I. Pour tous les enfans incUstinctement
ô^. Une continuation de l'histoire de la religion; ô"*. Un livre qui ferait suite k celui de la première classe, çt qui contiendrait des idées sur quelques productions de la nature, étrangères h. notre climat, et dont Putilité est plus grande ou^plus générale, et sur les 9rts,dont les enfaus de cette seconde classe seraient en état de saisir les procédés ; des exemples qui fixent leur attention ; des maximes qui se gra-* vent dans leur mémoire et qui leur ikispirent l'borreur du vice et Pàmour de la vertu et de la patrie ; ^enfin quelques notions des lois civiles et pénales les plus essentielles k connaître , ainsi que des fonctions des magistrats et des devoirs des citoyens.
IL Pour les enfans aisés seulement :
7*. Une grammaire, où l'auteur, sans entrer dans les principes métaphysiques du langage, ferait connaître Tusage tel qu*il est, ne donnant que les explications les plus courtes, les définitions les plus claires, les règles les plus succinctes de la prononciation et de l'orthographe ;
8". Des principes élémentaires de géographie, qui contien-* draient : une description abrégée de la France ; une notion générale de ses productions et de son industrie ; Pexposé simple et précis des événemens les plus singuliers et surtout les plus honorables de son histoire ; la connaissance des lieux et Tépoque des teiops où ils se sont passés, etc. etc.
Tels sont les ouvrages , a Tusagc des eufans, qui nous pa^
raissent lodlspèDsables. Il nous reste k exposer ceut qui notis semblent nécessaires pour l'instruction des maitres.
9^. Une instruction propre ^ diriger dans l'enseignement de la lecture des syllabes, afin que Télëve apprenne eu même teiDps le son de la syllabe, le nom et le nombre des lettres, dont elle se compose : méthode qui diffère essentiellement de celle'd'épeler , dans laquelle on donne aux consonnes un son absolu, quoiqu'elles n'en aient proprement aucun, et qu'elles ne soient qu'une modification du son des voyelles.
lo"^. Un ouvrage qui contiendrait de bons préceptes pour diriger les enfans dans leur exercice d'écriture , serait sans doute un ouvrage utile. Cependant nous n'osons le proposer. Pour exposer clairement les mouvemens qu'on doit faire faire ^ la main et aux doigts lorsqu'on veut tracer correctement le$ différentes espèces d'écriture , il faudrait un langage beaucoup plus précis que celui que pourraient comprendre nos institu* teurs. Il s'agit y au reste , bien moins dans nos écoles primaires lie donner aux enfans une belle écriture qu'une écriture lisible ; et de bons exemples formeront assez leur main pour . que leur écriture soit nette et facile h lire.
ii\ Lorsque la main des enfans sera un peu affermie, le maître devra les habituer k tracer diverses figures, et k découvrir leurs rapports. Cet exercice est une introduction naturelle ii la géométrie et au dessin , et peut dans nos usages servir k de nombreuses applications.
L'enseignement du calcul doit commencer dès le premier âge. Pour cet effet , ce maître exercera ses élèves b trouver les rapports des nombres, et il les disposera par ce moyen a l'enseignement de l'arithmétique.]
Mais dans l'enseignement des rapports des formes et des
nombres, Tinstituteur doit suivre une route inconnue dans
nos écoles ; il faut donc un- ouvrage qui le dirige dans cet
enseignement, ejt on en trouverait les principes dans tous
%ceux qui ont été publiés stu: les établisaemens de Pestalozzi.
12®. L'arithmétique n'est généralement enseignée dans nos écoles primaires que par routine ; et nous ne connaissons aucun traité d'arithmétique qui, des idées les plus simples, telles qu'il faut les présenter aux enfans, passe aux plus complexes sans supprimer les intermédiaires. C'est donc encore un ouvrage b composer pour les maîtres, suivant les principes que nous venons d'exposer.
i3^. Après avoir déterminé les objets d'enseignement dans les diverses écoles primaires, il nous parait indispensable d'y introduire une méthode uniforme de régler leur tenue. Pour cet effet un dernier ouvrage serait nécessaire : il renfermerait les si^es muets et les moyens par lesquels les maîtres pourraient diriger en silence leurs élèves ^ et maintenir Tordre dans leurs mouvemens et leurs exiercicès.
Cette méthode, chez nous, est en usage dans les écoles dirigées par les 'frères des écoles bhrëtîeunes, et dans celles qui les ont prises pour modèles. Ces écoles pourraient donc offrir les élémens de l'ouvrage que nous demandons. .
Les livres destinés aux enfans ne devront former que des petits volumes in -^t 2, et le premier sera réduit sous Forme de tableaux comme le Syllabairet »
Espérons que l'ordonnance du Roi achèvera sous ce rap-port tout le bien qui est commencé.
