‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 11 sur 140 · Conul. subtilis Salt. . Ludlow · texte numérisé non relu

Conul. subtilis Salt. . Ludlow

Wenlock iciè 2. C. Sowerbyi Defr. . re Faune troisième.

:q Llandovery de Caradoc ? Faune seconde.

SEAOE elongata Portl.. Caradoc

(Siluria 2°. Ed. p. 550.)

1860. Le Chev. d'Eichwald décrit et figure 9 espèces du genre Conularia, qui proviennent toutes du calcaire à Orthocères de la Russie, c. à d. de l’une des premières phases de la faune seconde silurienne. Voici les noms de ces espèces, dont les nouvelles sont figurées:

1. Conul. Sowerbyi . . Defrance | 6. Conul. subtilis . . . . Salt. 2.10: latesulcata . . Eichw. Tone Trentonensis . . Hall. 3. 0. lineata .. - . Eichw. SAC: constricta . . . Eichw. 4. C. Buchi. . . . Eichw. SAC marginata . . . Eichw. DAC: Striata . . . Eichw.

Ce savant constate la présence de cloisons sans siphon, dans les 4 espèces: Sowerbyi, Buchi, Trentonensis, constricta. I] reconnaît que ce genre ne peut pas être associé aux Céphalopodes et il le range parmi les Ptéropodes. (Leth. Ross. p. 1052 de. PI. 40 et 50.)

Nous ferons remarquer que, Con. subtilis Salt. énumérée parmi les espèces de la faune seconde, en Russie, n’a été signalée en Angleterre que dans l'étage de Ludlow, c. à d. dans l'une des dernières phases de la faune troisième. (Voir 1852.)

1861. Le Prof. Geinitz reproduit la description et la figure de Conul. Hollebeni, qui provient du Zechstein inférieur d’'Ilmenau. (Dyas. p. 44. PI. 11. fig. 1—6.)

1862. Le Prof. J. Hall décrit Conul. undulata du groupe de Hamilton, dans le terrain dévonien, de l'Etat de New York. (Ffteenth Ann. Rep. p. 63.)

Cette espèce, dont la longueur est évaluée à plus de 7 pouces anglais, a présenté au savant paléontologue américain une cloison très distincte, vers le petit bout du fossile (sans siphon). A cette occasion, le Prof. J. Hall fait l'observation suivante:

L'existence d’une cloison, dans la partie supérieure de la cavité de Conularia, a été observée dans des spécimens au moins de trois espèces, provenant de trois horizons géologiques différens et elle doit être regardée, soit comme un caractère normal de cette coquille, soit comme indiquant que le sommet pouvait être caduque, à mesure que l'animal se retirait de cette partie de la coquille et que cette disposition avait pour but de le protéger.

GENRE CONULARTIA. MILLER. 9

La taille de Con. undulata, comme aussi les stries fines et serrées de ses faces, caractérisent également Con. grandis Roem. qui provient de la même localité, Cazenovia. I1 est donc vraisemblable, que ces deux noms ont été donnés à une même espèce dévonienne. (Voir ci-dessus. 1857.)

1863. Le Prof. J. D. Dana reproduit, sous le nom de Conul. gracile Hall, quelques figures de Con. Trentonensis Hall, dont l’une représente une cloison, avec l'apparence d’un siphon. (Voir. Pal of N: York. T. Pl. 59. fig. 4 ©, 1847.) (Man. of Geol. p. 215.)

Ce savant admet (p. 455) que la dernière espèce de ce genre se trouve dans le Lias. Il expose (p. 496) au sujet affinités naturelles des Conularia, les vues qu'il avait antérieurement exprimées. (Unit. Stat. Explor. Exped. p. 709.) Nous traduisons ce passage:

»Les Conularia paraissent avoir été les seuls représentans des Céphalopodes dibranches, durant les temps paléozoiques. On les rapporte généralement aux Ptéropodes; mais ces coquilles, grandes, minces, pyramidales, cloisonnées au fond, suivant l'observation de Hall, et admettant quelque mouvement dans leurs angles, vers la partie supérieure, ont plus de rapports avec la coquille interne ou osselet d'un Céphalopode.“

1865. Le Doct. Reinhard Richter décrit et figure les deux espèces suivantes: sur l’horizon assimilé à l'étage calcaire F

de la Bohême.

couche calcaire sur l'horizon de l'étage calc. E de la Bohême. avec Cardiola interrupta.

Cette seconde espèce est fortement caractérisée par ses ornemens transverses, qui paraissent sans relief. [ls forment une courbe convexe vers l'ouverture, en passant sur la carène médiane, très prononcée sur chacune des quatre faces égales de la pyramide très alongée.

Ces deux espèces appartiennent donc à la faune troisième silurienne. (Zeitschr. d. deutsch. geol. Cesells. 1865. p. 369. PI. XI.)

Dans une communication particulière du 15 janv. 1867, M. le Doct. R. Richter constate, qu'il n'a jusqu'ici découvert la trace d'aucun Ptéropode, dans les schistes alunifères (à Graptolites) qui sont au dessous de la couche calcaire renfermant Con. quercifolia, et qu'il considère comme représentant la base de notre étage E. Cette observation s'étend également à toutes les formations explorées par ce savant, en Thuringe, au dessous de cet horizon, c. à d. renfermant la faune seconde.

Aïnsi, d'après les faits connus, il y aurait un contraste frappant, dans la distribution verticale des Ptéropodes, en Thuringe et en Bohême, puisque la grande majorité des espèces de cet ordre caractérise la faune seconde de notre bassin.

