‹ Système de logique deductive et inductive, exposé des principes de la preuve et des méthodes de recherche scientifiqueChapitre 53 sur 71 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

$4. — En considérant cette uniformité du cours de la nature qui est supposée dans toute conclusion tirée de l’expérience, une des premières choses à remarquer est que cette uniformité n’est pas proprement uniformité, mais consiste en des uniformités. La régularité générale résulte de la coexistence de régularités partielles. Le cours de la nature en général est constant, parce que le cours de ses divers phénomènes l’est. Un fait a lieu invariablement quand certaines circonstances se présentent, et n’a pas lieu quand elles ne se présentent pas; il en est de même pour un autre fait, et ainsi de tous. De tous ces fils distincts allant d’une partie à l’autre du grand tout que nous appelons la Nature, se forme de lui-même un tissu général qui maintient le tout. Si À est toujours accompagné de D, B deE et C de F, il s'ensuit que AB est accompagné de DE, AC de DF, BC de EF, et enfin ABC de DEF; et de cette manière s’établit ce caractère général de régularité qui, au travers de l’infinie diversité, règne dans toute la nature. |

Le premier point, donc, à noter quant àl’uniformité,comme on dit, de la nature, c'est qu’elle est elle-même un fait complexe, composé de toutes les uniformités séparées de chaque phénomène. Lorsque ces diverses uniformités sont constatées par une induction jugée suffisante, on les appelle communément des Lois de la Nature. Dans la langue scientifique, ce nom s'emploie dans un sens plus restreint pour désigner les uniformités réduites à leur plus simple expression. Ainsi, dans l’exemple qui précède, il y a sept uniformités qui, toutes, en les supposant suffisamment constatées, pourraient s'appeler, dans l’acception la plus lâchée du terme, des lois de la nature. Mais sur les sept trois seulement, les premiéres, sont réellement distinctes et indépendantes. Celles-ci supposées les autres suivent, Ces trois-lä, donc, sont, au sens rigoureux, appelées lois de la nature; les autres non,

parce qu'elles sont, en fait, de simples cas des premières ; elles y sont virtuellement contenues, et, en conséquence, on dit qu’elles en résultent. Quand on a affirmé ces trois on a déjà affirmé les autres.

Pour prendre des exemples réels à la place des symboliques, voici trois de ces uniformités ou lois de la nature : la loi que l'air est pesant; la loi que la pression d’un fluide se propage également dans toutes les directions ; la loi que la pression dans une direction, non contrebalancée par une pression égale en sens contraire, produit un mouvement qui dure jusqu’à ce que l'équilibre soit’rétabli. De ces trois uniformités, nous serions en mesure d’en prévoir une autre, à savoir, l'élévation du mercure dans le tube de -Torricelli. Celle-ci n’est pas, au sens rigoureux, une loi de la nature. Elle est un résultat des lois de la nature; elle est un cas de toutes et de chacune des trois lois, et la seule rencontre où elles pouvaient s’accomplir toutes. Si le mercure n’était pas soutenu dans le baromètre, et soutenu à une hauteur telle que la colonne de mercure soit égale en poids à une colonne d'air du même diamètre , ce serait ou bien parce que l'air ne presserait pas sur la surface du mercure avec la force qu’on appelle son poids, ou bien parce que la pression sur le mercure en bas ne serait pas propagée également en haut, ou bien qu’un corps poussé dans une direction et non poussé dans la direction opposée ne se mouvrait pas dans le sens de Îa pression exercée sur lui, ou qu’il cesserait de se mouvoir avant d’être arrivé à l'équilibre. Par conséquent, en connaissant ces trois simples lois, on pourrait, sans avoir fait l'expérience de T'orricelli, déduire de ces lois son résultat. Le poids connu de l'air, combiné avec la position de l’instrument, rangerait le mercure dans la première des trois inductions; la première induction l’amènerait dans la seconde, et la seconde dans la troisième, comme nous l'avons expliqué en traitant du Raisonnement. On parviendrait ainsi à connaître l’uniformité la plus complexe sans le secours d'aucune expérimentation spéciale, par la connaissance des uniformités plus simples dont elle est le résultat; bien que,

par des raisohs qui seront données plus loin, la vérification par une expérience ad hoc fut encore désirable et peut-être quelquefois indispensable.

