‹ Système de politique positive (volume 2)Chapitre 10 sur 36 · COMPLEMENT DE LA DEDICACE · texte numérisé non relu

COMPLEMENT DE LA DEDICACE

Paris, le 12 Dante 62 (samedi 27 juillet 1851.)

Pour compléter cette dédicace exceptionnelle, je crois devoir y joindre la seule composition publiée par ma sainte collègue. Cette touchante nouvelle, dont la principale situation caractérise essentiellement la fatalité conjugale de l'infortunée Clo tilde, fut insérée au feuilleton du National les 20 et 21 juin 1845. En la reproduisant ici, j'espère fournir aux juges compétents un témoignage direct de l'éminente nature, intellectuelle et morale, de Tange méconnu qui préside à ma seconde vie.

A la suite de cette production caractéristique, je publie ma lettre inédite sur la commémoration sociale, qui aurait paru avec la Lucie sans la coupable malveillance d'un célèbre journaliste, aujourd'hui discrédité. Cette petite composition offre un certain intérêt historique à tous ceux qui connaissent maintenant la Religion de l'Humanité. Ils y verront les premiers germes distincts et directs d'une immense synthèse morale et sociale surgir spontanément d'une pure effusion privée. Ma réaction normale du cœur sur l'esprit se trouvait ainsi manifestée plusieurs années avant que j'en eusse construit la théorie définitive.

Je termine ce complément naturel de ma dédicace par une canzone inédite, que Madame de Vaux voulait placer dans sa Wiitelmine, quoiqu'elle l'eût composée en 1843. Ces gracieuses strophes, dont Pétrarque aurait peut-être envié la suavité, pourront indiquer la souplesse et la variété d'un talent appelé d'ailleurs aux plus hautes attributions. La tendance poétique de cette ame d'élite se prononçait involontairement dans ses moindres inspirations. Elle serait, par exemple, assez caractérisée d'après cette mélancolique inscription, secrètement placée, à vingt-deux ans, sur une ancienne Journée du Chrétien, que je conserve religieusement : « Souvenir précieux » de ma jeunesse, compagnon et guide des heures saintes qui ont sonné » pour moi, rappelle toujours à mon cœur les cérémonies grandes et suaves » de la chapelle du couvent!... »

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