EXTRAIT DU RAPPORT
Pu lire Consitl t/ntnn/ de Sa Maj/'slr à ('h)isli/iiin, sur In prrhr a In monte et au hurciuj en Norcn/e, pour l aniire |8()().
La population ilirecUMiit'iil on iiidiivcUMiKMit intéressée dans les pêcheries est d' environ 150,000 et l<^ HKMulti'e des pécheurs regulièrenuMil employés anjonid lini est de 60,000. C(?s derniers, montés dans leurs bateaux, vont et viennent le long de cotes, d'après les rap[>orts qui leur viennent sur des « signes ou proiK^stics, » comme la vue du iKireny de paU/e {straw herrhig) des oiseaux de mer, balein(^ etc., etc., et autrefois, avant i[n'ils eussent le fil télégraphique pour se procurer de promptes inlormations, r impossibilité où ils étaient de contrôler Texactitude des rapports et la grande distance qu'ils avaient à parcovu'ir pour atteindre le voisinage des bancs, était cause de désappointenuMits et d(* déceptions infinis, et souvent la pèche n'était pas aussi heureuse, l'a nie de mains pour capturer le poisson : Tout cela a grandement changé depuis, surtout en ce qui regarde la pèche au hareng.
Des stations télégraphiques sont déjà construites, il va d" autres en voie de construction, aux points principaux sur la côte et les inspecteurs exigent que des renseignements soient afUchés tous les jours à chacune de ses stations, sur Taspectet la position des bancs, et ils entretiennent une communication constante avec toutes les stations actuellement en opération. Des télégraphes d'occasion [F/'eld Telegraph) sont toujours prêts à être mis en communication avec la ligne principale, et ainsi les moindres mouvements des bancs de poissons sont attentivement surveillés et promplemeut signalés, et c'est un spectacle curieux que de voir l'exode soudain de milliers de pêcheurs avec leur suite d'acheteurs, de sauniers, etc., avec leur attirail de bateaux, quarts, appareils, se précipitant vers un endroit éloigné, à l'appel du fil télégraphique. Les hommes paraissent préconiseï* cet important coadjuteur et dans les cas où le succès de la pêche est dû à son intervention, ils appellent leur poisson harengs télégraphiques. Les inspecteurs affichent tous les matins dans les diverses stations un état de l<i
quantité de poisson? capturés la veillo, et en mémp temps la qnote du marché par quart et ils s'acquittent de cette tâche jusqu'après la saison du fiai qui est facile à reconnaître par la couleur de laitence que prennent alors les eaux.
Cette pèche dure trois mois, mais les pèches fructueuses ne durent que six semaines ou à peu près, durant lesquelles il se prend de dix mille à vingt mille tonneaux par semaine.
Les avantages qae devra probahlement procurer le télégraphe sont incalculables, car il ne se bornera pas à un rapport plus considérable des pécheurs de morue et de harengs, mais il permettra aux habitants dispersés cà et là le long de la côte et des rives du grand P'iùi'd. de se réunira des endroits déterminés durant d" autres saisons de Tannée, et de se livrer attentivement à d'autres pèches moins importantes mais 1res nombreuses dans ce pays, et spécialement à la pèche du hareng d'été, très gras et très recherché, poisson (jui. pour la délicates>e du fumet et son enbonpoint, rivalise avant. igeusoment avec le hareng Hollandais ou du Nord.