Des uniformités complexes qui, comme celle-ci, ne sont que des cas d’uniformités plus simples, et sont, par conséquent, virtuellement affirmées quand ces dernières le sont, peuvent avec propriété être appelées des lois, mais non, dans la rigueur du langage scientifique, des Lois de la Nature. Il est d'usage, dans la science, quand une régularité d’un genre quelconque a été trouvée, d'appeler lo la proposition générale qui en exprime la nature; de même qu'en mathématiques on parle de la loi de décroissement des termes successifs d’une série convergente. Mais l’expression Lot de la Nature a été généralement employée dans le sens primitif, tacitement admis, du mot loi, comme déclaration de la volonté d’un supérieur. Lorsque donc on trouvait que certaines uniformités observées dans la nature résultaient spontanément de certaines autres, aucun acte particulier de la volonté créatrice n’étant supposé nécessaire pour la production de ces uniformités dérivées , elles n'ont pas été appelées des lois de la nature. Dans une autre manière de parler, la question : Que sont les lois de la nature? peut se traduire ainsi : Quelles sont les suppositions les plus simples et les moins nombreuses qui, étant accordées, tout l’ordre existant de la nature en résulterait? On pourrait encore l’exprimer autrement en disant : Quelles sont les propositions générales les moins nombreuses desquelles pourraient être inférées déductivement toutes les uniformités de la nature ?

Chaque grand progrès faisant époque dans la science a été un pas fait vers la solution de ce problème. Une simple colligation d’inductions anciennes, sans nouvelle application de l’inférence inductive, est déjà une avance dans cette direction. Quand Kepler exprima la régularité qui existe dans les mouvements des corps célestes par les trois propositions générales qu’on appelle ses lois, il ne fit que mettre en avant trois suppositions simples, qui, tenant lieu d’un plus grand

nombre, suffisaient pour construire la figure de tous les mouvements du ciel, autant qu’on les connaissait alors. Un pas semblable et plus grand fut fait lorsqu’on trouva que ces lois, qui semblaient d’abord n’être pas comprises dans des vérités plus générales, étaient des cas des trois lois du mouvement régissant les corps qui tendent mutuellement les uns vers les autres avec une certaine force et cnt une impulsion instantanée reçue primitivement, Après cette grande découverte, les trois propositions de Kepler, quoique toujours appelées lois, ne pourraient guère être appelées lois de la nature par quiconque est accoutumé à parler avec précision ; cette expression serait réservée pour les lois plus simples et plus générales auxquelles Newton les a réduites.

D’après cette terminologie, toute généralisation inductiye bien fondée est ou une loi de la nature ou un résultat des lois de la nature, susceptible, si ces lois sont connues, d’être prévu. Le problème de la logique inductive peut ainsi se résumer en ces deux questions : Comment constater les lois de la nature, et comment, après les avoir constatées, les suivre dans leurs résultats? Du reste, on doit bien se garder d’imaginer que ce mode d’exposition équivaut à une analyse réelle et soit autre chose qu’une transformation purement verbale du problème; car ce nom de Lois de la Nature ne signifie que les uniformités existant dans les phénomènes naturels (ou, en d’autres termes, des résultats de l'induction) réduites à leur plus simple expression. C’est, cependant, déjà quelque chose d’être arrivé à voir que l'étude de la nature est l'étude non d’une loi, mais de lois, d’uniformités au pluriel; à voir que les divers phénomènes naturels ont des règles et des modes séparés qui, quoique très-entremêlés et enchevêtrés les uns dans les autres, peuvent, dans une certaine mesure, être examinés à part; et que (pour reprendre notre première métaphore) la régularité existant dans la nature est un tissu composé de fils distincts, qui ne peut être étudié qu'en suivant chaque fil séparément, travail pour lequel il est nécessaire souvent de défaire quelque morceau de la toile €t d'examiner les fils un à un. Les règles de

l’expérimentation sont les moyens inventés pour effiler le tissu.

