subconicus . Gein. | Styliola SÉRIAA -...RICht
MAIS EE TRICh TE 13 erulan --"tRicht
N. B. L'espèce T. ventricosus est inédite.
La comparaison de ce tableau avec celui qui représente la distribution verticale des mêmes genres en Bohême nous permet de constater divers faits intéressans. Les étages désignés par les lettres E—F, dans les deux pays, paraissent à peu-près correspondans, sauf les diversités locales.
1. L’étage E, caractérisé dans les deux contrées par Cardiola interrupta et autres fossiles communs, ne présente aucune trace, ni de Tentaculites, wi de Séyliola, en Thuringe comme en Bohême.
2. L’étage F, en Bohème, présente les premiers Tentaculites au nombre de trois espèces. Les dépôts considérés comme contemporains, en Thuringe, offrent aussi les premières formes de ce genre, au nombre de 5. Nous ferons remarquer que sur cet horizon, en Thuringe, il existe encore plusieurs espèces de Graptolites, dans les couches supérieures, que M. Richter nomme couches à Nereites et schistes à Tentaculites. (Déf. d. Col. III. p. 204.) Au contraire, en Bohême, la bande supérieure f2 de notre étage F est complètement dépourvue de Graptolites, qui sont déjà extrêmement rares dans la bande inférieure f2 du méme étage.
3. Le genre Séyliola apparaît dans le même étage F, en Thuringe, sous deux formes spécifiques. Mais il ne se montre, en Bohême, que dans nos bandes g2—g3—h1 c. a d. à une époque bien postérieure et il n’est représenté que par une espèce, Styl. clavulus.
Il y a donc, entre la Thuringe et la Bohême, beaucoup d’analogie, dans la distribution verticale des Tentaculites, tandisque nous avons signalé ci-dessus (p. 9) le contraste entre ces deux contrées, au sujet de la distribution des Conularia. Il serait très intéressant d'établir un parallèle complet entre ces régions peu éloignées, mais, jusqu'à ce jour, les élémens nécessaires pour ce travail n'ont été que partiellement publiés par M. le Doct. R. Richter.
Etude sur Caractères génériques de T'entaculites. PI. 14.
Les documens historiques qui précèdent constatent, que les Tentaculites, durant le siècle dernier, ont été considérés comme des espèces articulées du genre Dentalium. En 1820, Schlotheim les a distingués par le nom générique qu'ils portent aujourd’hui, mais il n’a pas autrement contribué à déterminer leur nature zoologique, qui a été très diversement interprétée. Eaton les regardait comme des baguettes d'Oursin; Léop. de Buch, comme des tubes spiniformes de Leptaena lata; le Prof. Abich, comme des Céphalopodes? Ces opinions extrêmes ont été presque individuelles. Mais, Goldfuss ayant confondu les Tentaculites des Contrées Rhénanes avec les ramifications les plus tenues de Cyathocrinites pinnatus, avec lesquelles elles offrent une grande similitude par leurs apparences extérieures, l'autorité de ce savant à entrainé divers paléontologues à considérer ces fossiles comme des parties d'Encrines.
En 1845, M. Austin a, le premier, exposé les motifs qui tendent à démontrer, que ces petites coquilles appartiennent à l’ordre des Ptéropodes. Son interprétation a été admise depuis lors par la plupart des savans. Aujourd'hui, elle paraît dominer dans la science, bien qu’en 1859, les Tentaculites aient été énumérés parmi les Annelida, par M. M. Salter et Morris, dans le tableau général de la Siluria.
C’est à M. le Doct. Reinhard Richter que nous devons l'étude la plus complète des Tentaculites, considérés comme des Ptéropodes, et dont il a découvert de nombreuses espèces, dans les terrains silurien et dévonien de la Thuringe. Depuis la publication de son travail, en 1854, aucune notion importante n'a été ajoutée à la connaissance de ces fossiles, dont les caractères génériques se trouvent presque tous en substance, dans son texte.
La coquille des Tentaculites est un cône creux, dont l'angle apicial est notablement variable, suivant les espèces. Le minimum d'ouverture de cet angle paraît être de 2° et nous l’observons dans Tent. gracillimus Sandb. (Verst. Nass. PI. 21. fig. 14.) Nous mesurons un angle de 4° à 5°, e. à d. voisin du minimum, dans Zent. Geinitzianus Richt. (4. c. PI. III. fig. 18.) Le maximum du même angle s'élève à environ 25°, et nous en trouvons un exemple dans une autre espèce de la Thuringe, Tent. tuba Richt. (Lbid. fig. 34—36.)