Le succès dépendra principalement du concours des autorités ecclésiastiques que cette même ordonnance prooiet et assure a FUniversité, en même temps que celui des autorités civiles. La commission a d'autant plus droit d'y compter, qu'elle le sollicite avec empressement: «Vous aurez soin, <( a-t-elle dit aux recteurs eu jeur transmettant l'ordonnance, (( de faire connaître en toute occasion k MM. les évêques et « k tous les ecclésiastiques , que vous n'êtes en tout ceci qiie « leurs au;ciliaires9 que l'objet de l'instruction prifnaire e&t (( surtout de multiplier, de renforcer en quelque sorte l'ins-
te triictîon religieuse, et vous marquerez la plus grande dé- « férence k leur avis dans tout ce qui regarde la religion. »
On n'a pas besoin de dire que ce qui donne le plus de poids k ces sortes d'ayertissemens adressés aux recteurs, c'est qu'ils n'ont rien de nouveau pour eux, et qu'ils ont ton*jours entendu ie même langage , vu et suivi la même conduite.
(V.) page 58.
La même obligation était imposée k TUniversité , par le décret du 17 mars i8oS^ et elle prouverait aisément qu'elle n'a cessé de la remplir autant qu'il a dépendu d'elle. Au reste, elle ne s'en est jamais fait un mérite^ Aucun devoir n'était plus doux pour le corps enseignant, et on le croira sans peine, pour peu qu'on veuille jeter les yeux sur les statuts de ces admirables Frères des Ecoles Chrétiennes^
.Voici ces statuts tels qu'ils furent adressés et soumis au Conseil, dès 1809 , par le vicaire général :
Art. 1*'. L'institut des Frères des Ecoles Chrétiennes est une société dans laquelle on fait profession de tenir les écoles gratuitement. La fin de cet institut est de donner une éducation chrétienne aux enfans, et c'est pour ce sujet qu'on y tient les écoles , afin que les engins étant sous la conduite des maîtres depuis le matin jusqu'au soir, ces maîtres puissent leur apprendre k bien vivre , en les instruisant des principes dç notre sainte religion, en leur inspirant les maximes chrétiennes^ et Jeur donnant ainsi l'éducation qui leur convient.
2. L'esprit de Pinstltut ^st un esprit de foi qui doit engager ceux qui le forment k attribuer tout k Dieu, et k ne rien faire que dans les vues de Dieu , et en conformité parfaite k ses ordres et k sa volonté. Ils auront de plus un zèle ardent pour instruire les enfans , les conserver dans l'innocence et la
rrainte de Dieu j et leur donner beauooup d'ëlolgnement et une très-grande horreur pour le mal.
3. L'institut est gouverné par un supérieur général , lequel est perpétuel. Il a pour adjoints, deux assistans, qui sont soa conseil et l'aident k bien gouverner j ils demeurent dans la même maison que lui, assistent k ses conseils^ lui prêtent la main quand il est nécessaire ^ niéme pour répondre aux lettres qu'il reçoit.
4. Le supérieur général est élu au scrutin par les suffrages secrets des directeurs assemblés des principales maisons; i's élisent de la même gianière les deux assistans, lesquels restent en place dix ans et peuvent être Continuas.
5. Le supérieur général peut être déposé; mais seulement par le chapitre général, et pour des causes extrêmement graves.
6. Le chapitre général se compose de trente des plus anciens frères ou direoiieurs des principales maisons. Il s'assemble de droit tous les dix ans, k moins qu'il ne soit jugé nécessaire de convoquer quelquefois une assemblée extraordinaire*
7. Lés maisons particulières sont gouvernées par des frères directeurs qui sont trois ans en place, k moin9 que , pour de justes causes, il ne paraisse plus convenable au supérieur général et k ses assistans de diminuer on de proroger ce temps.
8. Le supérieur général nomme des visiteurs; ils sont aussi trois ans en place, et font leurs visites une fois par an;. ils exigent des directeurs un compte de la recette et de la dépense ; et , aussitôt que la visite est finie , ils font au supérieur général leur rapport de ce qu'il faudrait corriger dans chaque maison»
g. Aucun des frères ne peut être prêtre ni prétendre a l'état ecclésiastique , porter le surplis ni faire aucune fonction dans l'église; mais^ tout entiers k leur vocation^ ils vivent dans le silence , dans la retraite , et dans la plus entière fidélité i leurs devoirs.
( iga )
i5. Ils s'attachent k leur ÎDStitut par les trois vœinc sim« pies de religion, qu'ils ne font d'abotd que pour trois ans, ainsi que par le vœu de stabilité et par celui d'enseigner gratuitement les enfans. Ces vœux durent autant qu'ils n'en sont pas dispensés ; fts peuvent en être dispensés parle pape (i).
11. Ils ne sont admis k faire les vœux , même de trois ans y qu'après avoir été au moins deux ans dans l'institut, et s'y être éprouvés un an dans le noviciat, k l'école un pareil temps.
