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DE L'INDUCTION EN GÉNÉRAL

Nous pourrons donc, sans crainte d'erreur, en traitant de l'induction, borner notre attention à l'établissement des propositions générales. Les principes et règles de l'induction, en tant qu'instituée à cette fin, sont les principes et les règles de toute induction ; et la logique de la Science est la

d'Induction à une opération qui n'aboutit pas à l'établissement d'une vérité générale. « L'induction, dit-il {Philosophie de la découverte, p. 245), n'est pas la même chose que l'expérience et l'observation. L'induction est l'expérience ou l'observation sciemment considérées sous une forme générale. Cette vue consciente et cette généralité sont des éléments essentiels de la connaissance qui est Science. » Et il critique (p. 241) la manière dont le mot Induction est entendu dans cet ouvrage, induement étendu qu'il serait « non-seulement aux cas dans lesquels l'induction générale est sciemment appliquée à un exemple particulier, mais encore aux cas dans lesquels l'exemple particulier est fourni par l'expérience entendue au sens grossier dans lequel on peut l'attribuer aux brutes, et qui, certainement, ne permet pas d'imaginer que la loi y soit dégagée et comprise comme proposition générale. » Par cet usage du terme , dit M. Whewell, « on confond la connaissance avec les tendances pratiques ».

Je repousse aussi fortement que le docteur Whewell l'application des mots Induction, Inférence, Raisonnement à des actes de pur instinct et d'impulsion animale, sans intervention de l'intelligence. Mais je ne vois aucune raison de restreindre l'emploi de ces termes aux cas dans lesquels l'infcience a lieu dans les formes et avec les précautions requises pour la rigueur scientifique. Sans doute, la connaissance expresse, distincte et réfléchie des lois générales, comme telles, est essentielle à l'idée de Science ; mais, dans le cours de la vie, elle manque dans les neuf dixièmes des conclusions tirées de l'expérience, qui sont des inférences de cas connus à un cas supposé semblable. J'ai cherché à montrer que c'est là une opération aussi légitime et la même, en substance, que celle de s'élever des cas connus à une proposition générale ; ce dernier procédé offrant d'ailleurs pour la correction une sécurité que l'autre n'a pas. Dans la • Science, Tinférence doit nécessairement passer par l'étape intermédiaire d'une proposition générale, parce que la Science a besoin de ses conclusions pour Mémorandum et non pour une application immédiate. Mais les inférences propres à diriger la pratique, tirées par des personnes incapables le plus souvent d'exprimer en termes exacts la généralisation correspondante, peuvent révéler et révèlent souvent une vigueur intellectuelle égale à celle qu'on a déployée dans la science; et si ces inférences ne sont pas inductives, que sont-elles donc? La limitation imposée au terme par le docteur Whewel semble entièrement arbitraire ; elle n'est ni justifiée par la distinction fondamentale entre ce qu'il admet et ce qu'il veut en exclure, ni sanctionnée par rusage, du moins depuis Reid et Stewart, qui sont les principaux législateurs (pour la langue anglaise) de la terminologie métaphysique moderne.

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Logique universelle , applicable à toutes les fechercheS possibles.

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