Y OYEZ
de Paris, par
le rapport au conseil général de la commune le citoyen Avril.
(2) Plusieurs de ces dénominations ne nous présentent plus aucun sens , parce que l’étymologie et l’allusion en sont inconnues .gjQuelqu es - unes sont des termes gaulois : telles sont la rue de la Grande - truanderie , qui signiiioit gueuserie ; des Prouvâmes ou pourvoyeurs , etc.
(£) Ainsi, à Paris, on trouve les rues Geoffroi-Lanùr , Brise- miche , des Mauvaises paroles , Tire-houdin , Trousse - 'vache, du Bout-du-monde , du P et-au- diable , Trop-va-quidure , du Chat-qui-péche , du Cheval- vert, , etc. 5 â Rouen, celle du Chien-jaune , etc.
(4) A Strasbourg, la rue B randgass , ou rue brûlée , fut ainsi appelée, parce qu’on y brûla, il y a quelques siècles, deux cents malheureux dont le crime etoit d’etre juifs. Ce fait, ainsi que beaucoup d’autres, a été omis dans l’histoire des juifs, par Basnage.
(5) A Paris sur-tout , beaucoup de rues ont pris leupï ‘^teins.^ comme le prouve Sauvai , d’enseignes du voisinage. Teile
est celle de la Bonnè-fèmvie?sans-tcte , qui représentoit une femme sans tète, tenant un verre à la main, avec ces paroles: Tout en est bon ; auparavant on la nommoit rue JRegrattière, Voyez Sauvai, Histoire des antiquités de la ville de F a ris , tome 1, page i33 et suivantes.
(^) À- P&ris j. la meme rue porte dans ses divisions les noms , rue de l'Université „ rue Jacob , rue ^,7 Colombier; 011 y trouve trois rues d'Orléans , trois rues d' Enfer, trois rues Contrescarpe , trois raes du Coq, trois de l’F.chaddé , trois des Francs-bourgeois , trois du Four, quatre rues Pavée , quatre des Deux-portes , treize qui commen cent par ces mots , des Fossés de etc,, vingt-quatre par ces mots j Rue neuve, etc \ etc. etc.
(7) Cicer&n , de Officus , liv. Tll , chap. i3 : a Refuser 35 de montrer le chemin à un homme égaré, n’est-ce pas la y> meme chose , dit-il , que de laisser dans l’erreur celui qui 33 achète? 39
( 8 J Vo yez les voya’ges de Aîayer , eti Suisse , tome ÎI , page 3o6. cc Aussi dans le pays de Vaud , dit l’auteur, horn- » mes, femmes, enfans , tout c^urt pour vous mettre sur la 33 route 39.
(9) Pair. Recherohes philosophiques sur les Grecs , tome II , page 2 88.
(10) Voyez Pausanias , /. 6.
(11) .Wttique étoit partagée en dix tribus, dont chacune fournisse t tous les ans cinquante sénateurs, etc. V^oyez Me u rsii . Cera in i eus , c. 6 .
( ‘ 3) Voyez, pour vérifier ces faits , Thncididcs , /. 6 5 le P a redite de Lucien ; Pausanias , liv. 1; Pline , liv. 34 , c. 4$ jLihigelle y liv. 17, c. 2 1 ; le Ceramicns et le Pisistratus de h! oursins } H aw , recherches philosophiques sur les Grecs , t ae II, page 4 7 et passirn. Jules Pcllnx ( Onornasticon , liv. 8 , c. 9) nous dit qu’A thèses ayoit établi des magistrats
pour surveiller le costume des femmes. On affichait à un platane du Çérarnique un écriteau qui indiquoit le nom de celles qui se négligeoient à cet égard et la peine qui leur ëtoit imposée: La G ni lie tière.( Athènes ancienne et modem* , page 344) prétend que cette peine étoit une somme équivalente à 3^5 liv. de notre mônnoie 5 mais en se dispensant de citer les garans d’une telle asseition, il nous dispense de le croire.
( 1 3 ) Voyez, dans Athénée, 1. i5, une chanson sur Haricodius et Aristogiton. Elle trouve ici sa place.
«Je porterai mon épée couverte de feuilles de myrthe , » comme Harmodius et Aristogiton , lorsqu’ils tuèrent le ty-r 35 ran et rétablirent l’égalité des lois dans Athènes.
39 Cher Harmodius , non , tu n’es pas encore mort 5 on dit 33 que tu es dans les isles fortunées où est Achille léger à la 33 course, et où l’on place aussi Diomède, fils de Tydée.
33 Oui, je porterai mon épée couverte de feuilles de myr- » thés, comme Harmodius et Aristogiton, lorsqu’ils égorgeas rent le tyran Hypparque , dans Athènes, peùdant les sa-
crifices. x
33 Votre gloire, chers Harmodius et Aristogiton, s’étendra 33 jusqu'aux extrémités de la terre , parc^ que vente avez tué ! 33 le tyran et rétabli la balance de la jùstice dans Athènes.
04) Ou y plaça successivement les statues de Solon, Li- > curgue, Pindare, Démosthènes , etc. Plutarque , in Antiphon 3 de fhetor. , raconte que dans un repas de philosophes , 011 discutoit sur l’espèce d’airain la meilleure. Les opinions étoient divergentes 5 mais on se rallia en plaisantant à l’idee d’Antiphon, que le meilleur étoit celui qui servoit à former les statues des tyrannicides.
