‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 11 sur 97 · ECRITURE DE BISMARCK · texte numérisé non relu

ECRITURE DE BISMARCK

11 y a là deux anguleux : l^uis XI et Bismarck, mauvais coucheurs, mauvais voisins, euueniis implacables. Louis XI est le plus anguleux. Louis XIV est leplusdonx de car'acttire : il a des courbes dans son écriture. C'est à l'angle ai£,ii chez Louis XI ; de là, raideur, dureté, entêtement. Cheï Bismarck, la raideur est mélangée de douceur, et prend le caractère de fermeté.

La volonté la plus implacable, la plus forte est celle de Bismarck. Il a des lettres massnécs d'une remarquable accentuation, surtout le k quitermine son nom. C'est la grille du lion. Louis XI est un fagçt d'épines, Bismarck est UE assommeur, Louis XIV est un agneau à côté des deux autres compères. ^

Louis XlV et Bismarck sont deux déductifs de première force. Logiciens,raisonneurs, positifs et pratiques, ils procèdent par voie de réalisation. Chez eux les laits sont tout. « L Etat, c'est moi, » dit Louis XIV. « La force prime le droit, n dit Von Bismarck. Les deux mots se valent. Aussi, voyez comme le signe graphologique de l'organisation cérébrale, déductive, s'étalent diuos ces deux an-

tographes. Les cerveaux où il y a tant de liaison d'idées, lient sans discontinuité leurs lettres.

Louis XI est plus intuitif; c'est Thomme de la théorie absolue, théorie que Louis XIV a trouvée toute construite sur une assise fortement cimentée. Le sombre châtelain de Plessis-les-Tours ne connaît qu'une chose, son idée pré- ^ conçue, juste ou non, à faire exécuter. C'est l'impératif s'il en fut un. Il écrit au Parlement de Paris, en 1478 : « Et gardez que ce n'est faulte, car tel est notre plaisir. s> . Avec ce gaillard de roi, on ne plaisante pais. Messieurs du Parlement, prenez garde !

Aussi son écriture a le signe graphologique de Pintuitivité : les lettres disjointes. Il burine son idée conmie il burine son bon plaisir. Il n'y a avec lui qu'à céder. 11 a' une idéalité dont il ne se départ pas : faire à sa tète. Louis XI est le véritable type au roi maître.

L'homme à grande imagination, c'est Louis XL II tient beaucoup de son moyen âge. Il a de grands mouvements de plume qu'affectionnent les écoliers un peu fous et les jeunes dames prêtes d jeter leur bonnet par dessus les moulins (1).

Louis XIV vient ensuite ; mais il chercl^e à se contenir dans l'allure de sa plume. Il sen.t les dangers de la « folle du logis » qui lui a fait commettre cependant tant de sottises.

Le plus maître de lui-même est Bismarck. Mais qu'il lui en a coûté I Car lui aussi est l'homme de l'imagination ; mais il la tient plus fortement en bridé. Il est d'un autre sang, d'une autre race. C'est bien le coursier impétueux, mais dont la fougue est complètement assouplie. Quelle distance de la signature folle et désordonnée de Louis XI à la signature si régulière, si méthodique de Bismarck !

(1) Cette particularité est tellement frappante qu'elle a été si^alée dans la publication du Musée des Archives nationales, page 287 : « La signature du roi est tracée en grands caractères allongés qui ont une physionomie toute personnelle. » Bonne remarque graphologique.

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Vous pensez bien que ces trois hommes se contiennent beaucoup, sont attentifs, prudents, défiants. Louis XIV se surprend quelquefois à mettre un point après son écriture, comme dans le contrat de mariage de W^ de Nantes qu'il eut de M°»* de Montespan. Le bizarre Louis XI fait mieux que cela. Il commence par mettre le point avant sa signature. C'est à ne pas le croire, mais cela est. Quel terrible défiant! Quelle crainte qu'on mette quelque chose avant sa signature !

L'écriture tassée de Bismarck dit l'homme soigneux de^ détails, attentif, rangé, ordonné.

Le plus royal des trois est Bismarck. Il signe conime Louis XIV ; absolument sans paraphe. Il a, de Louis XFV, la grandeur de caractère.

