‹ Système de logique déductive et inductive [microform]; exposé des principes de la preuve et des méthodes de recherche scientifiqueChapitre 127 sur 146 · OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

en effet; mais, cette tache, j'ai à peine besoin de le dire, je ne vais pas l'entreprendre. Le mémorable exemple de Bacon suffirait, à défaut même de tout autre, pour montrer qu'il est quelquefois possible et utile d'indiquer la route, sans être préparé à s'y aventurer soi-même fort avant. Et si, d'ailleurs, la tentative devait être poussée plus loin, ce n'en serait pas ici le heu.

En résumé, tout ce qu'un ouvrage comme celui-ci peut faire pour la Logique des sciences morales l'a été, ou a dû l'être, dans les cinq Livres précédents. Le présent Livre ne peut donc être qu'une sorte de supplément ou d'appendice puisque les méthodes d'investigation applicables aux sciences morales et sociales doivent avoir été déjà décrites, si j'ai réussi à énumérer et à caractériser celles de la science en général. Il reste, cependant, à examiner lesquelles de ces méthodes sont le plus spécialement appropriées aux diverses branches des recherches morales; quelle facilité ou (juelles difficultés particulières peut présenter leur emploi; jusqu'à (fuel point l'étal peu satisfaisant de ces recherches est dû à un mauvais choix de méthodes, jusqu'àquel point à un défaut d'habileté dans l'usage des bonnes; et enfin quel de^ré définitif de succès on peut obtenir ou espérer d'un meilleur choix ou d'un emploi plus judicieux des procédés logiques appropriés à la (|uestion. En d'autres termes, il y a à rechercher s'il existe ou s'il peut exister des sciences morales à quel degré de perfection elles peuvent être portées, et par quel choix ou quelle appropriation des méthodes déjà exposées dans cet ouvrage ce degré de perfection peut être atteint.

Dès le premier pas dans cette recherche, nous rencontrons une objection qui, si elle n'était pas écartée, serait fatale à toute tentative de traiter la conduite humaine comme un sujet scientifique. Les actions des hommes sont-elles, comme tous les autres événements naturels, soumises à des lois invariables? Y trouve-l-on positivement cette constance de causation qui est le fondement de toute théorie scientifique des phénomènes successifs? C'est ce qu'on nie souvent* ei

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pour la réguluril'' syslérn.itiiiuo , sinon par une nécessité pratique urgente, la ((uestion doit recevoir ici une réponse explicite. Nous consacrerons à ce sujet un chapitre à part.

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