13. Ils ne sont reçus kles faire qu'après les plus sévères informations , et ils le sont a la majorité absolue des voix par les Frères profes de la maison où ils se tcouvent.
i5. Les Frères seront admis, autant qu'il se pourra, k l'âge ' de seize ou dix-sept ans ; mais , en ce cas , ils renouvelleront leurs vœux tous les ans, jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge de vingt-cinq ans accomplis.
i4. On renverra tout su]et qui se conduirait mal ; mais on - ne le fera que pour des causes très-graves, qui seront jugées telles par le chapitre général des Frères y et vérifiées k la plu* ralité des souffragest
i4« Il en sera de même pour ceux qui demanderaient k sortir de la maison, et k obtenir dispense de leurs vœux.
16. Les Frères ne s^établissent dans les diocèses que du consentement des évêques, et y vivent sous leur autorité, pour le gouvernement spirituel j et sous celle des magistrats des lieux , pour tout ce qui concerne le civil.
(i) En 1810 , le Conseil examina de nouveau les statnts des Frères, e\ ]a dernière parue de cet article 10 fut modifiée, ainsi qu^ii suit : lis se çorifo^m^fonV, pour l^ws vœu»^ h ce qui est statué a cet égard par les fois de rçntpir^^ Sur tout 9nVre point, lç& at«itui$ furent maintenus te«t«(^Uem«n|.
:-Dela manière doniles Frères doivent se comporter dans
les écoles.
,17. Les Frères tiendront partout les ëcoles gratuitement j et cela est essentiel k leur institut.
i8. Il seront continuellement attentifs k trois choses dans l'ëcole : i« pendant les leçons, k reprendre tous les mots que Pécolier lit , dit mal ; 3° k faire garder exactement le silence aux écoliers pendant tout le temps de l'école; 5* k rendre attentifs les écoliers dans les leçons qu'on leur donne.
. 19. Ils enseigneront leurs écoliers selon la méthode qui- Jeur est prescrite , et qui est universellement pratiquée dans l'institut ; ils n'y introduiront rien de nouveau , et n'y chanrgeront rienaussi.>
se." Ils apprendront k lire aux écoliers : i** le français; . 2» le latin ; y les lettres écrites k la main ; 4» k écrire.
21. Ils leur apprendront encore l'orthographe et Parith- .métique, le tout comme il est prescrit dans la première partie
de la Conduite des Ecoles. Ils mettront cependant leur premier et principal soin b apprendre k leurs écoliers les prières
• du matin et du soir, le Pater, VAve Maria , le Credo et
• le Confiteor, et ces mêmes prières en français ; les Commandemens de Dieu et de l'Eglise ; les réponses de la sainte messe ; le catéchisme; les devoirs du chi<étjen y et les maximes et pra-
. tiques que Notre- Seigneur nous a laissées dans le saint EvangUe.
22. Ils feront, pour ce sujet, tous les jours le catéchisme pendant une demi heure ; les veilles dé congé de tout le jour,
. pendant une heure; et les dimanches et fètes^ pendant une heure et demie.
25. Les jours d'école, les Frères conduiront les écoliers k la sainte messe , k l'élise la plus proche , et b l'heure la plus commode , k moins qu'en quelqu'endroit -cela n'ait été
jngé impossible par le Frère supérieur de Pinstltut, lequel fera en sorte que cela n'arrive pas, sinon pour très-peu de temps.
24. Us ne recevront et ne retiendront aucuu écolier dans l'école y qu'il n'assiste aussi bien au catéchisme les jours de dimanches et de fêtes , que les autres jours auxquels on tiendra l'école.
;a5. Il y aura, dans chaque maison , un Frère qui livrera les livres , papiers, plumes , etc., k l'usage des écoliers i et on ■leur donnera l'encre gratis, sans exiger d'eux quoi que ce soit pour cela,
26. Les Frères distribueront les livres aux écoliers y aux même prix qu'ils leur auront coûté, tous frais faits, et ces frais seront tous payés dans la maison ou sera le fonds d'impression*
27 Us ne recevront, ni des écoliers, ni de leurs parens, ni argent, ni présent, quelque petit qu'il soit, en quelque jour et en quelqu'occasion que ce soit.
28. Il ne leur sera pas permis de rien retenir de ce que les écoliers auront en main, excepté les livres méchans et suspects, qu'ils porteront au Frère directeur, pour les examiner ou faire examiner.
29. Us aimeront tendrement tous leurs écoliers; ils ne se familiariseront cependant avec aucun d'eux, et ne leur donneront rien par amitié particulière , mais seulement par engagement ou récompense.
5o. Us témoigneront une affection égale pour tous leurs écoliers, plus même pour les pauvres que pour les riches, parce qu'ils sont beaucoup plus charges par leur institut des uns que des autres.
