‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 115 sur 140 · Entre deux faunes générales successives · texte numérisé non relu

Entre deux faunes générales successives

ns,

Set Silur j Conularia (p. 31) entre les faunes III. 2 ie Las \ Tentaculites (p. 128) entre les faunes II—IIT . 1 Réapparitions 4. Entre deux systêmes paléozoiques superposés.

(Aucune espèce commune.)

NB. Nous rappelons, que nous avons indiqué ci-dessus (p. 129) quelques espèces dévoniennes de Zentaculites, signalées comme très semblables à des espèces siluriennes. Mais l'identité n'est pas démontrée.

Grande zône centrale.

1. Entre diverses contrées, dans une même faune. (Aucune espèce commune.) Répétitions .

2. Entre les deux grandes zônes paléozoiques. Hyolithes — une espèce silurienne, signalée ci-dessus, zône sept. Tentaculites — une espèce dévonienne — id. (p. 154.) 20*

à déduire 3. Entre deux faunes générales successives.

. Conularia (p. 31) entre les faunes II—IIT . 2 Syst. silur. ! é \ Réapparitions ù | Hyolithes (p. 71) entre la f. II. col. — III. : | 4. Entre deux systèmes paléozoiques superposés. TOR (Aucune espèce commune.) Résumé général des répétitions et des réapparitions d'espèces : Dans la-faune permienne… "1 ee Dans les faunes dévoniennes . . . . . . 6 Répétitions PES CT | Dans la faune III silurienne . . . . . . . 6 O4 k P Dans la faune I'siluriennen "8 Réapparitions entre les faunes siluriennes III. . . . 3 Es : { Répétitions aucune.

GES ONE | Réapparitions entre les faunes siluriennes II—IIL . . . . . . . 3 entre les deux zônes Répétitions dans les faunes silurienne (1) et dévonienne (1) . 2 total des répétitions et réapparitions . . . . . . 29

Les réapparitions au nombre de 3 dans chaque zône se réduisent en somme à 5, parceque nous avons dû compter séparément la réapparition de Con. Sowerbyi en Angleterre et en Russie, où elle caractérise également les faunes siluriennes III. Le total indiqué se réduirait donc à 28.

Le rapport entre le nombre des répétitions et le nombre total des formes distinctes est de */,,,=0.09. Le rapport entre le nombre des réapparitions et le nombre total est de ‘4 = 0.02.

EH. Observations sur la distribution horizontale des espèces de Ptéropodes, dans les diverses contrées paléozoiques.

Les tableaux 4—5 nous permettent de comparer toutes les contrées, sous le rapport de leur richesse en espèces de Ptéropodes. Mais, comme les unités géographiques, que nous sommes obligé d'adopter provisoirement, sont extrêmement inégales entre elles, si l’on cherchait à se figurer la véritable répartition des formes dans le sens horizontal, sur le globe, les comparaisons qu'on serait tenté de faire d'après nos chiffres, seraient très inexactes. Il faudrait avoir égard, dans chaque cas, à l'étendue relative des contrées énumérées, pour apprécier la richesse cherchée, sur une surface prise pour commune mesure.

En faisant abstraction de cette cause d’inexactitude, qu’il n’est pas en notre pouvoir d'éliminer en ce moment, notre tableau 4 montre que, dans la zône septentrionale, 4 contrées se distinguent par leur richesse relative en espèces, savoir:

Etats-Unis M0 ÿ

2 à dans l’ensemble des 3 systèmes:

Iles Britanniques . . . 29 SES déco 0 en PORTES Russie se MEN es OT ; LENCO DER ARE PO AERSS Contr. Rhénanes - . . . 27 dans le systême dévonien.

Vient ensuite la Thuringe, qui a fourni 17 espèces, presque également réparties entre les systêmes silurien et dévonien, puis le Harz, qui en présente 13, dont 12 sont dévoniennes. Les autres contrées ne dépassent pas les chiffres 7 et 8.

Dans la zône centrale (Tabl. 5) une seule contrée possède 68 espèces, distinctes, appartenant toutes au systême silurien. C’est la Bohême, dont le bassin étudié n’occupe qu’une surface très exigue en comparaison de celle de la plupart des autres contrées paléozoiques.

Or, d’après le tableau 4, les contrées les plus étendues et les plus riches de la zône du Nord ont fourni:

BARS UNIS EEE énsemble 77 3 Iles Britanniques . . . . 27 a | Ste 4 il HR RUSSIE RE EE nr OS CHJESMEENNrEn

En déduisant de ce nombre 8 répétitions et réapparitions indiquées pour les espèces des divers genres, il se réduit à 69.

La Bohême présente donc aujourd’hui, dans son petit bassin, presque autant d'espèces de Ptéropodes, que l’on en connaît sur la surface des trois plus grandes régions siluriennes de la zône septentrionale.

Il est. clair, que les documens comparés sont purement temporaires et ne peuvent nous instruire définitivement sur la répartition des Ptéropodes, durant les âges siluriens. Dans tous les cas, il est très vraisemblable, que certaines circonstances qui nous échappent, ont favorisé en Bohême, plus que dans la plupart des autres contrées, le développement spécifique de l’ordre des Ptéropodes, comme de celui des Céphalopodes, que nous avons déjà exposé dans notre Vol. IL. 1867.