$ 2. — En entreprenant de constater l’ordre général de la nature en constatant l’ordre particulier de chaque phénomène, le procédé le plus scientifique ne saurait être rien de plus qu’une forme perfectionnée de celui qui fut primitivement suivi par l’entendement non encore dirigé par la science. Lorsque vint aux hommes l’idée d'étudier les phénomènes par une méthode plus rigoureuse et plus sûre que celle qu’ils avaient d’abord adoptée spontanément, ils ne pouvaient pas, pour se conformer à l'excellent, mais impraticable, précepte de Descartes, partir de la supposition que rien n’était encore assuré. Grand nombre des uniformités existant dans les phénomènes étaient si constantes et d’une si facile observation, qu’elles se faisaient reconnaître en quelque sorte par force. Certains faits sont si perpétuellement et familièrement accompagnés par certains autres que les hommes apprirent, comme l’apprennent les enfants, à attendre les uns quand les autres paraissaient, bien longtemps avant de savoir formuler leur attente par une proposition aflirmant l'existence d’une connexion entre les phénomènes. Il n’était pas besoin de science pour apprendre que la viande nourrit, que l’eau étanche la soif, que le soleil donne de la lumiére et de la chaleur, que les corps tombent à terre. Les premiers invesligateurs scientifiques admirent ces faits et autres semblables comme des vérités connues, et partirent de celles-ci pour en découvrir de nouvelles; et ils n’avaient pas tort en cela, bien qu’obligés, comme ils s’en aperçurent dans la suite, de soumettre à une révision ultérieure même ces généralisations spontanées, lorsqu'une connaissance plus avancée leur fit assigner des limites et fit voir que leur vérilé dépendait de quelque circonstance non remarquée d’abord. La suite de notre recherche montrera, je pense, qu'il n’y a aucun vice logique dans cette manière de procédef; mais où peut voir déjà que tout autre mode est absolument impraticablé, puisqu'il est impossible d'instituer une mé-

thode scientifique inductive ou un moyen de garantir la validité des inductions, sinon dans l’hypotfèse que quelques inductions méritant crédit ont déjà été faites.

Reprenons notre exemple de tout à l'heure, et voyons pourquoi, avec la même somme de preuves positives et négatives, nous admèttrions l’assertion qu’il y a des cygnes noirs, tandis que nous refuserions de croire, sur n'importe quel témoignage, qu'il y a des hommes qui ont la tête audessous des épaules. La première de ces assertions est plus croyable que la seconde. Mais pourquoi plus croyable? en l’absence de toute observation actuelle de l’un et de l’autre fait, quelle raison y a-t-il de trouver plus difficile à croire celui-ci que celui-là? Évidemment parce qu’il y a moins de constance dans les couleurs des animaux que dans leur structure anatomique. Mais commen savons-nous cela? sans aucun doute par l’expérience. Îl ést donc clair que c’est l’expérience qui nous apprend à quel degré, dans quels cas ou espèces de cas, on peut s’en rapporter à l'expérience. Il faut consulter l’expérience pour savoir d’elle dans quelles circonstances les arguments fondés sur son témoignage sont valides. Nous n'avons pas de critère ultérieur pour l'expérience ; elle est son propre critère à elle-même. L'expérience atteste que parmi les uniformités qu’elle révèle ou semble révéler quelques-unes sont plus admissibles que d’autres; et, en conséquence, l’uniformité peut être présumée d’un nombre donné d'exemples avec un degré d’assurance d'autant plus grand que les faits appartiennent à une classe dans laquelle les uniformités ont été reconnues plus constantes.

