‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 64 sur 97 · IV' CLASSE. — CARACTÈRE · texte numérisé non relu

IV' CLASSE. — CARACTÈRE

Nons arrivons à une étude qui n'a pas moins d'intérêt que celle de la classe précédente. Nous nous rendrons compte, d'après l'écriture, de ce développement en nous, que nous avons défini : l'&me active, la résultante des instincts et de la nature, c'est-à-dire le earaelère, plus mobile que les Instincts et la nature, et pouvant se modifier par 1 empire que l'âme exerce sur elle-même.

IV* avSSI, CABACTÈm:.

, XLV* ORDH£, DÉVELOPPEMENT DD SENS FOKT.

i LXIl' QENRE, HARDIESSE.

i Dans l'étude physiologique du trait, p^p. 91, nons

^ avons donné la loi de la manifestation, par l'écriture, de

la force, de la hardieae de l'âme. 11 faut relire c«tte loi et s'en pénétrer. Plus loin, page 97, nous avons donné la loi des angles et nous l'avons appliquée à l'énergie du caractère. Les races du Nord sont très-énei^iques de ca- ^ . ractëre. Elles affectionnent l'angle dans leur écriture.

)■ 11 faut partir de ces notions basées sur une expérience

^'/ qui n'est pas à contester, pour se faire une idée précise

' du grand ëLément de la manifestatioa de k force dans le

caractère de l'homme.

258. Bravoure. Les braves affrontent le danger sans réflexion. 259. Courage. Les courageux ne reculent pas. 260. Intrépidité. Les iutrépiiies ne connaissent pas d'obstacles; ils» les bravent, dussent-ils succomber. 26 1 . Fougue. Les fougueux enti-e prennent avec impétuosité, mais ne se soutiennent pas toujours. 262. Audace. Les audacieux ont la hardiesse excessive. 263. Bardiesie. Les hardis soat inaccessibles & la crainte, 261 Force Les forts ont la fermeté du courage. 265, Virilité. Les viriles font des actions de vigueur, digues d'un grand caractère d'homme. 266. Conteittementf déiir, tatisfactùmdesoi-m^, présomption.

5YSTSHE DE aRAPHOLOGUS 265

Les présomptueux ei^treprennent au-delà de leurs forcés. 267. Témérité. Les téméraires ont la hardiesse imprudente.

Le signe graphique du sens fort est l'emploi du trait netf accentué, de la massue qui donne la résolution^ de Vangle qui donne la fermeté, des lettres barrées en retour, qui disent Tobstination^ des crocs ou harpons, qui disent ïa ténacité.

La signature est fort caractéristique dans ce genre. Tantôt c'est celle des hommes que j'appelle militants, et

Îui font un paraphe d'un seul coup de plume, vif y aigu, escendant; quelquefois en ligne rigide^ quelquefois un {leu recourbé, rappelant à s'y méprendre le dessin de la ame d'un sabre. Le paraphe ensiforme à lui seul dit un caractère hardi. Jamais les faibles ne songent à signer ainsi. Tantôt c'est celle d.3s hommes que j'appelle fulgu' rants, dont le paraphe est une imitation parfaite, un vrai dessin du sillonnemeut brisé de la foudre qui tombe.

Voici l'écriture-type de Beulé qui termina par le suicide une carrière brillante, dont l'origine était due ë son ambition excessive, à sa hardiesse que rien ne rebuta. Il voulait arriver, n'importe à quel prix. Il y mit une audace, ime fougue qui semblaient téméraires, et qui furent couronnées du succès. 11 aimeleglaivedanssonecriture.il aie paraphe-type des militants, le coup de glaive. Il termine par ce coup de glaive le mot reverrez ; le z final disparaît.

•Sl^u*^ ^' *^ >1a^«-^^

266 SYSTEME DE GHAPHOLOGIE

Etade graphiqne, le mouvement ascendant est très taaiqué.

Le caractère se forme aux dépens des instincts. S'il s'améliore, il prend sur les instincts mauvais qu'ilcorrige; s'il devient mauvais, il cède aux mauvais instincts,

IT' CLASSE, GARÂCTÈilE.

ILTI» ORDKE, DÉVELOPPEMENT BII SENS RÉSISIAUT.

IXIII' GENRE. - FERMETÉ.

Le sens de résistance qui donne les caractères fermes, constants indépendants, pouvant aller jusqu'à la révolte> a sa manifestation permanente dans l'écriture, par l'emploi presque rigoureux de l'angle à la base des lettres.

Il y a un peuple bien remarquable par sa fermeté, c'est le peuple anglais. L'écriture anglaise, chez les Anglais qui ont le caractère de la race anglo-saxone, est une série d'angles. Au contraire, ceux des Anglais qui manquent de fermeté, dont le caractère est doux et s'approchant un peu d'une certaine mollesse, ont les courbes malles là où les autres ont cette Forme si caractéristique de force qui va jusqu'à la raideur, quelquefois même à la rudesse et à la brutalité.

Il ne faut pas dire, ce qui est une niaiserie, que toutes les écritures anglaises se ressemblent. 11 faut dire que les caractères anglais ayant géuéralement fermeté, angulosité, affectionnent l'emploi de l'angle qui donne une ressemblance apparente à toutes les écritures. Mais la ressemblance n'est que sous ce seul point de vue. Quand les individus diffèrent ensuite pour l'imaj^ination, l'idéalisme, la logique, la finesse, la franchise etc., l'écriture anglaise, comme toute autre, donne parfaitement les signes graphiques qui disent ces différences.

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