FONCTIONS ET COMBINAISONS DES TRAITS
Dans le travail de ranatomie graphique nous avons étudié les traits isolément. II faut les voir dans le mouvement qui les rapproche, dans les lois qui président aux combinaisons variées à Tinfiai dont se forme récriture individuelle, personnelle.
La physiologie graphique est donc l'étude des mouvements, des^ fonctions, des combinaisons des traits. C^est évidemment la partie capitale de la science graphologique, celle sur laquelle personne n'a jamais écrit, que Lavater entrevoyait à peine, et qui était bien, pour lui comme pour Gœthe son ami, le véritable desideratum devant lequel leur génie fut forcé de s'arrêter \i).
Ce travail est complètement neuf. Les idées qui s'y produisent sont à peine indiquées dans le livre des Mystères de l'écriture. Elles constituent surtout et définitivement la science graphologique. Elles né se trouvent que là et dans les articles de la Graphologie des trois années écoulées de 1872 à 1875, dans lesquels je les ai en partie exposées. C'est donc une prise de possession de mes théories et des données qui constituent ma découverte. Je n'autorise personne à en faire le plagiat, si ce n'est comme citation isolée (2), Il serait par trop commode au premier écrivas-
(1) Jamais Tabbè Flandrin, devant moi et devant ses amis, na laissé soupçonner qu'il se fut occupé, une minute, des lois physiologiques" de l'écriture.
(1) J'ai donné trois séries de conférences à Lyon, dans la belle salle du palais Saint-Pierre. J'avais Un auditoire attentif,
sier venu, de se jeter sur une découverte toute nouvelle, pour en prendre la substance et la fleur, et étaler sous son nom des théories qui ont coûté au véritable auteur, des années de labeur opiniâtre.
Jen*ai pas besoin de dire que c^est la partie de mon œuvre que j'ai travaillée avec le plus de soin, et qui m'a demandé le plus de temps La classiflcation a découlé naturellement du résultat des expérimentations faites sur des milliers d'écritures, et sur toutes les manifestations possibles de la pensée humaine par l'écriture, chez tous les peuples du monde, depuis les premiers temps delà période historique. Un hiéroglyphe est une image représentant une idée, mais le tracé de ce hiéroglyphe, du moment qu'un pinceau, im roseau, un stylet en produisait la forme, était une œuvre où se traduisait la pensée par la légèreté ou la pesanteur des traits, leur mouvement sobre ou exagéré, leur direction sur le marbre, la pierre, le papyrus, la membrane, la toile, la tablette de cire, etc.
Il fallait que les lois graphologiques, pour être acceptées de la science comme loi, fussent universelles, que le sauvage fixant sa pensée sur une écorce d'arbre à l'aide, d'un silex aigu, obéit physiologiquement au même instinct qu'un calligraphe moderne armé de la plume. Il fallait que les plus vieilles écritures du monde, — et l'é-
passionné même. Je développai là mes idées avec toute la chaleur que les inventeurs mettent à dévoiler ce qu'ils ont découvert, en particulier ma théorie des cinq groupes intellect tuels qui donnent les cinq grandes formes de toute produc^ tion cérébrale, trait de lumière jeté sur la psychologie. Quel n'a pas été mon étonnement, quand on m'a envoyé, de Lyon, tout un volume imprimé et mis en vente chez un libraire, exclusivement composéNjcles théories que j'avais expliquées au tableau noir ! J'ai dû sauvegarder mon droit de propriété littéraire, et mettre un terme à ce plagiat, véritable vol en littérature.
Si ce vol se reproduisait de nouveau dans quelque publication, j'aurais recouis à la justice pour sauvegarder mon droit d'auteur, que la loi protège avec raison contre les pillards littéraires, comme une véritable propriété.
criture est chez les Egyptiens dès leurs premières dynasties, c'est-à-dire près de quarante siècles avant Fère chrétienne, — soumises aux expériîoaentations de la Graphologie, donnassent les mêmes résultats que les écritures contemporaines^ et que, tout en tenant compte de la forme générale d'écriture adoptée par im peuple, et, chez ce peuple, à telle époque de son histoire, car récriture a subi toutes les variations possibles, la personnalité, l'individualité pût être saisie nettement, vivement manifestée.