Cette manière de rectifier une généralisation par le moyen d’une autre, une généralisation plus étroite par une plus large, que le sens commun suggère et adopte en pratique, est le type même de l’Induction scientifique. Tout ce que peut faire l’art, c’est de donner à ce procédé l'exactitude et la précision, et de l’approprier à toutes les variétés de cas, -sans altération essentielle dans son principe,

di n'y a, du reste, pas rmaoyen d'employer ce mode de vas

lidation, si l’on n’est déjà en possession d’une connaissance générale du caraëtère prédominant des uniformités dans la nature. La base indispensable d’une formule scientifique de l'induction doit donc être une revue des Inductions auxquelles les hommes ont été conduits pratiquement et sans méthode scientifique, à cette fin spéciale de constater quelles sortes d’uniformité ont été trouvées tout à fait invariables, universalisées dans la nature, et quelles sont celles qu’on a troxvées variables suivant les temps, les lieux et autres circonstances changeantes.

$ 3. — La nécessité de cette révision paraîtra plus évidente encore, si l’on considère que les inductions les plus soldes sont la pierre de touche par laquelle nous éprouvons tujours les plus faibles. Si l’on trouve moyen de déduire une induction très-faible d’une-des plus fermes, elle acquiert du même coup toute la force de ces dernières, et de plus ajoute à cette foree, car l'expérience indépendante sur laquelle & fondait l'induction la plus faible devient une preuve adüitionnelle de la vérité de la loi mieux établie dans laquelk elle se trouve maintenant contenue. On peut avoir inféré, d’après le témoignage de l’histoire, que le pouvoir sans contrôle d’un monarque, d’une aristocratie, d’une majorité, sera souvent abusif; mais on est bien plus autorisé à avoir confiance à cette généralisation quand ona fait voir qu’elle estun corollaire de faits encore mieux établis; tels que le bas degré du caractère moral de la masse des hommes, et le peu d'elicacité, en général, des modes d'éducation employés jusqu'iéi pour assurer la prééminence de la raison et de la consciente sur les instincts égoïstes. Il est évident aussi que même ces faits plus généraux reçoivent un surcroît d'authenticité du témoignage de l’histoire sur les effets ordinaires du despotisme. L’induction forte devient plus forte encore quand us plus faible y a été rattachée.

D'un autre côté, si une induction est en conflit avec dés inductions plus solides ou avec des conclusions qui s’en dé duisent correctement, alors, à moins qu’un nouvel exam!

ne montre que quelques-unes des plus fortes inductions ont été établies avec une généralité que les faits n’autorisent pas, la plus faible doit céder la place. L'opinion si longtemps régnante qu'une comète, ou tout autre phénomène insoMte dans les régions célestes, était le précurseur de Calamités pour le genre humain ou, du moins, pour ceux qui en étaient témoins ; la croyance à la véracité des oracles de Delphes ou de Dodone; la confiance à l’astrologie ou aux prédictions des almanachs sur le temps étaient, sans aucun doute, des inductions qu’on croyait fondées sur l’expérience (1), et la foi en ces illusions paraît pouvoir se maintenir à l'encontre d’une infinité de déceptions, pourvu qu’elle soit

