chlore. . . . 64,9. . . 100 . . 4:^5 x 2 Fer 55,1. . . 54, 08. . 4,86

S'il est formé de 2 atomes chlore, et de i atome fer, comme il ne paraît pas qu'on puisse en douter, alors sa composition serait :

Chlore q .... 100

Fer 5\5. . . . 38,8

Ces nombres ne s'accordent pas avec les résultats obtenus par Jrjm Davy , mais nous n'en serons pas snrj)ris si nous considérons que son analyse de cette substance était la première, et qu'elle fut faite sur une très-petite quantité.

ÏV. Le fer se combine aisément avec l'iode. On ne connaît lodure. actuellement qu'un iodure de ce métal. Il en fut fait mention d'abord par Humphry Davy, ft depuis Gay-Lussac le décrivit avec plus de détail. On le forme en chauffant le fer en

* Phil. Trans. 1812, p. j8i.

contact avec de la vapeur d'iode. C'est une substance brune qui entre en fusion à une chaleur rouge. 1:11e se dissout dans l'eau, et cette dissolution, d'un vert léger , consiste, sans doute, dans un hydriodate de fer. Cet iodure n'a pas été analysé ; mais il est probablement composé de 1 atome iode, uni à i atome de fer, ou, en poids, de

Iode. . . . i5,625. . . 100 Fer 3,5 . . . 22,4

îl y a lieu de croire, par analogie, qu'il existe aussi un periodure de fer, quoiqu'on ne Tait pas observé jusqu'à présent.

V. 11 n'y a rien de connu actuellement relativement à l'action du fluor sur le fer. L'azote ne paraît pas susceptible de s'y combiner; et on n'a pas trouvé que ce métal pût former de combinaison permanente avec l'hydrogène.

VI. Le fer a la propriété de s'unir au carbone; et les composés que cette union produit constituent les modifications très -importantes du fer, connues sous les noms de

fer fondu ^ et acier.

Variétésdufer Toutcs Ics variétés du fer, qui sont en grand nombre, et distinguées par les artistes sous des noms particuliers , peuvent être réduites aux trois classes suivantes , savoir ; le fer fondu , fonte ou gueuse ; le fer forgé on fer doux ; et \ acier.

I, Fer fondu. I. Lc fcr foudu OU fer en saumon, est le premier produit obtenu de la fonte du minerai qui contient le fer , et qui est ordinairement un composé d'oxide de fer , d'argile , et autres substances. L'objet du manufacturier est de réduire cet oxide à l'état métallique , et de le séparer de toute la matière terreuse qui l'accompagne. On obtient à-la-fois ce double résultat en mêlant la raine réduite en petits morceaux, avec une certaine proportion de pierre à chaux et de charl)on, et en soumettant le tout à une très-violente chaleur dans des fourneaux convenablement construits à cet effet. Le charbon absorbe l'oxigène de l'oxide ; il se dégage en acide carbonique, laissant le fer à l'état métallique. La chaux se combine avec l'argile : ces deux substances entrent ensemble en fusion et forment une espèce de fluide vitreux. Le fer est également fondu par la violence de la chaleur , et comme il est plui pesant que le verre , il descend vers la partie inférieure du fourneau et s'y rassemble. Ainsi les matières fon-

dues dans ce fourneau y sont séparées l'une de l'autre à raison de leur différente pesanteur , le verre surnage et le fer reste au-dessous. On fait alors une ouverture vers le bas du fourneau , et le métal en fusion coule dans des moules disposés pour le recevoir

Le fer fondu ainsi obtenu , se distingue par les manufac- VAuétêu turiers en différentes espèces , d'après sa couleur et ses autres qualités. Les plus remarquables de ces variétés sont les trois suivantes :

i^""". Fer fondu blanc ^ ou fonte blanche. Ge fer est extrêmement dur et cassant. Sa cassure paraît élre com-

}30sée d'une agglomération de petits cristaux ; il résiste à la ime , et ne peut être percé ni plié. 11 est susceptible de se rompre très-facilement lorsqu'il est soudainement chauffé ou refroidi.

2^. La fonte grise. Elle est moins cassante et moins dure. Sa texture est grenue -, elle peut être taillée , limée et travaillée sur le tour. L'artillerie en fait usage.

3^ La fonte noire. C'est la plus inégale dans sa texture , la plus fusible des trois variétés , et celle dont la cohésion est la plus faible '^.

Le fer fondu entre en fusion à une chaleur d'environ Propriété*. i3o^. de Wedgewood. Sa pesanteur spécifique varie de 7,2 à7j6. 11 se contracte considérablement lorsqu'il se fond. On le convertit en fer doux , ou malléable , par un procédé qu'on considère comme propre à \ affiner ; et on nomme en conséquence fourneau ii affinage.^ celui dans lequel cette Opération se fait.

Cette opération consiste ordinairement, en Angleterre, gj ccmersfoi à tenir le fer fondu pendant longtemps en fusion dans un ^,"^" lit de charbon de bois , de cendres , et de scories de ter \ et à le soumettre encore rouge à l'action du marteau , jusqu'à ce qu'il soit devenu compacte et malléable. Le mode d'alfinage varie dans différens pays , suivant la nature du combustible et celle de la mine dont le fer a été extrait \ et le fer affiné varie également en qualité. M. Cort proposa , il y a environ vingt-cinq ans , une nouvelle médiode propre à convertir toute espèce de fonte en fer malléable de la meilleure qualité. Par cette méthode , on fait fondre la fonte

* Black's lectures. II, 49^.

=. Fer

malléable.

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