‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 4)Chapitre 5 sur 160 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

quelques-unes d’entre elles sont suffisamment illustrées par des figures complétives de notre texte, qui rendront moins sensible la dissémination des figures sur beaucoup de planches.

Quoique nous disposions de matériaux considérables provenant de diverses collections publiques et privées, on ne peut pourtant prétendre que la faune des Gastéropodes, qui apparaît dans le terrain paléozoïque du centre de la Bohême, soit traitée à fond et épuisée dans l'ouvrage de Barrande. Les premières feuilles de cette livraison étaient déjà imprimées que nous rencontrions encore des formes nouvelles, qu'il m'était plus possible de décrire dans notre texte. (Ces découvertes ne modifieront pas sensiblement l’état de la faune des Gastéropodes. en Bohême, et, afin de ne pas différer la publication du Vol. IV, nous nous sommes décidé, apres avoir décrit toutes les formes contenues sur les planches de Barrande, d'étudier les formes nouvelles et celles que l’on découvrira, dans un Supplément analogue à ceux des Trilobites et des Céphalopodes.

Les planches de cette première livraison contenant. en dehors des Patellidae et des Pellerophontidae, encore différentes autres familles, nous avons du étudier sérieusement ces dernières, bien qu'elles ne soient pas traitées dans le texte, et nous occuper de plusieurs questions difficiles à résoudre, touchant la nomenclature et la synonymie. Cette observation s’applique surtout aux Capulides de la bande f2, dont la forme extérieure est très variable. Ces Capulides portent rarement le test avec les traces d’ornementation, et. de plus, un certain nombre de formes identiques, provenant des contrées étrangéres, ont déjà été décrites, mais la plupart sous d’autres noms que ceux marqués sur les étiquettes de Barrande. Nous avons dû également étudier exactement les Euomphalidae. Turbinidae, Trochidae, Hercynellae, Naticidae etc., figurées sur les PL 1 à 89, et les comparer avec les espèces étrangères très ressemblantes, déjà décrites, afin d'éviter, dans les livraisons qui suivront, toute modification désavantageuse pour l'ensemble de l’ouvrage. Enfin, il à fallu prendre en considération que, sur les PI. 90 à 247, beaucoup de ces espèces se trouvent refigurées d’après des exemplaires plus complets, circonstance qui peut modifier sensiblement, pour certaines formes, l'opinion que l'on a pu se former en consultant les 89 planches du présent volume. En un mot, nous avons été contraint de passer très soigneusement en revue une grande partie de la faune des Gastéropodes de la Bohême, avant de leur donner, dans les 89 planches présentes, les dénominations qu'elles doivent garder définitivement.

Notre tâche eût été bien plus facile, si les planches de Barrande n'avaient pas existé. Nous croyons devoir faire aujourd’hui cette déclaration, afin que les savants qui porteront un jugement sur cet ouvrage ne se méprennent pas sur l'importance des travaux préparatoires de Barrande, dont nous avons fait loyalement l'exposé, et ne pensent pas qu'une grande partie du travail scientifique ait été exécutée avant que nous y ayons mis la main.

Les planches, qui étaient imprimées, ont été pour nous un grand obstacle, par suite duquel la publication du présent volume a été retardée et nous à été rendue très difficile, car sans l'existence de ces planches, il eût été possible de grouper les figures soit d’après un système zoologique, soit d’après l’ordre d'apparition des espèces dans le Silurien et le Dévonien, et de traiter ainsi plus facilement et en beaucoup moins de temps les matériaux considérables que nous fournit le terrain paléozoïque de la Bohême. On aurait évité de multiplier les figures si fréquentes, et même encombrantes des mêmes formes, qui fourmillent sur les planches de Barrande, et qui ont été exécutées à des époques très différentes, à mesure que le grand savant recueillait des spécimens mieux conservés. On aurait réuni, sur une planche unique, toutes les particularités de chaque espèce, tant en ce qui concerne sa forme extérieure que sa variabilité, son ornementation. etc. Si l’on tient compte des opinions généralement admises de nos jours, il convient de constater que plusieurs planches reproduisent, d'une manière absolument superflue, les détails de la variabilité et de la croissance. Et malgré l'abondance des figures contenues dans les 247 planches du Vol. IV, beaucoup de détails importants que présentent les originaux, n’ont pas été figurés. Nous avons complété cette lacune en

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