Le plus souvent, l'angle des espèces se maintient entre 10° et 18°.
On trouve aussi des individus, dont l'angle apicial est notablement différent, dans une même espèce, par exemple, dans celles que nous nommons Tent. elegans et T. intermedius. (PI. 14.)
Quelques espèces de la Bohême, dont certains spécimens sont parfaitement conservés dans les roches calcaires, nous permettent de constater, que l'angle est relativement plus ouvert, immédiatement à la pointe de la coquille que dans sa partie supérieure. Celle-ci tend donc à devenir cylindrique, dans ces espèces, comme dans Zent. elegans. (PI. 14. fig. 26—27.)
On observe une conformation opposée dans Tent. tuba, que nous venons de citer; car dans cette espèce, la coquille offre un évasement lent mais sensible, à partir de la pointe vers l'ouverture, ainsi que son nom l'indique.
Le cône formé par la coquille des Zentaculites est droit dans la plupart des espèces. Cependant, on en connaît quelques unes qui se montrent habituellement avec une forme arquée, comme: Zent. incurvus Shumard. (Voir ci-dessus 1855) et Tent. curvatus Boll. (1855—1867). Ce sont deux espèces siluriennes.
La section transverse des Tentaculites paraît constamment circulaire, dans les spécimens bien conservés. Elle est déformée et plus ou moins défigurée par la compression, dans la plupart des exemplaires que renferment les roches schisteuses.
GENRE TENTACULITES. SCHLOTHEIM. 121
Dans toutes les formes que nous connaissons, l’ouverture est semblable à la section transverse et ses bords sont placés dans un plan normal à l’axe de la coquille, excepté dans 7! subconicus Gein.
L'intérieur de la coquille forme une seule cavité, dans laquelle on n’a jamais observé aucune trace de cloison. Mais la pointe extrême paraît remplie par un dépôt organique, qui la rend solide.
L’extérieur de la coquille est orné d’anneaux, toujours très apparens, du moins dans sa partie supérieure. Ce caractère est devenu prédominant et exclusif pour le type Zentaculites, depuis que les espèces sans anneaux ont été rangées dans le type Séyliola. Mais il est important de remarquer, que certaines espèces, qui présentent des anneaux bien développés sur la majeure partie de leur longueur, comme notre ent. elegans PI. 14, sont complétement dépourvues de ces ornemens, autour de leur pointe, c. à d. dans la partie initiale de la coquille. Cette pointe sans anneaux figurait donc une Styhiola, durant le jeune âge de chacun des individus. Comme notre Séyliola clavulus est généralement d’une taille très exigue, on pourrait penser, qu'elle représente les plus jeunes exemplaires de Tent. elegans, qui coexiste dans les mêmes couches, ainsi que le montrent divers fragmens de roche, figurés sur notre PI. 14. (fig. 20—28). Mais, nous rencontrons aussi des spécimens de Séyl. clavulus d’une taille beaucoup plus grande que la pointe lisse de Tent. elegans. Ces deux espèces sont donc indépendantes, malgré les apparences presque identiques de leur premier âge.
Les anneaux des Tentaculites sont habituellement dirigés horizontalement, ce. à d. situés dans un plan normal à l'axe longitudinal de la coquille, ou bien faiblement oblique. Par exception, Tent. subconicus Gein. (Grauw. IT. Pl. 19. fig. 15.) offre des anneaux inclinés à environ 45° et qui simulent les tours d’une hélice. M. R. Richter, en décrivant cette espèce, fait remarquer, que l’analogie parle contre cette apparence, qui pourrait induire en erreur, au premier coup d'oeil. (4. c. p. 287. PI. IIL. fig. 24—27.) Ce sont donc des anneaux obliques, comme nous en connaissons sur les Céphalopodes; par exemple, sur Orthoc. Bohemicum.
L’espacement relatif et la saillie des anneaux sont variables et fournissent des distinctions spécifiques. La plupart des espèces montrent beaucoup de régularité sous ce double rapport. Mais nous remarquons aussi quelquefois une notable irrégularité, comme dans notre Tent. intermedius PI. 14 et dans ZT! èrregularis Hall. = T. gyracanthus Eaton. sp. (Pal. of N. York. III. PI. 6. fig. 23.)