3i. Us s'étudieront k donner k leurs écoliers , par tout leur extérieur et par toute leur conduite, un exemple continuel de la modestie et de toutes les autres vertus qu'ils leur doivent enseigner et faire pratiquer.
32. Il ne permettront pas qu'aucun écolier reste auprès d'eux pendant qu'ils seront \i leur place.
• 55. Ils ne parleront en particulier k leurs ëcolîers que fort rarement et par tiëcessitë ; et , lorsqu'ils auront h leur parler , ils le feront en peu de mots.
34. Ils ne donneront aucune commission li leurs ëcoliers y et ne leur donneront, ni ne recevront d'eux ni lettre , ni billet du dehors ou poiir le dehors , sans permission ; ils pourront seulement envoyer des billets au Frère directeui- quand ils en auront besoin.
55. Ils ne feront rien écrire ni copier, soit pour eux^, sott pour quelque autre personne qne ce^ôit, par aucun écolier sans permission du Frère-directeur, qui examinera si la cho^e est nécessaire. •
56. Il iie demanderont aux écoliers aucune ncnivelle, et ne permettront pas qu'ils leur en disent^ quelque bonne ou 'Utile qu'elle soit.
De la manière dont les Frères dowent se comporter dans
les corrections.
57. Les Frères auront toute l'attention et la vigilance sur eux-mêmes pour ne punir leurs écoliers que rarement , persuadés qu'ils doivent être que c'est un des principaux moyens pour bien régler leur école, et pour y établir im Irès-grand ordre.
58. Lorsqu'il sera nécessaire que les Frères punissent quelque écolier, ce k quoi ils auront alors plus d'égard, sera de le faire avec une grande modération et présence d'esprit , et avec les conditions prescrites dans le livre de la Conduite des Ecoles j et pour ce sujet, de ne l'entreprendre jamais d^un prompt mouvement , ou lorsqu'ils se sentiront «mus.
59. Pour cet effet, ils veilleronll tellement sur eux-mêmes, que la passion de colère, ni la moindre atteinte d'impatience n'aient point de part , ni dans la correction qu'ils feront , ni
dans aucune de leurs paroles ou de leurs actions; convaincus qu'ils doivent être que s'ils ne prennent cette précaution, les écoliers ne profiteront pas de leur correction y ce qui est cependant la fin que les Frères doivent avoir en la faisaùt, et Dieu n'y donnerait pas sa bénédiction.
4o. Ils se garderont bien alors et en aucun temps de donner aux écoliers aucun.noni injurieux ou œesséant ; il ne les nommeront que par leurs noms; ils ne les tutoieront pas non plus en leur parlant.
4i. Ils auront aussi un très^ grand soin de ne point tou« cher ni frapper aucun écolier de la main j du poing, du pied ou de la baguette, et de ne les pas rebuter, ni pousser rudement; ils ne les frapperont point sur le visage, sur la tète ni sur le dos.
42. Ils se donneront bien de garde de leur tirer les oreilles, le nez ou les cheveux, de leur jeter la férule ou quelque autre chose pour la leur faire apporter : toutes ces manières de corriger ne doivent point être pratiquées par les Frères^ étant toutes très-indécentes et opposées k la charité et k la douceur chrétienne.
43. Us ne corrigeront pas leurs écoliers pendant le caté«chisme,ni pendaut les prières, k moiiis qu'ils ne puissent aj}solument difierer la correction.
44. Les Frères ne donneront point de férules hors de leur place, excepté les maîtres des écrivains pendant l'écriture seulement.
DfisjQura et des temps que les Frères feront F école , et . ; des jours où ils donneront congé, .,
45. Les Frères tiendront l'école cioqjoui^.de la semaine» lorsqu'il n'y aura point de fête.
46. Tous les dimanches et toutes les fêtes de l'année scolastiquCj^ c'est -k- dire da temps qu'ils ferçnt l'école , 'excepté; les jours de Noël, Pâques, Pentecôte et le jour de la ète de 1 a ti^ès-sainte Triuitéj les Frères fieront assembler
leurs écoliers le matin k l'église de la paroisse sur laquelle ils feront l'école, pour les y Faire assister k la grand'messe , et ils les feront aussi assembler, après le dîné, dans l'école, pour leur faire le catéchisme ; après lequel , leur ayant ffiit réciter la prière du soir, ils les conduiront h vêpres.
47* Les Frères donneront ordinairement congé le jeudi tout le jour,
48. Lorsqu'il y aura une fête dans une semaine, ^i la fête arrive le lundi , le mardi ou le samedi y on donnera congé le jeudi après midi seulement ; si la fête arrive le jeudi ou le vendredi,, on donnera congé le mardi après midi; mais si elle arrive le mercredi , on donnera congé le vendredi après midi.