Mais il a une rudesse teutonne, quoique couverte d'un vernis de douceur, qui le rend plus inflexible que Louis XIV, presque autant que le terrible Louis XL

Tous ces traits que l'on vient de lire, même dans leurs plus fines nuances, ne sont pas un caprice du graphologiste. Ils ont leur représentation nette, rigoureuse, précise par les signes très-accentués de ces remarquables écritures.

Il me faudrait plusieurs volumes pour faire un travail didactique tel que le comporterait la science nouvelle ; et je dois me renfermer dans un seul. Il me faut donc chercher à être bref, concis. Je suis obligé de renvoyer aux nombreuses analyses, et aux développements que je donne dans le journal de la Graphalogie, où j'ai plus d'espace (1).

Abordons no3 études physiologiques.

Toute écriture possible, en quelque langue que ce soit, est une série combinée de traits, de courbes et d'angles/

'^ (1) C'est surtout dans mon volume intitulée : Méthode pra- ^l^^iue de Graphologie où se trouve expliqué la théorie des ré- A 'Jantes graphiques, qu'il faut prendre une notion piécieuse ^: -toitive de de la science de juger le& âmes. Le volume du «ation tformat que le Système, sera imprimé dès que celui-ci ^ de presse. •

C'est la substance de récriture. La science graphalogique repose sur la décomposition au regard de ces éléments constitutifs.

Voici une première loi de physiologie graphique qui est sans excption :

Jamais un signe graphique ne s'appli^ à la qualité opposée à celle qu'il représente.

Exemple : Les grands traits, les grandes lettres se perdant dans le blanc du papier par un développement excessif, disproportionné avec la hauteur des minuscules de la ligne, sont le signe graphique, du mouvement excessif de Fimagination, de Temportement de l'idée, de son peu de règle, de retenue, et disent une nature exaltée, une tête ardente.

Jamais ce signe ne pourra se rencontrer, ne se rencontrera dans récriture d'une nature absolument mcdtresse de son imagination, la contenant, la domiuant, lui imposant ime règle, ne s'exaltant d'aucune manière, d'une nature calme, d'une tête froide.

' Les lettres excessivement simples, n'ayant rigoureusement de hauteur que celle qui est exigée par la loi même de la formation de la lettre, ne se permettant aucune longueur ni au-dessus ni au-dessous du corps qui conàpose les minuscules, lettres régulières, juxtaposées normalement, agencées dans un ordre constant, quelque rapide que puisse être l'écriture, ne rappelant aucune forme insolite, recherchée, mouvementée, sont le signe des natures calmes. Jamais une nature exaltée, dans l'écriture rapide, naturelle, spontanée, ne s'astreindra à cette façon simple, régulière, monotone d'écrire.

Cette première loi mène mathématiquement à la seconde-:

Les signes graphiques sont fixés, parce outils sont puisés dans des conditions fixes de création psychologique et physiologique.

n répugne en 'effet que deux moteurs de mouvements eontramctoires et antinomiques arrivent à un mouvement identique. Il n'est pas possible que la force violente et exaltée du cerveau produise^ dans les traits, la manifes-

r^^\wV

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tation calme et pour ainsi dire glaciale de la pensée^ et^ réciproquement; qae la force calme^ contenue^ réglée produise les mouvements désordonnés^ excentriques^ violents de la pensée.

A cette raison dont Texposition seule fait Tévidence, se joint la preuve de Tobservation. Des centaines d'écritures de natures exaltées, prises au hasard dans mes collections d'autographes^ ont toutes le signe graphique de Texaltation^ et n\)nt jamais le signe graphique du calme. Des centaines d'écritures de natures calmes ont toutes le signe graphique du calme^ et jamaîs^ le signe graphique de rexaitation.

Nous arrivons donc à la loi de la fixité dés signes graphiques, loi capitale qui sert de base à la science^ puisqu'elle se trouve vraie en raison et en observation. Elle acquiert la force d'un principe. Elle repose sur un fait constant; qui découle de Tordre naturel des choses^ qu'elles ne sont pas créées ou établies contradictoirement^ que le oui et le non ne peuvent pas s'affirmer de la même conception d'idée.