Dans la suite des siècles , les Athéniens placèrent encorè au Céramique les statues en bronze de Brutus et de Cassius^, parce qu’ils avoient été les imitateurs d’Harmodius et d’Aristogiton. Voyez Dion Cassius , liv. 47*
1 • ' v •/ '•/ ' v ; év,;) ,■ ,v.
(1 5) Nardini, dans sa Roma vêtus , liv. 2, c. 4 y fait dire mal-à-propos à Suétone , qu’alors Rome avoit plus de mille rues. Fr. Oudendorp relève cette erreur dans son édition de Suétone. Leyde, 1751. Voyez les notes des pages 208 et 209 . Bergier ( Histoire des grands chemins de l’Empire , liv. 3, cK. 17)5 donne à la ville de Rome 24 lieues françaises de circuit , c’est-à-dire le quadruple de ce qu’étoit Paris de son temps , et toutefois il assure , avec Panvini et Pancirole, que Rome n’avoit que 3i voies militaires ou grandes rues , et 424 moindres.
( 1.6 ) Les uns veulent que le mot insula signifie des maisons séparées d’autres. Nardini prétend que ce mot insula désigne de petites habitations, à la différence de Domus y qui signifioit de grandes maisons. Bergier ( Histoire des grands chemins de F Empire , liv. 5, clï. 6) dit que les 1 4 régions de Rome se divisoient en quartiers, les quartiers en .isles , les isles en maisons privées.
(17) Ad gallinas alhas , via sandaliaris , vicus ursi pile ati $ il y avoit ^aussi vicus asellus , lapis pertusus , ( pierre pertuis ) , etc. Voyez dans les antiquités romaines de Gracvius , tomes III et IV 5 Sextus Rufus , de regionibus urbis Romae ?- Eorrichius , antiqua urbis Romae faciès ; Onuphrius et Pancirole , descriptio urbis Romae , etc. Bergier {Histoire des grands chemins etc. , liv. 3 , ch. 17) observe qu'un grand, nombre de rues avoient pris les noms des magistrats préposés à cette partie de l’administration, des villes, des provinces vers lesquelles elles étoient orientées , des établissemens voisins , etc. La nomenclature des vingt-cinq portes de Constantinople présente quelque chose d’analogue à ce qui vient d’être dit 5 on y trouve les portes du Canon, des Fours , du Fanal , de la MénagGrie , d’Andrinople , etc. Voyez les lettres de Sestini , sur la Sicile et la Turquie , tome III, page 93.
(18) On pourroit demander si tout ce qu’on débite sur les Iloraces et les Curiaces n’est pas une fable. Plutarque raconte l'histoire des trois frères Critolaus , citoyens de Tliégée , qui combattirent les trois Damostrates , citoyens de
Phénée. C’est trait pour trait , dans tous ses details, la même histoire que celle des Horaces et des Curiaces.
(19) Voyez le Dictionnaire géographique, par Bruzen de la Martinière , art .*Pékin.
(20) Voyez un abrégé très-intéressant de l’histoire des Barmecides , à la tête de la pièce de ce nom , par la Harpe.
(21 ) Teisserenc, qui le dit page XV de son projet de Géographie Parisienne , auroit du nommer ces villes.
(22) Quelques dénominations sont également longues et difficiles à prononcer, comme Hildburg-hausen. Une partie de la Carélie se nomme Cargapols - Kaiâcorela. C’est surtout à la Chine qu’on trouve, pour les villes et les personnes, des noms d’une longueur rebutante. 'L’histoire chinoise parle de la célèbre P anhoeip an , fille de Panpia et de Tsaachechou , née à Fou-fou g-hien.
(a3) Voyez Nicolas de Graaf3 voyage aux Indes orientales, page 2 y 5 et suivantes.
(24) C’est l’idée du citoyen Chamoulaud, dans une petite brochure intitulée : Plan pour la régénération des mœurs en France.
(25) Les Hermès étoient chez les Grecs de$s statues de Mercure , sans bras et sans pieds 5 on en mettoit dans lés carrefours , sur les grands chemins , etc Les romains empruntèrent de-là leurs Termes , que Vairon appelle Deos ‘viacos ; ils servaient à marquer les limites des propriétés , a indiquer les routes, etc.
(26) On prétend même que ces maximes morales contribuèrent beaucoup à rendre sentencieux le langage des habitans de la campagne de l’Attique. Voyez Pew, recherches philofophiques fur les Grecs , tome I, page 3o.
( 27 ) Les Çharmettes sont à trois quarts de lieue de Chambéri. Sur la porte d’une petite chapelle voisine de sa chaînai bre , J. J. avoit mis cette inscription tirée du pseaume 54
Ecce elongavi fvgiens et mansi in solitude ne.... quonia m vidi iniquitatein et contradiclionem in civitate , L’anecdote m’a été racontée sur les lieux, par le propriétaire de cette maison, devant laquelle les républicains de Chambéri ont planté l’arbre de la liberté. Des citoyens de cette commune ont demandé récemment à celle de Paris , que la rue de Savoie fut appelée désormais la rue de l’ Adoption ; c’est une charmante idée que le patriotisme a fait naître , et à laquelle lé patriotisme s’est empressé d’applaudir.
( 28) 'Telle est aussi l’opinion que le citoyen Avril a consignée dans son rapport.
k PARIS , DE L'IMPRIMERIE NATIONALE.
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