On observe aussi, dans diverses espèces, que les anneaux sont plus rapprochés et moins saillans, dans le voisinage de l'ouverture que sur la partie moyenne de la coquille. On aperçoit cette disposition dans Z. elegans fig. 26, mais elle est beaucoup plus prononcée sur d’autres spécimens non figurés.
Le plus souvent, les anneaux ne montrent aucune tendance à l’imbrication. Cependant, sur certaines espèces, on peut observer entr’eux une disposition analogue à l’imbrication directe; c. à d. que l'anneau recouvrant est placé du côté de la pointe, par rapport à l'anneau recouvert.
En considérant la ténuité habituelle du test, dans tous les Ptéropodes, on conçoit que le relief des anneaux de la surface externe correspond à une rainure sur la surface intérieure de ce test et par conséquent il se reproduit aussi en relief, sur le moule interne des coquilles. Ainsi, il est peu vraisemble, que des Zentaculites ornés d’anneaux à l'extérieur ayent un moule interne lisse et semblable à celui d’une Séyliola. Mais, d’après ce que nous venons de dire, au sujet de Tent. elegans, cette ressemblance peut très bien exister, pour la pointe des espèces ornées d’anneaux, et pour toute l'étendue sur laquelle ces anneaux sont encore très peu prononcés. Nous en voyons un exemple dans notre notre Tent. elegans et dans Tent. acuarius Richt. forme très voisine, qui caractérise, en Thuringe un horizon silurien, comparable à notre étage F. (4. c. PI. IIT. fig. 8.)
Le test des Tentaculites semble avoir présenté une épaisseur uniforme et régulière dans la plupart des espèces. C’est ce que démontre la ressemblace habituelle qui existe entre la surface extérieure de la coquille et celle de son moule interne. Mais, la différence remarquable qui a été signalée, dans quelques Tentaculites, entre leur forme externe et celle de leur moule intérieur tend, au contraire, à prouver, que l'épaisseur de leur test présentait des inégalités régulièrement espacées, comme les anneaux et en connexion avec ceux-ci. Dans les divers cas où cette inégalité se manifeste,
elle provient d’un épaississement, formant relief sur la paroi interne du test et placé au droit de la partie inférieure de chacun des anneaux. Cette saillie annulaire produit une dépression correspondante, ou un étranglement, sur le moule interne de la coquille, immédiatement au dessous de chaque dilatation annulaire. Il en résulte que le moule paraît composé d’élémens, qui se recouvrent suivant l’imbrication inverse, définie pour les ornemens du test de nos Céphalopodes. (Vol. IT. p. 9. 1867.) L'élément recouvrant est placé du côté de l'ouverture, par rapport à l'élément recouvert. Cette disposition contraste avec celle qu’on observe à la surface extérieure du test des Zentaculites, et elle simule, au contraire, la structure qui caractérise les Cornulites.
La plus ancienne espèce, qui a donné lieu à cette observation, est Tent. scalaris Schlot. Les Doct. Sandberger, en la décrivant, ont constaté la différence entre la surface de la coquille et celle de son moule interne. (Verst. Nass. p. 248. 1852.)
De même, le Prof. J. Hall en décrivant Tent. elongatus, constate que le moule interne de cette espèce ,offre l'aspect d’une série de troncs de cône renversés, ou de petites coupes, placées l’une dans l'autre, et ayant tous les caractères de Cornulites. (Pal. of N. York. IIL. p. 156. PI. 6. fig. 16 à 21. 1859.) Les figures citées montrent parfaitement la différence de forme entre le moule interne, à imbrication inverse, et la surface de la coquille, dont les anneaux très réguliers, à profil presque tranchant, et horizontal, ne montrent pas la moindre tendance à une imbrication quelconque.
Enfin, durant la même année 1859, le Doct. Ernst Boll a reconnu, que le moule interne de Tent. ornatus et autres espèces, qui existent dans le Diluvium du Meklenburg, simule les apparences de Z. scalaris Schlot. Voir ci-dessus 1859.
Ces observations concordantes tendent à établir une ressemblance dans la conformation de certains Zentaculites et de certains Cornulites, considérés isolément. Mais, comme cette ressemblance est uniquement fondée sur les apparences extérieures, elle ne saurait légitimer l'association aux Ptéropodes, de toutes les formes diverses et hétérogènes, aujourd’hui comprises sous le nom de Cornulites.