Je ne pense donc pas qu'il y ait à contester ce principe posé au début de nos études de physiologie graphique. Il sera notre lumière ; et; partout où un signe quelconque apparaîtra net; dominant; bien constaté; sur un autographe d'écriture vraie et spontanée; ou sur plusieurs autographes sortis de la plume du même scripteur; qu'il n'est pas permis de soupçonner d'être artificiels ou appliqués, il y aura à conclure; de certitude scientifique; que ce signe rend bien la faculté; l'instinct; l'aptitude; etc.; dont il est la représentation permanente.

10 ^ jjfu TRAIT CONSIDÉRÉ GOHHE LIGNE DROITE.

Le trait dans son mouvement rectiligne obéit à deux directions cérébrales distinctes. À la pensée molle, faiblC; hésitante, irrésolue, timide, correspondra toujours le trait moU; léger; tremblottant; indécis. Le fluide nerveux est peu excité; la main est môUc; le trait est mou.

A la pensée forte, vive, hardie, résolue, violente, cor-

respondra toujours le trait ferme, rude, accentué, ayant la rigidité de la règle d'acier qui ne saurait fléchir. Le fluide nerveux a été considérablement excité, la commotion est forte, les muscles obéissent, les doigts sont puissamment contractés, Isi main a un mouvement de rigidité implacable, le trait est rigide.

Voilà comment le premier travail .de Tobservation doit se porter sur la mollesse ou la rigidité des traits. C'est d'une cojistatation facile.

Disons ici cependant, une fois pour toutes, que le graphologiste ne doit jamais étudier une écriture, quelque lisible qu'elle apparaisse, sans se servir de la loupe. C'est à l'aide de la loupe que toutes mes découvertes graphologiques ont été faites. La loupe est, en graphologie, ce que le scalpel est en anatomie. Elle montre à nu les fibres les plus délicates de l'écriture. Rien ne lui échappe, la rigidité ou la mollesse de la ligne, les liaisons ou les séparations des lettres et des membres de lettres, leur hauteur constante ou irrégulière, etc.

 l'aide de la loupe, donc, le premier diagnostique à faire sur une écriture doit être celui de l'état des traits. L'àme ici s'est peinte involontairement, fatalement. La nature molle n'aura pas à se donner ce qui lui manque de fluide nerveux. La nature rigide qui a excès et exubérance, ne s'ôtera pas ce qu'elle a de trop. Quel exercice faudrait-il pour violenter l'organisme, pour que, délicate et molle, parce que le fluide manque, la Ûgne devint hardie et rude, pour que, hardie et rude, parce que le fluide surabonde, elle devint délicate et molle ? Pourquoi faire cet exercice difficile ? Et serait-on sûr de réussir ? Que gagnerait-on à cette falsification? Et n'y aurait-il pas d'ailleurs des moments où le naturel chassé, qui revient au galop, reprendrait le dessus et ramènerait l'écriture normale ?

Le trait. droit doit être ensuite examiné dans sa terminaison. Elle est ou pesamment faite par un coup carré de la plume qui appuie fortement, ou finement tracée et finissant en pointe excessivement aiguë {filiforme).

Voilà deux mouvements du trait qui ne partent pas de

la même impulsion. L'un se trouve constamment dans récriture des natures à volonté forte, résolue, dure, intraitable, brutale, farouche, Animam atrocem Catonis. J^ai appelé massue ou trait massue, cette terminaison carrée, épaisse, qui me donne le signe graphique . des volontés résolues. Uautre se trouve constamment dans Fécriture des natures à volonté faible. La plume, sous une impulsion légère du fluide nerveux a glissé, en ne laissant que sa trace la plus rapide, la moins appuyée.. C'est le trait familier à la main des enfants et des femmes. Les hommes d^ volonté facile à conduire, sur les déterminations desquels on a prise aisément, ont ces traits constamment filiformes. Une femme dont la volonté est nettement accentuée, a le trait en massue. Exemple : l'écriture de rimpératrice Eugénie. .

^y\^^ZctZ^Cr^

Ces formes sont constantes. La raison physiologique apparaît là avec évidence. Cette main qui jette sa forte empreinte, qui fait ce trait anormal appuyé si rudement à son extrémité, ne peut avoir adopté cette singulière terminaison que par le besoin inconspient de rendre des déterminations intraitables. Et, par contre, la main légère, qui a peur d'appuyer, ne dit-elle pas sa faiblesse de détermination, sa facilité à subir les influences des autres ? Telum imbelle, c'est le coup de lance qui effleure à peine le bouclier de l'ennemi.