49. Le jour de la Commémoration des Morts, on donnera congé tout le jour.
50. Le jour de la fête de Saint-Nicolas , qui est le patron des écoliers, et le jour des Cendres, qui est le premier jour de Carême , on donnera congé tout le jour au lieu du jeudi^^; cependant, chacun de ces jours , on fera venir les écoliers le matin k l'école , et on leur fera le cathéchisme depuis huit heures jusqu'k neuf.
52. On donnera congé depilis le Jeudi-Saint inclusivement, jusqu'au lundi suivant exclusivement.
, 52. Les jours des fêtes de Nolre-Seîgneur Jésus-Christ et de la très-saiute Vierge et autres qui ne sont point chômées^ qu'on fête et qu'on solennise dans la communauté, telles que sont la Transfiguration de Notre-Seigneur, l'Exaltation de la Sainte-Croix, et les fêtes de la Présentation et Visitation de la très-sainte Vierge, aussi bien que le jour de la fête de saint Joseph, patron et protecteur de la< communauté, on donnera congé tout le jour au lieu du jeudi.
55. S'il y a plusieurs paroisses dans la ville, et qu'on célèbre la fête du patron de celle sur laquelle la maison des Frères est située, on fera comme aux jours de fête.
54. Lorsqu'on fera la fête du patron d'une paroisse sur laquelle la maison des Frères n'est pas située, mais sur la* quelle les Frères font Técole y on donnera congé k toutes les écples au lieu du jeudi.
55. Lorsqu'il se rencontrera cinq jours d'école de suite y on donnera un demi -jour de congé.
56. Les Frères ne donneront aucun congé extraordinaire sans une nécessité évidente.
57. On donnera les vacances pendant tout le mois de septembre 9 et on ne les donnera point en autre temps , k moins qu'il n'y ait une nécessité évidente, eu égard au besoin de la récolte et des vendanges, et qu'on n'en ait un ordre exprès du frère -supérieur de l'institut, qui désignera le jour qu'on les devra commencer et finir.
De P Inspecteur des Ecoles.
58. Il y aura un inspecteur qui veillera sur toutes les écoles , qui sera le frère-directeur 5 et s'il en est besoin de plusieurs dans une maison , celui ou ceux qui le seront , autres que le Frère-directeur, lui rapporteront au moins deux fois chaque semaine y le n^ercredi et le samedi , ce qu'ils auront reconnu de la conduite de chacun des Frères, de sa classe , et si les écoliers profitent ou non : c'est ce que feront aussi ceux qui seront chargés de la conduite d'une école en l'absence de l'inspecteur.
59. Les Frères auront beaucoup de respect pour l'inspec* teur des écoles, non seulement pour le Frère-directeur, mais aussi pour tou& ceux qui seront chargés de cet office^ et les maîtres d'une école , pour celui qui , en l'absence de l'inspecteur, a la conduite de cette école par ordre dn frère-directeur.
De la langue latine.
' Les Frères qui auront appislâ langue latine , n'en feroni aucun usage dès qu'ils seront entrés dans la société , et ils se comporteffont comme s'ils ne la savaient pas; ainsi , ilne sera pas permis k aucun Frère d'enseigner la langue latine k qui que ce soit , soit dans la maison y soit au-defaors»
5^12^ Jean -Baptiste HÉRBET, dit FRUMENCE, vicaire-général des FF. des Ecoles Chrétiennes; Barthélei^y GARNIER, dit F, BARTHE- LEMY ; Jean-Baptistb DIÉ , dit F. ÉMERY5 AFLABEL , dit F. P. CÉLESTI».
(X.) page 60.
C'est encore Ik une idée ancienne.
On lit dans les Remontrances du Clergé , en i6i4, qu'il indiquait une semblable précaution , pour obvier a l'inconvénient de nourrir aux frais, des chapitres de jeunes chanoines qui, n'étant pas encore engagés dans l'état ecclésiastique ^ viendraient ensuite k embrasser un tout autre parti :
« Les jeunes chanoines qui seront envoyés et entretenus 4( ès-études aux dépends des chapitres , avant qu'ils soient « constitués aux ordres sacrés, s'ils ne suivent après la proie fession ecclésiastique, seront tenus de restituer les pensions « que l'on aura payées pour eux, et les fruits qu'ils auront « perçus y sur le plus liquide de leurs biens : k ces fins, lors- « qu'ils seront envoyés aux études , leurs plus proches parens « s'obligeront avec eux k ladite restitution , si elle y écheoit. »
Quant k l'instruction religieuse des élèves de l'Ecole normale, tout annonce qu'ils la recevront incessamment aussi
( 2oa )
ëtendue et aussi éclairée qu'on doit le souhaiter ; tout protixet que ces jeunes maîtres, en même temps qu'ils orneront leur esprit et fortifieront leur raison y appréciant la noble et sainte carrière k laquelle ils se destinent, aimeront k se pénétrer dés principes et des sentimens d'une religion qui charmait les Augustins, et plaisait au cœur si tendre de Fénélon, comme k la grande âme d'un Bossuet, qui inspirait les plus beaux vers de Racine , et dictait k RoUin les sages et touchantesleçons qu'il adressait k la jeunesse*
(Z.) page 61.
