‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 14 sur 97 · CINQUIEME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIEME PARTIE

CLASSIFICATION GRAPHOLOGIQUE

L^anatomie graphique nous a révélé Texistence des traits^ leurs formes primordiales et élémentaires.

Nous avons vu, dans la physiologie graphique^ comment se produit le développement des traits, dans leurs ^ .'^riations innombrables, sous Tinfluence nerveuse.

Mais beaucoup de personnes tracent, par instinct, des traits dont les formes sont semblables, et cela sans jamais avoir vu l'écriture des autres. Ces ressemblances tiennent aux influences semblables du moteur nerveux.

S'il était possible que deux natures fussent rigoureusement semblables dans toilt leur être intelligent, sensible et libre, il arriverait logiquement qiie les deux écritures, manifestations spontanées de ces deux natures^ seraient les mènies. Mais il n'en est jamais ainsi. La grande richesse du monde intellectuel et moral, comme celle du monde physique, c'est de montrer, variées eu quelque sorte à l'infini, les individualités, tout en les composant de qualités spéciales communes à beaucoup d'autres.

Puisque nulle écriture ne ressemble rigoureusement à une autre écriture, mais que, cependant, il y a des traits communs qui établissent d^s ressemblances générales, il est facile de conclure que la science graphologique, comme toutes les sciences naturelles, doit avoir sa classification. Classîfier, c'est former des groupes, afin' de les comparer ensemble, c'est assigner à chacun de ces groupes des caractères conamuns qui aident à les reconnaître.

Les classifications^ c'est reconna de tous, ont le double avantagé de tracer à l'esprit une méthode ou procédé

1)0ur arriver à la connaissance des phénomènes^ — ici, es phénomènes ce sont les manifestations multiples de Tâme par les traits graphiques, — et d'oflWr un système ou ordre de distribution de ces phénomènes, qui les re» présente dans leurs rapports.

Du moment qu'il existe des traits qui peuvent être groupés de manière à former des genres et des familles, et que ces groupes de traits correspondent à des groupes f: , de facultés, d'instincts, de caractères, etc., nous sommes

I en pleine science ; les groupes principaux forment les

familles naturelles, lesquelles à leur tour font partie de groupes plus généraux que nous appelons classes.

Il eut été bien maladroit, en inaugurant la science nouvelle, de ne pas lui assurer le bénéfice de ce procédé si simple^ qui aide tant l'esprit, et jalonne si admirablement le teiTain jusque-là inconnu où Ton s'avance.

Voici comment nous distribuons, systématiquement, les signes graphiques qui nous sont fournis parles traits de l'écriture. Prenons un exemple : Signe graphique de la sensibilité, Tune des manifestations de Tàme les plus remarquables. Nous partons des espèces ou nuances de signes qui nous donnent les diverses sensU)ilités, et nous les plaçons à la colonne des espèces ou nuances.

Nous plaçons le signe plus général dé la sensibilité à la colonne des genres ou groupes.

Mais la sensibilité répond à un ordre dans lequel elle entre, celui des manifestations. Elle est la manifestation affective, et nous la mettons à la colonne àeajordres ou^ familles.

Enfin cette famille de traits manifestant ^affectivité, appartient elle-même à un groupe général com^iris à son tour dans une division dernière, les facultés, division qui forme la classe.

Nous avons donc, pour la sensibilité, le tableau sui- ^ vaut:

SYSTÉBO! DE GltAFHOLOCHX

Page 1