Considéré dans sa direction, le trait manifeste le mouvement vif, rapide de l'âme, quand il prend la direction ascendante (1);

(1) Le comte de Robiano, qui faisait, en Belgique, vers 1852, de la graphologie d'instinct, avait reconnu un iracassier dans récriture d'un homme dont les t minuscules étaient barrés d'une façon bizarrement ascendante. Il avait rencontré juste.

Une femme chicanière qui m'a taxi un stupide procès parce

SYSTÈME DE GRAPHOLOOIE ^ 97

Toutes les barres des t minuscules appartiennent à la manifestation volontaire. C'est dans cette lettre qu'elles se placent constamment. Et Ton devient rapidement fort en graphologie, quand on a étudié avec quelque soin les différentes formes des barres.

Si le t minuscule n'a pas de barre, c'est un oubli fort significatif. Il nous donne l'absence de volonté.

Exemple : Louis XVI.

Si la barre est à peine saississable, c'est la forme de la volcgité la moins accentuée.

La raison physiologique est évidente.

Si la barre est extrêmement prolongée, c'est la vivacité qui est rendue.

Si la barre est terminée en massue, et qu'elle sorte de la plume avec une telle, violence qu'elle ne touche pas même la hampe des ty c'est l'expression des mouvements violents, emportés de l'âme. Exemple : le duc de Praslin.

On trouvera dans la classification graphologique toutes les formes possibles que prennent les traits.

Ici noua les étudions au point de vue du mouvement que leur imprime l'activité cérébrale, pour faire ressortir ce fait capital qu'il y a toujours correspwidance entre la forme que la main du scripteur fait prendre au trait et le mouvement imprimé à la main par le cerveau, à l'aide du fluide nerveux.

no — DE LA COURBE ET DE l'aNGLE.

Tout ce que nous venons de dire du trait considéré comme ligne droite,Vapplique aux deux autres éléments constituant des lettres dans la plupart des écritures : la courbe et l'angle.

que j'ai pris la liberté grande de me moquer de son idée d'associer la chiromancie à la graphologie et d'appeler cet amalgame de la Graphologie comparée, a exactement récriture tracassière qui avait tant frappé le comte de Robiano et que Ton m'a montrée à Ipres.

La courte, par sa constitution -graphique, est douce au regard. Je crois que c'est Bernardin de Saint-Pierre qui, le premier, dans ses Etudes de la Nature, a fait remarquer qu'à l'exception des cristaux, qui, en minéralogie, ont toujours la forme prismatique et anguleuse, les courbes semblent avoir été choisies intentiojonellement dans les difiérents règnes de la nature, pour le contour des objets qui doivent être perpétuellement sous les yeux de Fhomme.

L'angle, quel qu'il soit, est sec et dur au regard. Il est en contraste frappant avec les sinuosités qui peuvent varier à l'infini. L'aûgle a sa rigidité constante.

Il n'était pas possible que l'écriture, produit si inconscient du cerveau, ne revêtît pas la forme qui put répondre le mieux aux dispositions intimes, intellectuelles et morales de celui qui manie la plume. H paraîtrait étrange qu'une nature doujee affectionnât la forme anguleuse des lettres, et qu'une nature raide, dure, et, comme on dit, anguleuse, affectionnât le mouvement arrondi.

Aussi, l'une des premières révélations de l'écriture sur rintime de l'âme de celui qui a tenu la plume est celle de la prédominence de l'un ou de l'autre de ces deux éléments essentiels.

Les écritures où domine la courbe disent douceur, et donnent la série des mouvements doux : faiblesse mollesse nonchalance, etc. (1).

Les écritures où domine l'angle, jusqu'au plus aigu, qui est l'expression la plus forte du mouvement raide, disent

(i) Fou rier]avait fait de la graphologie expérimentale, quand il avait remarqué que toute courbe, tout arrondissement des lettres dans Yécriture était signe d'affectivité et disait amour^ amitié, bienveillance. Ce n'est pas rigoureusement exact ; en graphologie, le mouveraent affectif a pour grande manifestation l'inclinaison des lettres ; mais ce qui est vrai c'est que la courbe dit toujours douceur, par conséquent disposition à la bienveillance.