I>e décret du 17 mars n'établissait point de recteur spécial pour l'académie de Paris^et ce n'était pas sans dessein. Il avait paru qu'il était au moins inutile de placer tout k-la-fois , dans le même lieu, le Graud-Maitre et le Conseil central, puis un recteur et un conseil académique.
(Y.) page 61.
Un décret du ai mai 1813 a ordonné la formation, k Paris, de quatre nouveaux lycées, qui seraient placés dans l'ancien collège d'Harcourt, rue de la Harpe; dans l'ancien prieuré de Saint-Martin, occupé actuellement parle Conser« vatoire des arts et métiei^s; dans la maison Sainte-Croix , rue de Charonnej et dans le pensionnat Parmentier, rue des Postes,
Les fonds ont été faits , et les travaux ont commencé k l'ancien collège d'Harcourt. Une portion du jardin des Cordeliers doit être réunie k ce collée royal.
(a*) page 6l*
Un Rollin peut encore sortir du milieu deê feuneè 4H>ursiersy dîsâîl le Grand- Maître dans uiïe de ses circulai-^ res , où il recoinVnaûâait de suivre toujours l'ordre dn mérite idâns la présentation des candidats pour'les bourses qui étaient h sa nomination y c'est-k-dire pour les bourses communales; ^t inexpérience a constamment prouvé que les boui^îers com- Tnuhaux étaient ^ en général, dans chaque lycée ^ les élèves lût plus instruifô et les mieux disciplinés»
Trop souvent^ au contraire, on a eu occasion de remar-* quer que les élèves , indociles au-joug et dangereux par leurs mauvais exemples, se trouvaient parmi les boursiers du Gouvernement , qu'on envoyait dans les lyce'es sans aucune condition préalable , sans examen préliminaire sur leur ins-^ traction, ou du moins sur leurs dispositions naissantes, noa plus que sur leur conduite antérieure, et sansmoyenssuffisans de répression ; en sorte que ces mêmes boursiers, dont la peu* «ion faisait la principale ressource des lycées, devenaient le 8éau de ces établissemeus^ sous le rapport de la discipline et des études.
Il est vrai que, suivant u|i décret du t^' juillet 1809^ tout élève pouvait être excUvd'iin lycée ^ pour déaobéiésance obstinée et continue à ses maîtres à ses supérieurs; pour menaces et voies défait contre eux^y pour atteintes aux w^œurs et à la probité ^ pour insubordination habituelle ^ 'et provocation de ses camarades à ta désobéissance.
Mais cette exclusion , que le proviçeur ordonnait et exécutait sur-le-champ k l'égard d'un pensionnaire placé par lesparens, ne pouvait être prononcée contre un boursier im-« péiial, qu'après de longires formalités; et encore, n'était*elle définitive qu'autant que le ministre, k qui étaient envoyées l€!s
t ÔQ2 ,)
pièces de cette espèce de procès entre un enfant et FUniversite, ne faisait pas connaître dans le délai d'un mois que V empereur n'approuvait pas P exclusion. ( Art. 9 du décret du 1" juillet.)
Ces ëlèves du gouvernement , presifue («mis fils de n»9îtai^ res , et dé¥4>ué$ aussi a la carrière des armes, connaissaient eût «rdre de choses; et l'on conçoit U quel point jls étaient fe^at# d'en abuser, au aiilieu de& circonstances dont ils étaient envâr ronnés.
Le Conseil , irappé de ces graves inconyéniens, a saisi la première occasion favorable pour rappeler les esicellentes dis»positions que « -:- armaient a l'égard des biouraiers les ^t^tjutp de l'ancien collège de Louis-le-Grand« Les articles 160 et suiva&s du projet du Conseil sont tirés ^.peiir la plupaxt^ d^ ces anciens statuts* (1)
( ft. ) page €2.
Nous avons cité , dans Jiotre {>remi€r supplément^ 'Une disr position analogue des constitutions de l'Université de Turin : u On ne laissera pas continuer le cours des études à ceuv qui, étant tout-àfait simples , ne donneront oacufH espérance de réussite , afin qu^ils puissent à temps embrasser pour leur apaniage quelque profession qui leuic convienne.
On lit dans un règlement de TUniversité de Paris, fai^ eu 1781, qu'on devait renvoyer de même sans délai ceuf des boursiers qui, pendant les deux années d'ëpceu e^ seraient déclarés ineptes ou incapables d'instruction et
(x) Noas en ATons donne l'extrait dan» le premier Tolame du RecjteU des toit et règUmens sur Pinsîruetion.ptibliqua , publié en 18 14-
de progrès ; et 3s ëtaient déclarés tels, d'après les témoin gnages du principal , des professeurs , r^gens et sous-maltres, sans qu'il fôt besoin d'aucune autre formalité.