D'après les documens exposés, on conçoit qu'il serait difficile d'indiquer d’une maniere générale l'épaisseur du test dans les Tentaculites. Nous pouvons seulement constater, qu’elle est très faible et qu'elle dépasse à peine ‘,, de mm. dans la plupart des espèces. Suivant M. R. Richter, elle varie entre 0.03 et 0.06 d’un millimètre.
Les ornemens de la superficie du test, dans les Tentaculites, se réduisent à des stries horizontales, ou à des stries longitudinales. Nous ne connaissons encore aucune espèce, qui présente la combinaison distincte de stries suivant ces deux directions.
Les espèces qui offrent des stries horizontales, parallèles aux anneaux, sont relativement rares. Nous citerons, d’après les Doct. Sandberger ent. scalaris Schlot. décrit comme montrant ces ornemens. (Verst. Nass. p. 248. PI. 21. fig. 9.) Nous voyons la même ornementation sur les figures de T. elongatus Hall, déjà cité. (Pal. of N. York. III. p. 136. PI. 6. fig. 19.)
Au contraire, beaucoup d'espèces sont ornées de stries longitudinales, plus ou moins prononcées, comme notre Zent. elegans, PI. 14. Le plus souvent, ces stries sont en relief, dans les rainures qui séparent les anneaux, et elles s’effacent sur le sommet de ceux-ci. Mais, dans d’autres spécimens de la même espèce, on les retrouve aussi avec leur relief sur les anneaux, qu'elles franchissent. Dans ce cas, le sommet saillant des anneaux paraît dentelé. Ces apparences variables peuvent être attribuées, soit à la différence d'âge des individus, soit à leur état de conservation. Le moule interne de notre espèce citée conserve souvent la trace des stries longitudinales, mais elle est aussi quelquefois effacée. On la retrouve plus constamment sur le moule externe.
Certaines espèces se distinguent par l'absence constante de stries, soit transverses, soit longitudinales, sur la surface de leur test, qui paraît complétement lisse. Nous en citerons deux exemples en Bohême, savoir: Zent. longulus et T. intermedius PI. 14.
GENRE TENTACULITES. SCHLOTHEIM. 123
Selon le Doct. R. Richter, la surface du test des Tentaculites paraît quelquefois cornée et luisante; probablement quand sa substance n’a pas été altérée par les réactions chimiques. Nous ne voyons dans nos espèces de Bohême qu’une apparence terne ou bien spathique, quand ils sont renfermés dans les calcaires. Il paraissent encore plus ternes dans les schistes.
Dépôt organique.
Lorsqu'on étudie les Tentaculites écrasés dans Les schistes, on remarque assez souvent, que leur pointe reste intacte et sans trace de compression. Cette pointe paraît donc avoir été solide et sans vide interne. Cette observation a été faite par le Prof. Quenstedt, en 1851.
M. le Prof. Rud. Ludwig a aussi remarqué, en 1864, que le moule interne des Tentaculites ne s'étend pas jusqu'à leur extrémité. (Pterop. aus dem Devon. in Palacontogr. XI. p. 316.)
Ces observations concordantes tendent à faire concevoir, que la pointe de la coquille, qui a dû être creuse pour renfermer le mollusque durant son jeune âge, a été postérieurement comblée par des sécrétions, durant la croissance de celui-ci. Cette interprétation est en harmonie avec le remplissage graduel de la cavité de la coquille, signalé ci-dessus dans Conul. fecunda (p. 38. PI. 8).
Bord ventral — Bord dorsal.
Les apparences habituellement régulières et uniformes de la coquille des Tentaculites, sur toute sa périphérie, ne nous permettent de saisir aucune trace du plan médian. Nous n'avons donc aucun moyen de reconnaître la position des bords ventral et dorsal, si ce n’est dans Tent. subconicus Gein. dont les anneaux sont inclinés à 45°. et dans les espèces arquées, citées ci-dessus. (p. 120).
Etat de conservation.
Les Tentaculites ensevelis dans les calcaires de notre bassin sont toujours exempts de compression et ils conservent leur test. Les ornemens de leur surface sont aussi habituellement visibles; cependant, ils sont quelquefois plus ou moins effacés. Nous avons déjà constaté, que le test de ces espèces offre une apparence spathique et analogue à celle du test de Hyolithes, plutôt que l'aspect corné et brillant, qui caractérise le test des Conularia.