Je regrette de ne pouvoir diter le passage du célèbre économiste qui était un observateur.

raideur^ et donneût toute la série de ce monvément : fermeté> rigidité, dureté, entêtement, inflexibilité, etc. Il est reçu dans la langue de dire : un caractère angu- /x, tellement, avant la physiologie graphinué,rinstinct

îeux

qui indique à manier de Tâme.

Voilà comment, dans la classification desjécritures, elles se sont trouvées divisées de suite en deux [groupes généraux, tout-à fait tranchés, et comment, lorsqu'il a fallu expérimenter, les séries d'écritures où donlinaient perpétuellement les courbes, se sont trouvées jappartenir aux natures peu consistantes, peu fermes, ô^ibles, molles, nonchalantes, etc., et les séries où dominaient les angles ont correspondu aux natiires rigides>fern)(es,raides, rudes entêtées^ inflexibles, etc.

Cette véîrificatiori, cette démonstration est si facile à faire, que, sur vingt lettres que Ton a, par hasard, dans son portefeuille, de parents ou d'amis, de personnes qui nous sont bien connues par des relations constantes, etdont le caractère douxauraide li'a pas pu nous échapper, nous pouvons, à Tinstant, sans avoir aucune autre notion de graphologie que le caractère tranclie que donnent les courbes ou les angles, faire deux groupes de nos lettres : mettre d'un côté toutes celles où la mume semble avoir affectionné les formes arrondies,etde l'autre toutes celles où elle a afi(ectionné les formes anguleuses.

Ce triage graphique uîiefois fait, nous pouvons, avant de rien vérifier, écrire les noms des personnes telles que nous les connaissons, sur deux listes, l'une des natures douces, l'autre des natures rigides. /

Si le sigie graphique est vrai, et il l^èst, le groupe des lettres pu dominent lès courbesf se trouvera avoir été écrit par les personnes gui compcœent la liste des doux; et celui des lettres où dominent les angles, aura été écrit par les perscDnnes qui composent La liste des rigides. Tel est le çrésultat de cette curieuse expérience, ^ H est difficile de contester le fchénomène, parce qu'il

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est constant. Et son application physiologique se déduit de la tention cérébrale des rigides, des raides, des entêtés, des inflexibles c^ui produit le trait anguleux^ raide, ferme, expression bien réelle de la situation de Fâme, et, réciproquement, de la flexibilité, de la mollesse cérébrale des doux, qui produit les formes arrondies répondant mieux aux instincts de douceur et de mollesse.

IlJ®..— DE LA DIRECTION DES LIGNES.

Quand on regarde une série d'autographes^ il est facile de remarquer plusieurs formes affectées par les lifmes.

A. Les unes semblent tracées en ligne tellement droite, qu'elles ont la rigidité, Tinflexibilité de la règle de fer. Nulle lettre ne s'écarte, par sa base, de la ligne droite : la typographie elle-même ne fait pas mieux.

B. D'autres ont la ligne flexible, sinueuse, que j'ai appelée serpentine. La base des lettres suit une ligne composée de courbes plus ou moins surbaissées.

C. D'autres lignes affectent le mouvement ascendant. Comme on dit vulgairement, elles vont de la cave au grenier.

D. D'autres ont le mouvement descendant. La ligne part de haut et descend toujours.

E. Quelquefois Ja ligne descend d'abord et remonte ensuite.

F. D'autrefois la ligne monte d'abord, puis redescend. Ces deux dernières sont deux formes curvilignes en

sens inverse.

Si ces formes ne sont qu'accidentelles dans une écriture, par exemplcji quand on a mal tenu devant soi son papier, il est évideut qu'il n'y a rien à conclure de cette disposition. Il faut vérifier si cette direction est bien habituelle, si c'est de la sorte que le scripteur écrit toujours. Ceci constaté, voici ce qui est démontré par l'observation.

A. Les hommes à caractère inflexible, rigide, qui ne cèdent jamais, ceux dont à' parlé Horace : ienacem propositi virum nunquàm dimoveasy qui vont à leur but sans

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