{c.) page 65.
D'après les lois et règlemens actuels, chaque collège royal possède i5o .bourses, dont 2q sont entièrçs, et les aut,res laissent à la charge des parens ou la moitié ou le quart de Ja, pension.
Cinquante ^e ce$ bourses sont payées h chaque collège, royal par différentes communes du département y ou même d'autres départemens, en vertu d'un décret du lo mai 1808,
villes qiû paient les .boiu-ses.
TITRE PREMIER
•Art. i*'. Il sera créé , dans chaque ly.çée, dU bçur^es entières , vingt demi--I;)purses.et vingt trois-quarts debouri^e. Total, cinquante.
2« Ces bourses et demi-bourses seront payées par les com* ii^);]aye;a, conformément çu tableau ci-jolnt,.et serpot .destinées aux écoles jeoocidaires desvijles qui fqurnisseut lesdite» bourses.
5. En conséquence, venant la bourse li vaquer, soit par fin des études, soit par mort^ le Grand-Maître de TUniversite nommera k ladite bourse parmi les jeunes gens qui se seront le plus distingués dans la comnmne, en conséquence de l'examen qui sera fait par Tinspecteur des études.
TITRE II
4. Il sera fait , dans chaque lycée ^ un tableau des individus appartenans aux communes qui ont des bourses ou des demibourses. Le préfet fera connaître, % chacun des maires, les individus de sa commune auxquels seront accordées lesdites bourses.
5. Pour les communes dont les budgets sont arrêtés, et qui u^aaraient pas de fonds pour cet objet , l'avance leur en sera faite par la caisse d'amortissement ,. qu'ils rembourseront aur leur budget prochain.
TITRE III
€• Tout individu qui voudra fonder une bourse ou une {Mirlie de bourse dans un lycée , sera admis k le faire , et pourra s'en conserver la nomination. Il sera statué ultérieurement sur le mode de fondation de ces bourses.
TITRE IV
7. Il est ouvert b notre ministre de Tintériéur un sujpplé* ment de crédit de la somme de 5o3,875 fr. , pour le service
des lycées pendant 1808.
iVbto. Une grande partie des bourses qui étaient à la charge de la villf de Paris y ont été supprimées depuis ce décret du 10 mku
Tabi,ra9
Tjslbjv de répartition des Bourses, ou portions de Bourses attribuées aux communes dans les Lycées organisés.
immwwiiwiiwiwimmtiMKX**'*'*^'**'***
Communes. .Npmb. 4e Bourses^
Lycée d'Amiens , a* classe.
Sonvme^ ....... Amiens. • • . . 5
Abbeville. • • • .
Oise • • Beauvais. . « .^ •
Pas^dc'Calais^ . . • Airas
Calais. .....
Boulogne. .
Aire. . • • . Béthune;
MontreuiL
Saint-Omer.
Hesdin.* .* .'
Totaux. ..... 10 20 20
Lycée d'Angers, a* classe.
Maine-et-Loire. . . Angçrs^ . .^ • . . 2 4^ .5
; Saumuf. : ; ; ; ; •» ' i 2
Sarihe. . .. ^ .. . .^ . Le Mans. ..... 1 2 4
La Flèche*. . ...•)! » 2
itfare/Z7ze« ....... Mayenne.. . «u . . » ]> .1
Laval. . t .. . . 1 2 2
Seine. ............. Paria. ....... 6 ii 4
i^MHM
xa 20 20 I
jKW»
Fauchiset
■■■■■■■—■■■■■■«■■■■ ■■■»»^—»»— lawiniii ) Il "nvinrrtWinnfuvinfinfiruDi
Departemtii9«
Codimubes. NoiÀb.deBoiltM*.
éntitr'v. ^- •*
Lycée d'Avignoq , 3' classe*
Hautes-' Alpes, • BoucheS'du-BAdne, •
AvîgnoD. • • • •
Apt
Carpentras. . . • Orange
Gap. ;;;;;;
Taràscon
Arles. '.;;;.; Aix. •;:;...
Marseille. .
Lycée de Besançon , a^ classe.
Douhs Besançon. . .
Haute •- Saône. . . • Vesôul. • * •
Jùrà.
Gray,
ÉMr^
Salins. ;..;.. »
Lons-le-Saunier. • )> »
Lyon. •
Lycée de Bordëâtix, 1" classe.
Ôirâhde. .* ; .* ; : • Bordeaux; .* ; ; ; 16 i6 i4
Libourne » 1 )>
• • • Bl&^ë. .• é" •*.•*•••*)»• >^ 1
MWI
Gomnimes. Komb»d«BQiiniM.
enbère. — — i
Ci*çoDtre 10 17 1 5
Àgeli. • » 1 2n
Marmande. ...» » 1
Mont--de-Mafsan* -ni 11 Daz , » 1 1 i
léOt-^Garanne» •
Juundes» m • • é ^
Dépwteioeiks.