(4) Le docteur Whewell {Philos. des découv., p. 246) n’accordera pas qu’on

puisse appeler des inductions les opinions erronnées de ce genre, vu que ces rêveries superstitieuses « n’ont pas été conclues des faits en cherchant la loi suivant laquelle elles arrivent, mais étaient suggérées par l’idée imaginaire que de telles déviations du cours ordinaire de la nature étaient des signes de la colère de puissances supérieures. » Mais la question n’est pas de sayoir de quelle manière ces idées ont été primitivement suggérées, mais par quelles preuves on a supposé, de temps à autre, leur donner de la consistance. Si les partisans dé ces opinions avaient eu à les défendre, ils auraient recouru à l'expérience ; à la Comète qui précéda le meurtre de César, aux oracles et autres prophéties qu’on savait s’être réalisés. C’est par cet appel aux faits que toutes les superstitions analogues, même aujourd’hui, cherchent à se justifier ; et c’est le témoignage supposé de l’expérience qui, en réalité, fait leur force. J'admets très-bien que l'influence de ces coïncidences fortuites d'événements ne serait pas ce qu’elle est, si elle n’était pas renforcée par une présomption antécédente ; mais ceci n’est pas particulier aux cas de ce genre. L’idée préconçue d’une probabilité est un des éléments d’explication de beaucoup d’autres croyances fondées sur des preuves insuffisantes. Le préjugé à priori ne fait pas que l’opinion erronnée ne puisse être considérée de bonne foi comme une conclusion légitime de l'expérience, bien qu’il dispose mal à propos l’esprit à cette interprétation de l’expérience,

Ceci suffit pour répondre aux objections faites à ces exeniples. Mais on en trouverait aisément d’autres, tout aussi appropriés à la question , dans Jesquels aucun préjugé antécédent n’existe. « Pendant des siècles, dit l'archevêque Whately, les fermiers et les cultivateurs furent fermement convaincus — et, convaincus, croyaient-ils, par Jeur expérience, — que le blé ne viendrait pas bien s’il n’était pas semé pendant la croissance de la lune. » C'était une induction, mais une mauvaise induction ; justement comme un syllogiame vicieux est un raisonnement, mais un mauvais raisonnement.

entretenue par un nombre raisonnable de coïncidences fortuites entre la prédiction et l’événement. Ce qui réellement a mis fin à ces inductions insuffisantes, c'est qu’elles sont inconciliables avec des inductions plus solides, scientifiquement établies, relativement aux causes réelles des événements en ce monde; et ces chimères ou autres semblables règnent encore partout où ces vérités scientifiques n'ont pas pénétré.

On peut affirmer, comme principe général, que toutes les inductions, fortes ou faibles, qui peuvent être reliées ensemble par le raisonnement, se confirment les unes les autres; tandis que si elles conduisent déductivement à des conséquences inconciliables, elles deviennent réciproquement un indice certain que celle-ci ou celle-là doit être abandonnée ou, du moins, être exprimée avec plus de réserve. Dans le cas d’inductions se confirmant mutuellement, celle qui devient une conclusion syllogistique s’élève au moins al degré de certitude de la plus faible de celles dont elle est déduite, pendant que, en général, la certitude de toutes esl plus ou moins augmentée. Ainsi l'expérience de Torricell quoiqu'’elle ne fut qu’un cas de trois lois plus générales, non-seulement ajouta beaucoup de force à la preuve de ces lois, mais encore fit de l’une d’elles (le pesanteur de l'air), qui n’était jusques-là qu’une généralisation douteuse, uné théorie complétement démontrée.

Si donc la revue des uniformités dont l'existence a élé reconnue en signale quelques-unes qui peuvent être considérées comme tout à fait certaines et tout à fait universelles, on peut, à l’aide de celles-ci, élever une multitude d’inductions à ce degré d'autorité. Si, en effet, on peu montrer, au sujet d’une induction donnée, ou qu’elle doi être vraie ou qu’une de ces inductions certaines et univérselles doit admettre une exception, cette induction acquerté la certitude et, dans ses limites, l’indéfectibilité qui sont lés attributs des autres. Il sera prouvé qu’elle est une loï, el, elle n’est pas un résultat d’autres lois plus simples, elle sert une loi de la nature

Or, il y a de ces inductions certaines et universelles; et c'est parce qu'il y en a de telles qu’une Logique de l'Induction est. possible.

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