Je suis arrivé à cet heureux résultat, (1) Si parmi les merveilleux papyrus que l'on découvre, nous pouvions trouver l'écriture de César, de Caton, d'Alexandre, de Cicéron, de Virgile, — n'eussions-nous que àexix ou trois mots tracés par chacun d'eux, — toutes ces grandes figures nous apparaîtraient photographiés au moral plus sûrement que leurs traits ne nous sont parvenus, ciselés par les statuaires.
Il y a loin de Louis XI à Louis XIV, de Louis XïV à Bismarck. Sur la simple signature de Bismarck, en appliquant rigoureusement les règles graphologiques, sansi avoir eu recours à aucune autre notion révélatrice du caractère, j'ai pu faire un portrait intellectuel et moral ayant la valeur d'une photographie. Le même travail sur un long autographe de quatre pages de la même plume a été plus étendu, mais n'a rien dit de contradictoire avec ce que m'avaient révélé les neuf lettres de la signa-
(I) n y avait un livre d'un piquant intérêt à écrire, c'était f Histoire de l Ecriture dans ses rapports avec les civilisations, le caractère et les mœurs des peuples. Ce livre ne pouvait se produire qu'à la suite des révélations de la science graphologique. Tous les linguistes qui ont parlé de récriture n'ont pas soupçonné ce merveilleux ppint de vue. L'écriture n'a été pour eux qu'un splendide truchement de la pensée humaine. Ils n'ont pas songé à aller plus loin.
Ce livre est fait. 11 est en ce moment sous presse. Il paraîtra dans cette année même, et il donnera des spécimens de toutes les écritures couinantes en usage chez tous les peuples, en faisant ressortir ce que disent ces écritures, de la
ture (i)fc Je tf ai de Louis XI qu'une ligne d'écriture suivie de sa signature ; mais nous avons beaucoup d'autographes de Louis XIV.
Je suppose que nous n'ayons de ces trois personnages historiques que la signature. La nature intime de ces trois âmes^ ayant vécu dans des civilisations si distantes^ ayant des formes d'écriture si dissemblables, — la gothique du XIV®, siècle, l'écriture française du xvii®, l'écriture allemande du Xïx«, — nous apparaîtrait, sous le scapel graphologique, dans sa complète réalité.
Ce sont trois natures ardentes, vives, impétueuses, ayant à l'excès le sentiment de leur force, ambitieuses, ne se décourageant jamais, sacrifiant tout au but à atteindre, tendant à ce but avec une inflexibilité que rien n'arrête.
Le signe graphologique est très-marqué. Les trois signatures sont très-ascendantes. Le mouvement ascendant de la plume est vivement accentué.
valeur intellectuelle, de l'énergie vitale, de la puissance effective, des instincts, du caractère, des goûts, des aptitudes, des passions de ces groupes si variés des familles humaines.
C'est une très-belle introduction à mon système de Graphologie, et les révélations qu'il contient sur récriture de tous les peuples, ne manqueront pas d'attirer l'attention des esprits sérieux, pour lesquels jusqu^à ce jour l'écriture avait été un mystère impénétrable.
Le volume de V Histoire de VEçriture est un grand in-4o à deux colonnes sur papier de luxe, richement relié, avec gaufres et titres en or sur le plat. Prix : 16 fr.
Je n'ai fait tirer l'ouvrage qu'à un très-petit nombre d'exemr plaires : deux cent cinquante exemplaires seulement. Chacun de ces deux cent cinquante exemplaires portera un numéro, le nom de l'acheteur et une page en blanc sur laquelle j'écrirai, à la plume, un autographe signé de ma main. . -
Ce sera ime rareté bibliographique. On peut dès ce moment, adresser la demande du volume au bureau de la Graphologie, 5, rue de Chanaleilles, Paris.
(1) Voir cette curieuse photographie intellectuelle et morale dans la Graphologie de 1872, n^s 32 et 37.
\Ska
y^hy <?^W^