Lycée de Bourges,. 3^ classe.
Chen^ • % Bourges 1 2 2
Nièvre , « • Nevers 1 x 2
Clamecy » 1 »
Indre* • • Châteauroux. • . )» )i 1
iSeme. •..••••• Paris 8 16 i5
Lycée de Caan , 2.^ classe.
CaliHxdoa* ••.... Caen
Bayeux. • • •
Lisieux. • • • Falaise. , « t Vire.
Manche*
Yalegne. • • Ch^bourg, • Saint-Lô. . • Avranches. • Coutances. •
OéparU
Communes.
Nomb. des Bonnes.
catifav. T" —
' ' ' De l'autre part. . 7 lo 1 3
• - • 'Carentao, • « • . » » 1
Graoviile » » 1
Orne* «••••••• Alençoq. « • « . in 2
Séex • • y> D 1
Mortagne » d 1
Seine— Inférieure. • • Rouen • a » 1
Seine. •••••••• Paris* ••• •.•')! 10 »
io> 30 30
Lycée de Gahors , 5^ classe; *
ZtoL : « • Cahers. • . ^ . • 1 » 3
MoQtaubaD. . • « 3 a 3
Moissac. . • • • » » 3
Rhône. Lyoo 3 3 4
Seî/xe. IViris. ...... 4 16 9
le 20 3o ;
Lycée de Clermont y 3* classe.
Puy^de^Dômeé * . • Clermont. .... x 2
Riom. •••••• i )i
« Issoire*. ••.•«. »^ i
Thîers. • • .^ • * » »
Corrèze. ....... Tulles. • • . • • » 1»
Hauie-Loire* • .'• . Le Puy. . « • • • i »
«Seine. ».«••.•. Paris. ••.••• 7 17
la 2a 20
-i W lIlllWWIIIWWWIlWilWWWIWIIWtWlIM W lWl M WtlWI^^
Dëpartemens.
Communes. Nomb. des Bourses*
entière. ~ ~
Lycée de Dijon , 3" classe.
Côte - d'Or. . . . , . Dijon
Auxonne
Beaime
Saône-et^Laire. . • Autan.
Châlons
Mâcon. . • . • .
Jlaute^Mame. ^ • e • Cbâumont. ••.«..
. > Saiut-»Dizier
Langres. • • . • Yassy. ..••••
Seine • • Paris
Lycée de Douai y 2 classe.
JNord. . •■ •- .• .- .• •• .
Condë. * • • ••
Vazemme. • • .
Douai. • . •
Cambrai. . • ,
Berguès.* . . . ,
Baiiieùi; . ; ; ,
HazeËrôuck. •
Saiut-Amand. .
Yaknciennes. .
Turcoing. . . ,
Ârmentières. .
6 la 19 I
WMMMMNMwwaMiM» ém»&mmmmmmmmmmm mtiimm0ÊimmÊiinmmimMum0iitiii¥mMiiiM¥if»MHf¥mimn
DëparteatiM* Cottfenimes. Pfoml»^d«ft Bourses. ^
entière. -— — 4. s
De Cautre part. . 6 12 19
Lille '2 6 1
Dunkérqu^.* ... i ^ »
Lycée de Grenoble ^ S"" daâse^
Isère. • • Grenoble 5 2 4
Vienne » 2 »
Drame. ..•••.. Valence. . . * . . » » 1
RMne^ ..••.•.• Lyon 5 4 8
Bouches "du^ Rhône, Marseille* • • • * » 9 4
Lycée de Limoges , 3* classe.
Haute- Païenne. . • • Limoges 1 2 5
I Charente • Atigoufëlne. ... 1 2 2
I Seine • « Paiis. ..,•.... 8 16 s5
I Lycée de Lyon , 1'^ classe.
I Rhône. • Lyon. •..*.• 8 18 11
j4in Bourg » » 2
Loire • • • Roanne. • • • • • 1 » 1
I Sajnt-Chamond, • » » 1
I Saint-Etienne. .12 5
I Rlye-de-Gier. . • » » 2
(i) Les antres boorseï étaient payées par Chambéry et Genèye. »
ClUMMiiiM
MMUiMMMm
G6tti^nes. fiTombA^èsnBmirftes.
entière. — --- 4 •
Lycée dé Sîarseîiîe , i" classe.
Èouchea-du^Bhône. Marseille.' .' . .* .* lo 20 18
Aix \ Mémoire.
Arles V ^ojM
Tarascon. ... .) ATÎgnon.
Aubagne » » 1
Martigu'erf. . .* .* » » 1
Lycée de^Metz , ai* etasse.
Moselle Metz 4 2 4
Seine. - • . Paris. ..••.. 6 18