PRÉFACE DU TOME QUATRIÈME. XXII
1m Mirât par le commandemeDt, préTeoir de Donvelles catastrophes dans le centre occidental , et préserfer les peuples adjacents d^une agitation naturellement propre h la nation iD?estie de Tiniliative moderne.
Mon appréciation dn subside de 1855 resterait incomplète si j^y laissais ignorer que l'accroissement du nombre des souitcripleurs n^aurait pas suffi pour réaliser le minimum normal sans le zèle exceptionnel de plui^ieurs coopéraleurs. Un digne appel, suscité par une détresse imprévue, produisit, dans le dernier trimestre, un admirable élan, qui permit d^atleindrece taux décisif, mai^ diaprés un surcroît d>ffortssur lequel je ne saurais habituellement compter. Néanmoins, la plénitude- du subside ma semble désormais assurée, parce que Taccroisi^ement continu du nombre des souscripteurs doit déj% dispenser de tout supplément. Les coopéraleurs par giftceou caprice s'étant heureusement retirés, je n'ai plus que des patrons qui regardent leur intervention comme un véritable devoir, toujours déyeloppable avec leurs moyens effectifs. Je ne signale donc cette généreuse anomalie qu'&6n dVn témoigner publiquement ma juste reconnaissance, ei surtout pour constater Tapiitude de la foi positive à susciter déjâi les sentiments qu'eiige sa destination sociale.
Oq doit finalement regarder un tel symptôme comme concourant ayrc tous les indices qui , dans celle même année, viennent de manifester sponianémenl Pefficacité morale du positivisme. Une épreuve décisive a spécialement montré la puissance de la vraie religion envers le perfectionnement des devoirs privés, en appliquant dignement la loi du veuvage et la règle qui prescrit à l'homme de nourrir la fcmn^. En même temps, Télimination des révolutionnaires a permis un développement général de la vénération et de la fraternité, jusqu'alors entravées par la déûance,et rinsuborilinaiion propres au négativi^me. De nou* velles célébrations ont confirmé l'aptitude naturelle du culte positif tu consacrer profondément tous les liens domestiques. Le progrés public de la doctrine régénératrice a correspondu dignt^mcntà son eitenfrion privée, surtout d'après le plein avènement d^un foyer irlandais, déjà comparable au noble nojau qui se développe, depuis huit ans , en Hollande.
Tous les caractères, intellectuels et moraux , du mouvement positiviste se trouvent heureusement réunis dans le pas décisif qui termina Tannée 1853. Un travail sans exemple, où la conscience et le talent sont toujours en harmonie, vient de procurer une nouvelle vie à mon ouvrage fondamenlal , qui devra désormais, chez la plupart des lecteurs, être étudié, de préférence,' diaprés celte traduction exceptionnelle. Quoique destinée surtout à la population britannique, / cette précieuse publication deviendra bientôt commune à tout rOccident,de manière à systématiser partout les tendances spontanées vers le positivisme. L'efficacité naturelle d'une telle opération doit d'ailleurs aogme nur d'après les nobles dispositions qui l'ont préparée et complétée. Dès son début , un digne patronage, maintenant brisé par la mort, pourvut généreusement à tons les frais quMle exigeait. Après sa réalisation, mon éminente collègue, ignorant mon irrévocable renonciation aux profits quelconques de mes ouvrages, m*a, par un admirable scrupule , réservé spontanément un bénéfice égal au sien ; de
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roaDière à fournir un nouvel exemple de la supériorité des mœurs posiUvisUI.
Quelle que soit rimportance directe de cet événement, son mode d'accomplis* sèment doit donc le rendre plus décisif, surtout comme émané d*une femme. Un tel concours dissipera bientôt les préjugés pédanlesques contre Paptilude philosophique du seie le mieui disposé pour le seul point de vue vraiment uni* versel. Âioi^i surgit spoolanemenl l'alliance fondamentale entre le sexe affectif el la clause contemplative, aûn de diriger convenablement la réorganisation occi^ dentale Ma conslruclion religieuse commença sous une angélique impulsion, dont Tinalterable efficacité , consolidée et développée par la mort , est de plus en plus appréciée. Je vais maintenant Pachever après avoir acquis Tactive assistance d'une femme vraiment supérieure, dont la noble initiative déterminera bieutôt de digms imitations^ qu'annonce déjà le concours naissant du sexe affectif à ma protection collective.
Suivaut Tensemble des indications précédentes, la marche du positivisme tend désormais à réaliser la géoéralisadoo que je proclamai , Tan dernier, dans la destination , d'abord personnelle , du subside que j*ai toujours qualifié de sacerdotal , afin dVn signaler re&tensioo normale. Ma propre subsistance étant maintenant assurée, la prochaine terminaison de mon principal traité me permettra de compléter dignement ma carrière parla paisible exécution de tous les ouvrages promis à la fin de mon livre fondamental. Pendant cette élaboration finale, Je dois activement préparer le développement du sacerdoce pleinement inslilué dans la construction que j'achève. Il faut , d^une part , garantir l'existence des Jeunes théoriciens que j'ai déjà représentés comme sérieusement voués à la formation du clt^rgé positif, depuis qu'ils combinent assez leur amélioration morale avec leur initiation encyclopédique En même temps, il convient déjà d'organiser rinlervention du comité permanent auquel, dès 184i, je réservai , sous ma direction , la systématisation graduelle de la transition occidentale. Ce double besoin m'autorise pleinement à réclamer ici toute l'extension possible du subside sacerdotal. Mon insistance à cet égard se trouve d'autant mieux motivée que j'ai proclamé > Tan dernier, ma résolution de ne jamais dépasser personnellement le taux maintenant réalisé , comme le prouvera toujours la publicité de mes opérations quelconques.
Salut et Fraternité.