RÉSUMÉ DE LA DEUXIÈME SÉRIE
Nous sommes partis de ce fait fondamental :
L'affranchissement des communes et Tintroduction des sciences positives en Europe ont constitué, au onzième siècle, les deux éléments d*un nouveau système social , la capacité industrielle et la capacité scientifique.
Nous arons observé ensuite ,
1» Que les deux capacités élémentaires du nouveau système social étaient établies sur des bases d'une autre nature que les pouvoirs sur lesquels Tancien système reposait;
2^ Que ces deux capacités s'étaient constituées en dehors de Tancîen système , et de manière à se rendre aussi indépendantes de lui que possible :
3** Que les communes , ou les deux ca|)acités réunies , ont pris dès Torigine le sage parti de ne point prétendre à partager lautorité de Tancien système, et se sont proposé uniquement de profiter du degré d'indépendance dont elles jouissaient pour tendre à exercer sur la nature la plus grande action possible ;
4"* Que ce plan , invariablement suivi , a eu le double effet qu'il devait avoir; que , d'une part, les éléments du nouveau système ont acquis leur plein et entier développement; d*où il estrésulié que leur force civile est devenue prépondérante ; que , d'une autre part , ils ont obtenu peu à peu un plus grand degré de liberté dont ils ont toujours usé de la même manière ; et qu'enfin ils se sont trouvés tout naturellement investis d'une portion d'autorité législative à laquelle ils n'avaient pas visé directement ;
5** Que toutes les forces temporelles et spirituelles de la société sont passées dans les mains des communes; que la force militaire elle-même s'est subordonnée à leur influence;
6"* Que les communes ont obtenu , sur le plan politique formé par l'ancien système, tout l'ascendant qu'elles pouvaient avoir, tant que ce plan ne sera pas formé par elles, le pouvoir temporel ayant admis en principe que toute Torganisalion sociale devait être combinée dans l'intérêt des communes ;
7^ Que le pouvoir temporel a établi le régime parlementaire qui , par le vote exclusif de Pimpôt accordé aux communes (au moins
kk SYSTÈME DE POUTIQUE POSITIVE.
en principe) , les a investies de toute Tautorité législative qu*il pouvait leur céder sans se détruire lui-même ;
8<» Que cette autorité est plus que suffisante pour que les communes puissent aujourd'hui procéder directement et d*une manière légale à Torganisation finale du nouveau système ',
9* Qu'en même temps que ces progrès ont été faits par les chefs temporels jet spirituels du nouveau système , la masse des communes s*est détachée entièrement de ses chefs militaires et théologiques , et s*eBt organisée , sous le rapport temporel et sous le rapport spirituel, à regard des chefs des deux capacités positives; .
Qu^ainsi Tancien système a cédé au nouveau tout ce qu'il pouvait lui abandonner sans s^anéantir, et qu^il lui a aplaqi les voies par lesquelles celui-ci doit marcher à sa constitution définitive.
Voici donc en résultat de tout le passé , depuis le onzième siècle , Tétat actuel du nouveau système : toutes les forces de la société lui appartiennent. Toutes les doctrines nécessaires à son organisation existent dans leurs éléments, qui sont les sciences d'observation. £n un mot , la société est organisée dans tontes ses parties pour agir sur la nature. 11 ne reste plus qn*à organiser > son ensemble de la même manière. Les moyens dont les communes avaient besoin pour cela existent.
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