1865. Le Prof. Kjérulf énumère parmi les fossiles de ses régions 3 et 4, ce. à d. de la faune seconde silurienne, aux environs de Christiania, deux espèces de Conularia. L'une est Con. Sowerbyi Defr. et l’autre est très analogue à Con. elongata Portl. (Weiv.-i Christ. p. 8.)

1865. Nous constatons la présence, dans notre faune troisième silurienne, des 3 espèces: Con. aliena, C. fragilis, C. Proteica. (Déf. d. Col. III. p. 41.)

1865. Le Prof. Winchell décrit Conul. Newberryi, trouvée dans l'Ohio et provenant du Marschall

Group, qui paraît appartenir à la base du terrain Carbonifère. (Proc. of the Acad. of Nat. Sci. Philadelph. July 1865.)

Con. reticulata. Richt.

Con. quercifolia. Richt.

1866. M. J. W. Salter décrit et figure quatre espèces nouvelles de la division silurienne inférieure, en Angleterre, sous les noms qui suivent:

Etage Conul. laevigata . . . Salt. Caradoc.

C. margaritifera . Salt. | Llandeilo C. Corium . . . Salt. { inférieur. ? Faune seconde. C. Homfrayi. . . Salt. TBE ; supérieur.

(Mem. Geol. Surv. III. p. 354. PI. 10—11 À.)

1866. Le Prof. F. A. Roemer décrit et figure Conul. Bodana, espèce dévonienne du Harz. (Beitr. V. in Palacontogr. XIII. p. 12. PI. 35. fig. 5.)

1867. Le Doct. Ernst Boll, dans une communication particulière (14 janvier), nous fait connaître trois espèces de Conularia, qu'il a recueillies dans le Diluvium du Meklenburg.

1. Con. Sowerbyi Defr. déjà signalée en 1859. (Voir ci-dessus.)

2. Con. cornu-copiae Boll. espèce nouvelle, remarquable surtout par sa forme arquée, indiquée par son nom. La longueur du spécimen observé est de 25 mm. et le plus grand diamètre, à l'ouverture, de 10 mm. La section transverse est à peu-près un carré. Les faces paraissent égales, planes, ornées de filets transverses, un peu convexes vers l’orifice, et portant des traces très faibles de tubercules. Le fond des rainures interposées est orné de stries longitudinales très peu marquées. Chaque face est divisée par une carène médiane, très peu saillante.

3. Con. lima Boll. caractérisée par ses ornemens en rangées transverses et comparés par le savant auteur aux saillies d'une râpe. La surface ressemble à celle d’un toit couvert de tuiles demicylindriques.

Ces trois espèces se trouvent dans des galets, provenant des roches de la division silurienne inférieure, et elles appartiennent à la faune seconde.

1867. M. le Prof. Geinitz nous annonce (12 Avril) que Conularia Hollebem Gein. qui caractérise le Zechstein inférieur à Imenau, a été découverte par M. Barbot de Marny, dans les formations représentant le Zechstein en Russie. Le seul spécimen recueilli dans cette contrée a été soumis à l'examen de M. le Prof. Geinitz.

Genre Conularia. Miller.

Etude sur les Caractères génériques.

Notre apercu historique montre, que les Conularia n'ont été introduites dans la science que depuis un quart de siècle, environ.

Ces coquilles, présentant quelquefois des cloisons et confondues avec un fragment de Céphalopode, dans la première description qui en a été donnée par James Sowerby, ont été longtemps considérées par la plupart des savans, comme appartenant à l’ordre que nous venons de nommer. Cette opinion est encore soutenue aujourd’hui par quelques naturalistes. Aïnsi, M. le Prof. J. D. Dana, les considère comme des coquilles internes de Céphalopodes dibranches et analogues à l’osselet des Sepia.

Le paléontoloque Russe qui, en 1840, considérait les Conularia comme des Zoophytes, et les savans qui, vers la même époque, selon Portlock, proposaient de les ranger parmi les Rudistes, n’avaient pas eu problablement l’occasion de se convaincre, que la nature cornée et la ténuité du test de

ces fossiles problématiques contrastaient fortement avec les apparences des familles auxquelles ils voulaient les associer.

Dès 1842, dans leur beau mémoire sur les Contrées Rhénanes, M. M. le V' d'Archiac et de Verneuil ont provisoirement classé les Conularia parmi les Ptéropodes, sans cependant exposer les motifs de leur détermination. M. le Prof. de Koninck en 1844 et M. le Doct. Guido Sandberger en 1847, ont beaucoup contribué à confirmer cette manière de voir, en montrant l’analogie remarquable

GENRE CONULARIA. MILLER. 11

qui existe entre ces coquilles fossiles et celles des Ptéropodes vivans, tels que Cleodora &c. Le plus grand nombre des savans a embrassé cette opinion.

Nous admettons simplement que les Conularia sont des Ptéropodes. Nous sentons d’ailleurs, que si cette opinion peut, sous certains rapports, laisser encore quelque doute, ce doute ne pourrait être résolu que par l'observation de l'animal lui-même, qui habitait ces coquilles. Comme il est peu

probable qu'on arrive jamais à une pareille observation, les Conularia resteront vraisemblablement classées comme elles le sont aujourd’hui.

Nous allons passer en revue les principaux élémens qui constituent les coquilles des Conularia. Ces élémens sont:

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