DES BANQUES PUBLIQUES
Des banques publiques de dépôt, d'escompte et de circulation ont complété les ressorts de ce mécanisme universel de commerce. Les unes se bornent à recevoir des espèces métalliques ou des lingots d'or et d'argent contre des crédits en compte courant réalisables à la volonté des déposants, et qui épargnent ainsi les embarras, les lenteurs et la dépense du déplacement de ces matières. Les autres plus aventureuses acceptent à l'escompte des eiFets, à diverses échéances et à trois signatures , qui leur semblent suffisamment garantis , pour les échanger soit contre du numéraire, soit contre des billets à vue qui font l'office d'une monnaie locale.
Le crédit de ces derniers établissements autorisés par le Gouvernement, et dont la surveillance devrait être exclusivement exercée parle Ministre
des finances, repose sur une association de négociants et de particuliers riches et bien famés , sur le capital provenant des actionnaires ou des bénéfices, et principalement sur une réserve en espèces qui représente , en général , pour les banques de circulation , le tiers de la somme des billets émis.