Comparons maintenant les deux grandes zônes paléozoiques.

IV. Parallèle entre les deux grandes zônes paléozoiques, sous le rapport de leur richesse en espèces de Ptéropodes.

Nous considérerons successivement la richesse relative de chacune des zônes, à l’époque de chacune des faunes distinguées sur nos tableaux.

1. Durant l’existence de la faune primordiale silurienne, les espèces distinctes de Ptéropodes sont plus nombreuses dans la zône septentrionale que dans la zône centrale, dans le rapport de

11 à 5. Mais, il faut remarquer, que 5 contrées contribuent à former le premier chiffre (Tabl. 4); et que la Bohême seule fournit le second (Tabl. 5).

2. Durant la faune seconde silurienne, la zône du Nord conserve son avantage numérique sur la zône du centre; les nombres relatifs d'espèces distinctes étant 64 et 40. Sept contrées concourent à former le premier (Tabl. 4) et quatre donnent ensemble le second (Tabl. 5).

3. Durant la faune troisième silurienne, la zône septentrionale perd temporairement sa prédominance numérique sur la zône centrale, les nombres relatifs d'espèces distinctes étant égaux: 32:32. Sur la zône du Nord, 9 contrées contribuent à fournir les 32 espèces (Tabl. 4) tandisque sur la zône du centre, les 32 espèces contemporaines sont concentrées dans le bassin de la Bohême.

4. Si l’on considère l’ensemble des trois faunes siluriennes, les nombres d’espèces distinctes, sur les deux zônes comparées, sont 104 et 74 (Tableaux 4—5). La zône septentrionale jouit done d’un grand avantage numérique, suivant le rapport approximatif de 4:3. Mais, il faut remarquer, que le premier chiffre est fourni par le concours de 11 contrées, tandisque le second résulte des contingens de 4 contrées seulement.

Si on calcule le contingent moyen par contrée, on trouve:

espèces.

dans la zône septentionale . . 4%,, — 9.45.

dans la zône centrale . . . . °‘/, — 18.50.

Ainsi, le nombre moyen d'espèces, par contrée, serait de moitié moindre dans la zône du Nord que dans la zône du centre, durant l’ensemble des dépôts siluriens.

On conçoit aisément, qu’en substituant à la considération des contrées, fort inégales entre elles, celle des unités égales de superficie géographique, l'avantage en faveur de la zône centrale paraîtrait beaucoup plus grand.

Les documens que la science possède aujourd'hui sont encore trop incomplets, pour qu'il soit utile de leur appliquer un semblable calcul.

5. Durant la période dévonienne, considérée dans son ensemble, la zône septentrionale reprend sa prépondérance numérique, puisqu'elle présente 51 espèces distinctes, réparties sur 9 contrées, tandisque la zône centrale n’en offre que 6, provenant toutes de la France.

6. Durant la période carbonifère, trois contrées de la zône du Nord fournissent ensemble 4 espèces, tandisqu’on n’en connaît encore aucune sur la zône centrale (Tabl. 4).

7. Durant la période permienne, 2 espèces distinctes sont distribuées dans 2 contrées, sur la zône du Nord, sans qu'aucune trace de Ptéropode soit connue sur la zône du centre (Tabl. 4).

8. La seule espèce qui franchit les limites verticales de l’ère paléozoïque et qui parait sporadiquement dans le Lias moyen, appartient à la France, c. à d. à la zône centrale.

9. En résumé, si l’on se borne à comparer les deux grandes zônes paléozoiques, chacune dans son ensemble, sous le rapport de leur richesse en espèces de Ptéropodes, la zône septentrionale jouit d’un grand avantage sur la faune de la zône centrale, puisque les nombres exprimant leur richesse respective en espèces, sont: 161:80 (Tabl. 4—5).

10. Si on considère que, dans la zône du Nord, 15 contrées contribuent à fournir 161 espèces, tandisque dans la zône du centre 4 contrées seulement présentent ensemble 80 espèces, on trouve que la richesse moyenne par contrée est exprimée par les chiffres suivans:

espèces.

Dans la zône septentrionale . . . . . . . 15}, — 10.73 danstla zOneiCentrale Ne RE 12 0:00

Ainsi, en considérant les contrées comme des unités, on voit que la richesse moyenne en espèces, par contrée, est presque double sur la zône centrale, par rapport à la zône septentrionale. Ce résultat, sans être bien exact, est cependant plus digne d’attention que celui qui résulte de la comparaison des deux zônes, dans leur ensemble.

11. Lorsque les recherches seront également avancées dans toutes les contrées, on pourra comparer leur richesse relative, en calculant combien d’espèces fournit chacune d'elles, par unité de

superficie.

V. Résumé de la distribution verticale des espèces de Ptéropodes, dans chacune des deux zônes paléozoiques et dans leur ensemble.

Nous appelons particulièrement l'attention des savans sur le tableau qui suit et qui expose, sous un seul coup d'oeil, la distribution verticale des espèces de Ptéropodes, d'abord, sur chacune des deux grandes zônes et ensuite dans leur ensemble.

Nous y ajoutons la distribution sur les contrées diverses, pour compléter les notions acquises sur toute la surface du monde paléozoique.

Tableau N°. %.

Faunes

er = Totaux Siluriennes | Permi.

Nombre des espèces ——— | Dévon. | Carbon.

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