Les espèces renfermées dans les schistes de nos bandes g2—h1, savoir: Tent. elegans et Styl. clavulus, conservent aussi très souvent leur test. Mais il a subi une altération chimique, qui lui donne l'aspect d’une pellicule blanchätre et qui contraste avec la couleur foncée de la roche. Cette pellicule se détache ordinairement des fossiles, quand on ouvre les couches schisteuses, de sorte qu'on a presque constamment sous les yeux le moule interne des spécimens.
Un autre contraste, résultant des réactions subies durant la fossilisation, consiste en ce que les moules internes des deux espèces citées et surtout celui de la première, présentent une couleur rouge, ocreuse, très prononcée, qui les fait distinguer sur la surface du schiste, tantôt noirâtre, tantôt verdâtre. Nous remarquons les mêmes apparences dans les sphéroides de calcaire plus ou moins impur, qui sont enclavés dans ces schistes; mais jamais dans les calcaires plus purs de nos bandes g Î1—g 3, qui contiennent les mêmes espèces.
Résumé des caractères génériques.
La coquille des Tentaculites est un cône creux, ordinairement droit, rarement arqué, dont l'angle apicial varie entre 2° et 25° suivant les espèces. Cet angle varie aussi d'un individu à l'autre. Il est plus ouvert près de la pointe que près de l’orifice. Rarement. cette disposition est inverse.
La section transverse paraît circulaire dans toutes les espèces connues.
L'ouverture est semblable à la section transverse et habituellement située dans un plan normal à l'axe. Par exception, ses bords sont obliques.
L'intérieur de la coquille forme une seule chambre sans cloisons; mais l'extrême pointe est comblée par un dépôt organique.
L'extérieur de la coquille est toujours orné d’anneaux saillans, horizontaux. Dans de rares espèces, ces anneaux sont obliques. Leur espacement et leur saillie varient suivant les formes spécifiques.
Les anneaux se reproduisent ordinairement sur le moule interne. Dans quelques cas, la surface de ce moule contraste avec la surface du test et simule l'apparence des Cornulites.
La superficie du test des Zentaculites est lisse dans quelques espèces. Dans d’autres, elle est ornée de stries horizontales, et plus souvent de stries longitudinales.
Dimensions.
La taille des Zentaculites varie entre des limites assez éloignées. A la limite inférieure, ou du moins près de cette limite, nous citerons notre Tent. intermedius PI. 14, dont la plupart des spécimens n'atteignent pas la longueur de 2 mm. Quelques uns ont presque 3 mm.
Près de la limite supérieure, parmi les espèces de l’ancien continent, nous signalons Tent. grandis F. Roem. qui appartient aux dépôts dévoniens de la Silésie. Il présente une longueur de 42 mm. et une largeur de 4 mm. à l'ouverture. Ces proportions sont notablement dépassées par Zent. elongatus Hall, dont un spécimen figuré offre une longueur de 71 mm. et une largeur de 6 mm. au gros bout. Cette espèce américaine caractérise le groupe de Helderberg inférieur, dans l'Etat de New York, et elle appartient à la faune troisième silurienne. |
D'après ces documens, le genre Zentaculites aurait atteint sa plus grande taille, durant la période des dépôts siluriens en Amérique, et au contraire durant la période dévonienne en Europe.
Rapports et différences.
Le genre Tentaculites, quoique distingué par la présence constante des anneaux, qui manquent aux Styliola, offre cependant des connexions évidentes avec ce dernier type, par la forme générale de ses espèces et surtout par la circonstance déjà indiquée ci-dessus, de l'absence des anneaux durant le premier âge de certaines formes, qui acquièrent plus tard cette ornementation très prononcée.
Nous avons déjà indiqué ci-dessus (p. 122) la ressemblance de forme extérieure, qui existe entre le moule interne de certains Tentaculites et les Cornulites. C’est une connexion très peu puissante, pour rapprocher ces deux types, qui peuvent appartenir à des classes différentes. Les Cornulites se trouvant habituellement attachés ensemble par groupes, comme certains Polypiers, semblent, par cette seule circonstance, s'éloigner beaucoup des Ptéropodes, auxquels nous n’oserions pas les associer.
GENRE TENTACULITES. SCHLOTHEIM. 125
Distribution verticale et horizontale des T'entaculites et des Styliola, en Bohême.
Le tableau suivant expose la distribution verticale de nos 4 espèces.
Genres et espèces = Planches
Tentaculites . . . . Schlot.