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CAFES

Le droit sur le café avait été fixé à 104 francs 50 centimes pour 100 kilogrammes par la loi du 28 avril 1816. Depuis cette époque, le prix courant de cette denrée ayant éprouvé une diminution de plus des deux tiers, et s'étant abaissé dans l'entrepôt de 300 francs à 84 francs, l'ancienne taxe est devenue disproportionnée avec la valeur nouvelle de ce produit exotique. La commission de l'Assemblée nationale , chargée de préparer la loi du 13 juin 1851, a voulu favoriser à la fois le dé- *■ veloppement de la consommation du sucre et celle du café , en proposant de faire descendre le taux du tarif à 66 francs par navire français pour la production de l'étranger, et à 49 francs 50 centimes pour celle de nos colonies. Mais cette modération du droit antérieur n'ayant pas été adoptée laisse encore subsister une position aussi défavorable au consommateur qu'au trésor public, et qu'il serait juste et utile de faire cesser le plus promplement possible par l'abaissement de l'ancienne tarification de 1816. Cette rectification prévoyante aurait sans doute pour effet de réserver la consommation la plus étendue à la production exotique, et de la présemr de toute usurpation d'un café indigène composé de plusieurs végétaux et principalement de la chicorée ;

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enfin, de venir en aide à nos colonies, doublement frap- rJS pées par le sucre indigène et par l'émancipation préci- , tée des noirs.

Les recettes del'exercice 1850 ont été de 13,930,8251'., sur une valeur vénale estimée à 18,971,000. La culture de ce produit a été presque entièrement abandonnée dans nos possessions d'outre-mer à la suite des encouragements donnés, avant 1830, à celle de, la canne à sucre. Les 17 millions de kilogrammes consommés en France n'en comprennent plus que pour un million, importés par nos établissements coloniaux.

Le cacao est resté soumis au droit de 55 francs pour 100 kilogrammes, fixé par la loi du 2 juillet 1836 pour l'étranger, et de 40 francs pour les colonies françaises; il a produit, en 1850, une ressource de 1,184,024 quin'est pas susceptible d'un grand accroissement sur une denrée dont l'usage est encore limité au goût de l'opulence.

Cette dernière réflexion est également applicable à la consommation du thé, qui est la source d'un revenu de 150 millions pour le trésor de la Grande-Bretagne, et qui n'a donné à notre budget de 1850 que la faible somme de 132,954 francs sur une valeur importée de 418,000 francs.

DEVERSES DENRÉES EXOTIQUES.

Après ces trois boissons chaudes , qui sont les plus

puissants auxiliaires de la consommation du sucre, et qui la développent bien mieux en Angleterre que dans la population française, accoutumée aux boissons spiri— tueuses de ses fertiles vignobles, nous avons encore pour tributaires les denrées exotiques du poivre, de l'indigo et des cotons en laine.

Le premier article a versé au Trésor 1 ,030,256 francs pendant l'exercice i 850 sur une valeur de 2 millions, et n'ert susceptible d'aucune observation.

Le second nous procure d'utiles relations avec l'Inde, et spécialement avec le Bengale; il a produit à l'Etat une recette de 548,440 francs en 1850, sur un capital toujours progressif de près de 13 millions.

Enfin, le troisième est l'élément, chaque jour plus fécond, du commerce et de l'industrie; il a donné lieu a un échange de 104,578,000 francs, et à une recette, de 12,810,280 sur l'exercice 1850.

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