‹ Système de politique positive (volume 4)Chapitre 11 sur 26 · PRÉFACE DU TOME DEUXIÈME. XXXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TOME DEUXIÈME. XXXIII

la noble souscription publique qui fut exceptionnellement instituée^ il y a trois ans^ pour neutraliser cette iniquité légale^ de manière à permettre le paisible achèvement de ma grande construction.

Essentiellement émané jusqu'ici de sources révolutionnaires^ ce libre subsid» annuel reste notablement inférieur encore au taux minime qui fut d'abord proclamé indispensable. Mais^ depuis la récente propagation du positivisme aux États-Unis d'Amérique^ quelques exemples émiuents ont déjà prouvé que les vrais conservateurs pouvaient y participer. Car chez la plus anarchique des populations ocddentales, la religion positive est surtout invoquée au secours de Tordre par des hommes d'État que Timpossibilité de recourir aux expédients militaires préserve spontanément de toute grave illusion sur la vraie nature du désordre moderne. Une telle disposition, quoique naturellement devant d'abord surgir là^ se développera bientôt parmi nous^ à mesure que la situation manifestera davantage le caractère de notre maladie sociale et l'insuffisance des médications actuelles. Si doDc vous jugez, Monsieur^ que j'aie déjà rendu à la grande cause de l'ordre occidental assez de services pour mériter une telle récompense, j'ose vous demander ouvertement de déterminer, autant qu'il dépendra de vous, tous les conservateurs sincères et éclairés à seconder une souscription qui désormais constitue irrévocablement ma seule ressource matérielle. Les plus éminentes cotisations pourront toijgours s'y mêler dignement aux moindres contributions prolétaires. Car je ne verrai jamais, des deux parts, que des clients spirituels devenus mes patrons temporels.

La nouvelle assistance que l'ordre retirera de mes divers travaux pourrait, il est vrai, décider le gouvernement à compenser enfin la spoliation polytechnique qu'une vicieuse légalité le força, sous nos différents régiiùes, de me laisser subir. Mais, même dans ce cas, j'ai maintenant résolu de n'accepter jamais ni pension quelconque, ni poste officiel, même scientifique.

Dans leur aveugle acharnement, mes vils ennemis académiques m'ont graduellement poussé vers le mode d'existence qui convient le mieux à ma principale mission, dont les divers services resteront toigours gratuits. Le fondateur de la Religion de l'Humanité doit naturellement subsister d'après les libres cotisations annuelles de tous ses adhérents sincères. Ce mode normal est d'abord le plus favorable au bon emploi du peu d'années de pleine vigueur cérébrale que je puis encore consacrer à mon office fondamental. Mais il doit aussi garantir mieux la complète indépendance sociale qu'exige ma destination. En un temps où la principale perturbation résulte de l'ambition politique des faux théoriciens, les gouvernements et les populations ont également besoin que la situation personnelle du nouveau chef spirituel les rassure contre ses tendances aux usurpations ou aux concessions. Je dois donc, même au prix de quelques embarras matériels, conserver soigneusement l'attitude normale où je me ti'ouve enfin conduit. Sans elle, je ne saurais obtenir tout l'ascendant moral qui m'est indispensable pour achever dignement la grande entreprise qui, dès ma jeunesse, devint, comme vous le savez, la destination systématique de toute ma vie.

Quand vous aarez^ Monsieur, sufflsanunent apprécdé cette explication nécessaire, j'espère que vous voudrez bien m'assigner, le plus prochainement possible, un entretien spécial sur la reprise de mon oonrs annuel. Si vous jugiez utile de communiquer ma lettre, je vous autorise d'avance à sa divulgation quelconque. Je compte d'ailleurs la joindre intégralemeot à la préface du nouveau volume que j'espère publier an mois de juillet, le tome second de mon SijHème de politique positive.

Salut et Fraternité.

AcousTB COBITE,

(10, rue Monneur-le-Prinee,)

é® La Berne occidentale,

Ou ApplieatioD continue du potitivitme au ooon naturel des érénements bunutUw, aoooMpUs ou prévus, pour l'appré^ation systématique du mouvement intellectael et social^ chez les cinq populations avancées, française, italienne, espagnole, germanique et britannique, qui composent, depuis Charlemagne, la grande République occidentale. Publication trimestrielle (au commencement de chaque saison), fondée et dirigée par Auguste Cours, auteor du Syêtéme de philotophie pontive et du Syttéme de politiqve poùttve.

Parm« Le premier câbler de la Revue occidentale paraltea au commeaeeDMat de Utiver prochain, si le projet suivant est assez tôt réalisé.

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