‹ Système dentaire des mammifères et des oiseaux: sous le point de vue de la composition et de laChapitre 8 sur 22 · INFLUENCE DES MAXILLAIRES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES MAXILLAIRES

Pour que ma pensée soit exposée avec toute

la clarté désirable, je prie qu'on veuille bien me

permettre de reprendre les choses d'un peu

plus haut.

Chez les mammifères caractérisés par la briè- TCtédu museau, les maxillaires gagnent en largeur ce que ces parties' perdent en longueur ; et alors c'est en dedans de leurs lames , suffisamment espacées pour cela, que les vaisseaux sanguins et les nerfs de la partie antérieure du crâne se terminent en pulpe dentaire, et celle-ci en une coiffe durcie , qui est proprement la dent. Les poussées qui se contrarient, savoir, de la dent, en grandissant , sur les parois des maxillaires , et des lames maxillaires par la résistance qu'elles opposent au développement du corps nouvellement produit, portent en dehors, sur le lieu de la moindre résistance et conséquemment sur la ligne alvéolaire, ce corps nouvellementformé; c'està-dire, y portent ces mêmes dents qui, continuant à s'accroître , n'en deviennent que plus étrangères au système circulatoire, duquel, cependant elles émanent.

Dans les oiseaux dont les maxillaires perdent au contraire en épaisseur ce qu'ils ont si grandement acquis dans le sens dé la longueur, on retrouve toujours, il est vrai, une même disposition, puisqu'il n'est saisissable sur ce point qu'une différence de proportion entre les parties constituantes ; mais ces différences , en apparence de peu d'importance, en produisent fina-

lement une bien réelle. Il n'y a plus entre les lames des maxillaires d'emplacement suffisant que pour contenir la plus petite partie des ger^ mes dentaires. Le grand nombre n'attend pas cette poussée qu'auraient eue à exercer les parois des maxillaires: presque tous sont en effet dispos ses originairement sur tout le bord des mandibules.

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