BERLIN
et les grande*
PROVI.NCES.
françaises
Tille..
Journée moyenne
de toute espèce d'ou-
fr.
fr.
fr. fr. c.
fr.
vrages en bâtiments.
20 sil. gr.
Le pied cube de
pierre dure à bâtir
Pierre
1 (probablement placé
calcaire
'dans le mur et y com-
fr. c.
fr.
fr. c. fr. ]
4 sil. gr.
Brique
' pris la main-d'œuvre) .
Mille pieds carrés
de planches d'un pouce, bois et main-d'œu-
fr.
fr.
moins de
fr. c.
vre
COà 80
200 fr.
50 thaï.
La livre de fonte
de fer
Les comparaisons des prix ci-dessus montrent, à ce que je crois, clairement qu'à Berlin la construction d'une maison de correction suivant la méthode cellulaire doit coûter quelque chose de moins qu'en Améiùque ; et que diins les autres provinces de notre monarchie , où à la fois les journées de travail et la matière première sont à un prix beauconp plus bas que dans la capitale, elle coûterait encore beaucoup moins. On e->t donc en droit d'admettre cjue dans les cinq établissements américains, bâtis suivant la méthode cellulaire ( Charlestowii , Siugsing, Wethersûeld, Baltimore et Blackwell ) , 'a cellule ayant coûté moyennement 275 thalers (946 fr. 33 c], une cellule chez nous ne coûterait pas plus de 200 thalers (742 fr. 22 c). Jmericà's Besserangs — System vor Dr. Jutiut, Préface, p. 29,
(nn) L'établissement pénal des Anglais en Australie est en même temps un établissement colonial, qui a son administration, ses magistrats, sa police. Il est presque impossible d'apprécier les dépenses qui se rapportent uniquement à l'établissement pénal de celles qui s'appliquent à la colonie.
Ainsi , par exemple , la déportation des détenus en Australie exige la présence d'un corps de troupes. Mais , n'y eût-il pas de condamnés dans la colonie, l'Angleterre serait encore obligée d'y entretenir une garnison ; seulement cette garnison serait moins nombreuse. Ces difficultés se représentent à chaque article du budget des colonies australiennes.
Il est donc impossible d'établir par livres et centimes ce que coûte l'établissement pénal ; mais on conçoit que des Anglais éclairés puissent, à l'aide des points de comparaison fournis par les autres colonies britanniques, arriver à un résultat approximatif, et présenter une idée assez exacte des faits qu'entraîne pour l'Angleterre la déportation des criminels.
En 1829, la dépense occasionée par les colonies pénales s'est élevée en totalité à 401,283 livres sterling, ou 10,112,331 francs.
Les rapporteurs du budget qui énoncent ce fait devant le parlement britannique remarquent qu'il leur a été impossible d'établir d'une manière précise quelle était, dans cette dépense, la portion applicable seulement à l'établissement pénalr Mais ils ajoutent que la plus grande partie ( much the greater proportion) doit être attribuée à la présence des condamnés sur le sol de l'Australie.
Supposons seulement que la moitié de cette somme, ou 200,641 livres sterling (5,056,153 francs), ait en effet été dépensée pour la garde et l'entretien des 15,688 condamnés qui se trouvaient cette année-là en Australie, chaque détenu aura coûté environ 12 livres sterling, ou 302 francs, à l'État (l).
On peut répondre, sans doute, qu'une partie de ces dépenses a été couverte par le produit des douanes de la colonie, qui s'est élevé cette même année à 226,191 livres sterling, ou 5,700,013 francs. Mais ces revenus appartiennent à l'Angleterre, et si elle ne les destinait point à entretenir ses condamnés en Australie , ils viendraient grossir le trésor de l'État. Peut-être, il est vrai, seraient-ils moins considérables si la déportation n'existait pas, puisque alors la colonie serait moins peuplée. C'est cette dernière
(1) Nous trouvons dans la déposition d'un témoin entendu le 18 mars 1832 par la commission nommée dans le sein du parlement britannique, à reffet de découvrir quelle était refficacité des peines, renonciation suivante :
Les frais annels occasionés par un déporté dans la Nouvelle-Galles du Sud s'élèvent à 13 liv. sterl. , sans compter les dépenses qu'entraîne leur transport en Australie, V. enquête de 1832.
considération qui nous a portés à n'attribuer au soutien de l'établissement pénal que la moitié de la totalité des dépenses, bien qu'en réalité les deux tiers des 400,000 liv. sterling aient été probablement employés pour le transport, la garde et l'entretien des détenus.
Au reste, on paraît croire en Angleterre qu'il n'en coûte guère plus pour déporter les condamnés en Australie que pour les garder dans la métropole.
On trouve en, effet dans un document législatif de 1816 cette énonciation :
Estimation de ce qu'il en coûterait pour garder , entretenir , employer les condamnés en Angleterre pendant l'année 1817, 75,000 livres sterling ou 1,890,000 francs.
Estimation de ce qu'il en coûtera probablement pour faire honneur aux billets tirés par le gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud, sur le trésor, pendant la même année, 80,000 livres sterling ou 2,016,000 francs.
Voyez Rapport de la commission nommée pour examiner le budget des colonies, l^r novembre 1830.
Ce rapport se trouve dans les documents législatifs envoyés par le parlement britannique , volume intitulé : Reports commissionners , 1830 — 1831 , page 69.
Pour les estimations ci-dessus, voyez même collection, tome 37, page 297.
276 COLOMES AGRICOLES.