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thie et la synthèse. Enfin, le chapitre extrême consolide l'ensemble d'une telle harmonie, en prouvant son aptitude spéciale à diriger immédiatement la conduite des différents peuples, et, par suite, celle des individus quelconques.
Quelle que soit la destination objective du volume que je viens d'achever, son efficacité religieuse doit surtout résulter de son appréciation subjective. Considéré dans son ensemble, le tableau qu'il construit , concernant une situation qui ne peut encore exister, offre une extension décisive de l'aptitude du système cérébral à refléter l'ordre universel. Suite nécessaire de la subordination fondamentale du subjectif envers l'objectif, cette faculté se manifeste, dès le début de l'essor humain, par le développement de la prévision rationnelle, graduellement étendue à des phénomènes de plus en plus complexes. Le moindre calcul astronomique présente une merveilleuse concordance entre l'enchaînement actuel des opérations Intérieures et la succession future des événements extérieurs. Un tel résultat dut toujours annoncer, à'^avers les synthèses fictives, l'avènement nécessaire de l'harmonie réelle, puisque Thomme s'y lie au monde, dont il devient le miroir, quand la loi remplace la cause. Mais, quelque prix qu'acquière l'extension continue de cette aptitude , elle ne peut déterminer la régénération finale de Tentendement humain, tant qu'elle n'embrasse point le spectacle le plus important et le plus décisif. Ainsi conçu, le volume que je viens de terminer constitue la principale partie de la construction religieuse qu'il complète, puisque le cerveau s'y montre devenu non moins apte à refléter Tordre humain que Tordre extérieur, d'après leur commune invariabilité.
Cette démonstration résulte ici du concours général entre les deux opérations inégales auxquels le tome final se trouve successivement consacré, sous l'uniforme impulsioi du principe
foDdamental établi dans son début. Quoique les trois chapitres qui précèdent le dernier aient suflBsamment caractérisé les trois aspects essentiels de l'existence normale^ une telle détermination ne devient décisive qu'en fournissant l'appréciation directe ' ^ de son universel avènement. La réalité de la conception de ^
Tavenir résulte ainsi , d'une part» de ce qu'il se trouve déduit d'un passé dont l'explication générale est irrécusable , et , d*une autre part^ de ce qu'il permet de comprendre et régler le présent.
Voilà comment la synthèse positive s'empare irrévocablement de son dernier et principal domaine, qui ne saurait être assez conquis si la théorie de l'ordre humain se bornait à déterminer sa nature et sa préparation sans apprécier son essor final. L'avortement de ce résultat décisif prouvait l'influence de la tentative destinée par mon éminent précurseur à fonder la science sociale. Mais l'accomplissement d'une telle détermination doit Ici constater que les conditions essentielles ont été sufiSsamment remplies envers le double ensemble des lois statiques et dynamiques qui lui servent de base.
Ainsi liée directement à Tordre universel, l'Humanité se trouve pleinement dégagée de la tutelle fictive par laquelle son initiation dut spontanément suppléer à Tabsênce de guide extérieur. Le Grand-Être inaugure irrévocablement sa providence universelle en appliquant l'ensemble de ses lois, statiques et dynamiques, à l'appréciation générale de son avenir et de la transition qu'il exige. Son sacerdoce peut dès lors systématiser l'existence réelle, suivant une interprétation toujours exempte d'arbitraire et de confusion , en dispensant des révélations quelconques. D'après un tel type , tout cerveau bien cultivé devient autant capable de représenter le monde envers le spectacle le plus complexe qu'à l'égard du plus simple. Quand l'application exigera des prévisions plus spéciales et
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plus précises, elles pourront pareillement émaner des enten- va . < déments ainsi préparés. Car les opérations intérieures de ces ^ intelligences sont aussi conformes an cours extérieur des événements moraux et sociaux qu'à celui des phénomènes vitaux ou matériels. Ébauchée dès le début de Tinitiation humaine, la subordination du subjectif à l'objectif se trouve tellement complétée que ses types systématiques deviennent nécessairement les conseillers universels d'une existence dont ils saisissent seuls le véritable ensemble. , . f f
Intellectuellement appréciée , la construction propre à ce volume remplit donc la condition extérieure de l'unité réelle, en achevant de lier l'homme au monde. Mais, moralement envisagée, elle est aussi décisive envers sa condition intérieure , puisque elle fait directement résulter la synthèse de la sympathie. Le sentiment s'y montre plus propre à régler l'intelligence , et même l'activité , que ne l'avait annoncé le discours préliminaire de la construction religieuse ainsi terminée. Toutes les spéculations y tendent à consolider l'amour universel, seul capable de les systématiser, de les consacrer, et de les discipliner. De la même source y dérive également l'institution générale de l'existence pratique , dont les moindres actes acquièrent autant de noblesse que de consistance d'après leur influence aiTective. Ainsi devenu le régulateur général, non-seulement du culte, mais aussi du dogme et du régime, l'instinct sympathique a pleinement constaté son aptitude synthétique. On voit ici la fin du traité sociologique réaliser, au delà de toute espérance, les promesses de son début, en développant l'unique harmonie qui. convienne simultanément aux divers aspects de la nature humaine.
Un tel résultat est aussi conforme au principe de la synthèse relative qu'à sa destination, puisque l'ordre intellectuel et moral constitue le domaine essentiel du positivisme. Quoique
la synthèse absolue ait été surtout appliquée an spectacle bnmain, elle ne put jamais en systématiser la notion, parce qu'elle resta toujours incompatible avec le point de vue collectif. Autant incapable de représenter Texistence composée que de consacrer les sentiments qui rinstituent, elle ne dut point son efficacité sociale à Taptitude de sa doctrine^ mais à Tinslinct du sacerdoce correspondant, tant qu'il demeura progressif. Les explications du théologisme n'étaient pas moins . bornées au monde extérieur que celles du fétichisme, et même' elles devenaient plus illusoires envers le spectacle intellectuel et moral, en exagérant le type humain et méconnaissant Fempire matériel. C'est pourquoi l'étude du domaine sacré ne devait appartenir qu'au positivisme, quoiqu'il n'ait pu s'en emparer qu'après avoir régénéré le domaine profane,^en y substi* tuant graduellement les lois aux causes. Biais , quelque tardif que dut être un tel avènement, il forme le vrai début de l'existence normale du Grand-Être, jusqu'alors entravée intellectuellement par nne foi fictive et moralement d'après une activité destructive. On peut maintenant regarder une telle mhiorité comme irrévocablement terminée, puisque l'état final est pleinement conçu, vu l'essor connexe de la prévision sociologique et de l'amour universel, remplaçant le théologisme et la guerre. En condensant autant que possible Tapprécialion générale de ce volume, elle se réduit à la décision qui perfectionne la constitution religieuse en plaçant le culte avant le dogme, suivant un vœu continu, que le positivisme peut seul réaliser. Un tel progrès complète et caractérise Tinstitution de Tunilé relative , graduellement émanée des trois tomes précédents: Après avoir établi le dogme fondamental, le premier en déduisit la systématisation de la logique positive par la méthode subjective, qu'il applique directement à la construction décisive de la théorie cérébrale. Dès lors, le second volume put instituer la